Jean-Gabriel Perboyre, Lettre 037. A son Oncle, à Montauban

Francisco Javier Fernández ChentoÉcrits de Jean-Gabriel PerboyreLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean-Gabriel Perboyre · La source : Lettre 37. — Maison-Mère, original 27..
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[18 juin 18331 ?]

Mon très cher oncle,

Voilà une dizaine de jours que ma sœur est arrivée à Paris. Elle avait fait heureusement le voyage avec sa compagne sous la conduite de M. l’abbé Montagne. Elle se porte bien et est parfaitement accoutumée. Comme sa cousine, elle est aux anges. Les mères du séminaire m’ont déjà fait des compliments sur son instruction et son aisance.

La grippe règne à Paris. C’est une maladie ou plutôt une indisposition qui n’a pas ordinairement de suite et dont le caractère le plus saillant est un petit mal de gorge. Elle s’attaque à beaucoup de monde. Jacques et plusieurs de nos Messieurs en sont atteints, ce qui ne les empêche pas d’aller leur train comme si rien n’était.

M. notre très honoré Père souffre beaucoup de ses infirmités habituelles. Cependant, le matin il est le premier à l’oraison ; tous les samedis il nous fait une conférence superbe, et il vaque à toutes ses occupations comme un homme plein de santé. Il nous ravit et par sa haute sagesse et par la grande édification qu’il ne cesse de nous donner.

Nous recevons de temps en temps de nouveaux séminaristes ; hier il nous est venu un charmant sujet prêtre, qui a passé près de deux ans à la solitude de Saint-Sulpice. Les vœux qui en éloignent d’autres l’ont attiré à nous.

Dans le temps vous m’avez donné un exemplaire des méditations de Collet, sorti de la librairie de M. de Crosilhes. Si par hasard lui ou tout autre se trouvait en avoir, vous nous obligeriez beaucoup de nous en procurer autant d’exemplaires que vous pourriez. Cet ouvrage devient rare, et nous ne tarderons probablement [pas] à le faire réimprimer.

J’attends, mon très cher oncle, de vos nouvelles avec impatience.

Veuillez agréer l’assurance du respectueux attachement avec lequel je suis toujours votre tout dévoué neveu.

J.G. Perboyre i. p. d. l. m.

  1. Lettre non datée. Dans la lettre précédente le saint dit à son frère que leur sœur était arrivée à Paris le 8 juin ; dans la présente qu’elle est arrivée depuis une dizaine de jours, ce qui amène au 18 juin.

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