1640. Les premières Sœurs sont envoyées par saint Vincent soigner les Galériens malades, pour lesquels il a obtenu la Tour Saint-Bernard qui leur servira d’hôpital : “En assistant ces pauvres gens, écrit sainte Louise, elles lui rendront un service qui agrée à Dieu autant que s’il était fait à la personne même de Jésus. La charité sera leur meilleure défense… invoquant le Saint-Esprit à ce qu’il purifie si bien leurs pensées, paroles et actions particulièrement dans les tentations d’impureté si elles en avaient qu’elles soient comme la lumière du soleil qui passe continuellement sur les ordures sans pourtant se salir”. (R)
1645. Sainte Louise écrit aux Sœurs d’Angers : “Vous devriez être toutes saintes parmi les occasions que vous avez de servir Dieu et les Pauvres sans discontinuer”. (R)
1663. À Paris, M. Alméras accepte le contrat rédigé le 24 décembre dans le palais épiscopal de Noyon : l’évêque, Messire François de Clermont-Tonnerre confie la direction de son séminaire aux Prêtres de la Mission. Grâce à de généreuses donations, la subsistance de l’établissement est assurée, et l’on peut construire un bâtiment à propos duquel] Lacour, notre historien, dit : «bâtiment petit, mais fort propre ; il n’est que de brique, la pierre étant rare dans ce pays-là ; c’est un des plus jolis qu’ait maintenant la Compagnie». Nos confrères le dirigeront jusqu’à la Révolution1.
1673. À Paris, sous la présidence d’Edme Jolly, vicaire général, s’ouvre la troisième Assemblée générale, en vue de donner un successeur à M. Alméras. Elle compte vingt-deux membres. Bien que la Pologne ne soit pas encore érigée en Province autonome, elle est représentée par Nicolas Duperray, supérieur de Varsovie. Comme en 1661, Thomas Berthe remplit les fonctions de secrétaire de l’Assemblée2.
1674. À Saint-Flour, «en cette ville peu commode, où il faut monter et descendre », comme dit M. Jolly dans une lettre du 9 mars 1673, Mgr Jérôme de La Mothe-Houdancour confie la direction de son séminaire aux Prêtres de la Mission. Son prédécesseur avait déjà eu ce projet une vingtaine d’années auparavant ; mais des difficultés matérielles l’avaient arrêté. Plus heureux, Mgr de la Mothe-Houdancour aura la joie d’installer, le premier jeudi de carême 1671, nos deux premiers confrères, M. Michaut, et, comme supérieur, M. Pierron, qui deviendra un jour Supérieur général. L’évêque de Saint-Flour leur donnait le titre de «directeurs perpétuels» de son Séminaire. Mais les événements qui n’obéissent pas toujours à la volonté des hommes, fussent-ils évêques, devaient faire mentir ce titre : la Révolution chassera nos confrères du Séminaire sanflourain ; ils y reviendront, en 1820 pour en être expulsés une seconde fois, quatre-vingts ans plus tard. Parmi les séminaires dont elle eut la direction, la petite Compagnie chérit plus particulièrement Saint-Flour : d’abord, parce qu’elle y forma un nombre imposant de prêtres, dont quelques-uns, — tels le Père Fiat el le père Pouget, — pour n’en citer que deux, ont été la récompense glorieuse des directeurs éminents qui s’y dévouèrent. Deux noms de Supérieurs généraux en ouvrent et en closent la liste : M. Pierron et le T.H.P. Souvay. Entre ces deux noms brille d’un éclat particulier, celui du bienheureux Jean-Gahriel Perboyre ; aussitôt après son ordination, il fut chargé d’enseigner la théologie dogmatique aux séminaristes de Saint-Flour ; il le fit durant un an, de 1826 à 18273.
1916. À Monastir, Sœur Raymond et ses douze compagnes se dévouent sans compter au service des blessés de la guerre des Balkans. Seules infirmières de la ville depuis le 27 novembre, considérées comme prisonnières dans l’hôpital, elles y soignent tour à tour, selon les aléas des hostilités, Serbes et Bulgares, Allemands et Français : la charité n’a pas de patrie. (R)







