Jean-Gabriel Perboyre, Lettre 033. A son Oncle, à Montauban

Francisco Javier Fernández ChentoÉcrits de Jean-Gabriel PerboyreLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean-Gabriel Perboyre · La source : Lettre 33. — Maison-Mère, original 25..
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Mon très cher oncle,

J’ai trop différé de vous donner la réponse que vous attendiez. Je ne chercherai point d’excuses parce que je n’en trouverais pas de bonnes. Apollonie1 est arrivée heureusement avec ses deux compagnes. Elles m’ont chargé de vous l’annoncer parce qu’elles ne peuvent pas vous écrire encore. Je les ai vues hier et avant-hier. Elles se portent fort bien et sont très contentes. Elles vous prient ainsi que toutes nos sœurs de Montauban d’agréer l’hommage de leurs respects. Je leur ferai de temps en temps une petite visite. J’espère que ma sœur viendra aussi bientôt. En attendant je la recommande beaucoup à vos prières.

L’invitation de M. le Général n’étant qu’un désir, suggéré même en partie par la persuasion où il était que vous pourriez confesser à la communauté, vous êtes libre de rester à Montauban, sans encourir ni censure ni irrégularité. Si je suis privé du doux plaisir de vous voir et de vous entretenir, je serai sans inquiétude, sachant que vous êtes heureux dans votre position et que vous êtes l’objet de toutes sortes de soins et d’attentions de la part de M. Gratacap et de ses bons collègues.

Quant à ce jeune homme qui veut être frère, il se trouve exclus par la règle ; M. le Général peut dispenser de ce point lorsque le sujet a des qualités supérieures.

Nos frères ne sont point exempts de la conscription. Celui dont il s’agit doit commencer par tirer, et puis, s’il n’est pas obligé de partir, on délibérera sur son admission. On est difficile pour la vocation des frères, parce qu’il est rare d’en rencontrer qui conviennent parfaitement. Nous désirerions d’en trouver de solides pour la vertu, le caractère et l’instruction, afin de les envoyer avec les missionnaires dans le Levant. Votre jeune homme peut s’instruire de plus en plus et s’exercer à apprendre à faire la cuisine.

Bien des choses à ma cousine Sainte-Claire et à nos bonnes sœurs de l’hôpital.

Veuillez, mon très cher oncle, nous croire pour la vie, Jacques et moi,

Vos très respectueux et très dévoués neveux.

J.G. Perboyre i. p. d. l. m.

Paris, le 20 mars 1833.

  1. Apollonie Perboyre, Fille de la Charité, sœur de Gabriel (voir Lettre 8, note 1, p. 14), cousine du saint.

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