En la fête de Notre-Dame de Lourdes, on aime entendre sainte Louise s’écrier : « O mon Dieu ! que la perfection de son âme sainte unie à son corps soit, je vous prie, manifestée à toutes les créatures, afin qu’elles admirent et adorent votre toute puissance et qu’elles vous glorifient éternellement de sa toute pure et Immaculée Conception. Il est vrai, Sainte Vierge, que vous avez toujours été préservée du péché, par les mérites de l’Incarnation, et de la mort et passion du Fils de Dieu et le vôtre, et partant que vous êtes la véritabte fille aînée de la Croix ». (R)
En 1855, à Gênes, inauguration du séminaire fondé par le marquis Antoine Brignole-Sale : cet ancien ambassadeur du roi Charles-Albert en France, fit construire à ses frais un établissement capable de recevoir vingt-quatre seminaristes qui, après leur ordination, seraient mis à la disposition de la Congrégation de la Propagande. De plus, le généreux marquis avait offert la direction de l’oeuvre aux Prêtres de la Mission qui la conservent toujours. L’inauguration s’en fit, devant d’illustres personnalités, telles que l’archevêque de Gênes, le T.H.P. Etienne, M. Durando, visiteur de Lombardie, et même Mgr Dupanloup, évêque d’Orléans. Trente ans après cette belle journée, le séminaire Brignole-Sale avait déjà fourni à l’Église cent dix prêtres, parmi lesquels le patriarche latin de Jérusalem, l’évêque de Newark aux Etats-Unis, et Mgr Bonetti, délégué apostolique en Turquie (1).
En 1910, à Ourmiah, dans la province d’Iran, mort de Mgr François Lesné. Il était de la Congrégation depuis vingt huit ans, quand le Pape le nomma archevêque et délégué apostolique en Perse. Mgr Lesné a suscité l’admiration bienveillante des autorités civiles auprès desquelles il représenta dignement le Saint-Siège (2).
En 1936, à Pékin , mort de Frève Auguste Maes. Pendant cinquante-quatre ans, il a été le directeur de l’imprimerie de Pékin. C’est dans ce but que, deux ans après son admission dans la Compagnie, Frère Maes débarqua en Chine, en l878. Trois ouvriers et une presse à bras l’attendaient. Avec ce matériel de fortune, il réussit à sortir, dès sa première année, trois ouvrages importants, parmi lesquels un dictionnaire sino-latin. Petit à petit, grâce à une meilleure installation, l’atelier de Frère Maes put rivaliser avec les meilleures maisons d’Europe. Son imprimerie fut complètement saccagée par les Boxeurs. Belle occasion pour recommencer en plus grand ! Il s’en va chercher en Europe des machines perfectionnées : ses ateliers sont triplés, il est le directeur d’une cinquantaine d’ouvriers. La production de cette imprimerie rénovée figure sous deux cent soixante titres d’ouvrages en langues diverses. D’une piété solide, d’un abord sympathique, doué d’un courage au travail qui lui venait de sa Flandre natale, F. Maes a été «Missionnaire par le livre » (3).
En 1937, Soeur Benavides, du Sana de Barcelone, meurt des suites de son incarcération durant cinq mois. Deux autres Soeurs du Sana de Jaen « El Neveral » ont disparu entre Jaon et Madrid où elles pensaient se réfugier chez le frère de l’une d’elles, pendant la guerre civile qui désole l’Espagne. (R)
En 1942, arrestation par la Gestapo de la Mère Decq, avec Soeur Duval, Assistante de la Visitatrice de Lorraine. Emmenée en voiture cellulaire, puis dépouillée de tout, même de son chapelet, la Mère ne fut pas maltraitée mais souffrit beaucoup, menacée de voir envoyer en Allemagne au travail toutes les jeunes Soeurs, si elle ne dénonçait pas Soeur Hélène qui avait fait évader plus de 3000 prisonniers français. S’y refusant, elle passa en prison à Sarrebourg le jour de la Rénovation et fut libérée le 29 mars. Elle mourut saintement le 13 février 1950 à la rue Montcalm à Paris, où les Soeurs de Championnet s’étaient transplantées après la destruction de la maison rasée par les bombes le 21 avril 1944. (4 et R).
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1) Notice sur M. Durando , pp. 93-103.
2) Annales , t. 75, pp. 398 sq.
3) Bulletin de Pékin , mars 1936. – Annales , t. 108-109, p. 10.







