Jean-Gabriel Perboyre, Lettre 002. A son Père

Francisco Javier Fernández ChentoÉcrits de Jean-Gabriel PerboyreLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean-Gabriel Perboyre · La source : Lettre 2. — Maison-Mère, original 2..
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Montauban, 16 juin 1817.

Mon cher père,

Après votre départ de cette ville, j’ai réfléchi sur la proposition que vous m’avez faite d’étudier le latin. J’ai consulté Dieu pour connaître l’état que je devais embrasser pour aller sûrement au ciel. Après bien des prières, j’ai cru que le Seigneur voulait que j’entrasse dans l’état ecclésiastique. En conséquence j’ai commencé à étudier le latin, bien résolu de l’abandonner si vous n’approuviez pas ma démarche. Je connais le besoin que vous avez des petits secours que je pourrais vous donner ; mon seul regret est de ne pouvoir pas vous soulager dans vos grandes occupations ; mais enfin si le Bon Dieu m’appelle à l’état ecclésiastique, je ne puis pas prendre d’autre chemin pour arriver à l’éternité bienheureuse.

Je continuerai ce que j’ai commencé jusqu’à ce que j’aurai votre réponse, Si vous agréez que je continue, il est nécessaire que je fasse faire des habits. Vous aurez la bonté de m’envoyer de l’argent pour en acheter. Je pense que la bourse de mon oncle n’est pas assez garnie pour en faire les avances.

Nous nous portons bien. Mon frère fait toujours bien. Il contente tout le monde. Je vous embrasse tous, en particulier ma chère mère.

Je suis avec les sentiments les plus respectueux,

Mon cher père, votre très soumis fils.

Jean Perboyre

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