Les filles de la Charité de saint Vincent de Paul en Portugal (III)

Francisco Javier Fernández ChentoFilles de la Charité, Histoire des Filles de la CharitéLeave a Comment

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Hijas27. Oeiras.

Écules. 1858.

Oeiras est une ville située sur le Tage, à 12 kilomètres à l’ouest de Lisbonne.

Dans la liste des premiers établissements des Filles de la Charité après leur arrivée en 1857, on trouve Oeiras indiqué comme un établissement privé, maison d’éducation et d’enseignement. En 1862, au plus tard, cet établisse­ment dut disparaître lors du départ général des soeurs.

 

8. Porto.

Ecole et hôpital. 1858.

Deux maisons avaient été ouvertes dans la ville de Porto. L’une située rua do Villar, avait été fondé par un archidiacre de Porto; elle était destinée à des classes putt les jeunes filles pauvres. — L’autre était l’hÔpit.il du Tiers. Ordre de Saint-François d’Assise.

Les membres de ce Tiers-Ordre appartenaient à la franc- maçonnerie.

e Au moment où la persécution sévissait à Lisbonne contre les soeurs, elle commençait à Porto. Les difficultés allèrent grandissant, et enfin le président de la Meta ou bureau d’administration écrivit à M. Fougeray, supérieur des soeurs de Lisbonne, pour l’informer que « l’Assemblée de ce vénérable Tiers-Ordre a résolu d’annuler le contrat fait avec la congrégation des Filles de saint-Vincent de Paul au sujet des six soeurs qui étaient employées au service économique de l’hôpital du même Tiers-Ordre. »

Il ajoutait : « La vérité exige que je vous déclare qu’au­cun motif défavorable aux soeurs n’a influé dans cette résolution ; mais il est certain que l’opinion générale des frères du Tiers-Ordre n’est pas favorable à l’emploi des soeurs dans le service de l’Ordre, et la Meîa qui doit agir selon l’opinion de la majorité ne peut s’empêcher d’obéir à ce vote. — 8 janvier 1862. »

Les soeurs se retirèrent le 25 de ce même mois de jan­vier 1862. Elle avaient administré l’hôpital pendant quatre ans. — Les soeurs de l’école de la rue de Villar se retirèrent de même, bientôt après. (La Question des Soeurs, p. 262-264.)

 

9. Lisbonne ; Asile Saint-Louis; Maison provinciale
des Filles de la Charité.

Actuellement rue Luz Soriano, n° 182.
1860.

Le 28 août 1860, M. Miel, missionnaire lazariste à Lis­bonne, de concert avec le ministre de France et la colonie, ouvrit un petit hôpital pour les Français, non loin de l’église de Saint-Louis-des-Français, Largo S. Domingos. Cette oeuvre devait conserver providentiellement à Lisbonne quatre Filles de la Charité, lors du départ général de 1862.

Le premier local devenant trop étroit, l’hôpital fut trans­féré au commencement de 1863, à l’ancienne maison des sceurs, paroisse de Notre-Dame de la Merci, rua dos Cardaes de Jésus, n° to8, grâce à la générosité de Mme la marquise de Ficalho qui garda à sa charge une partie du loyer et fit à l’oeuvre tout le bien qu’elle put. Là, on commença des classes pour les enfants de la colonie, des réunions pour les Dames de la Charité, pour les enfants de Marie.

Malheureusement à l’expiration du bail, le propriétaire, sans avertir, loua à d’autres personnes la moitié de la mai­son ; alors pour éviter de nouveaux déplacements, M. Miel d’accord avec M. le ministre de France et la colonie, comp­tant sur le concours des personnes charitables, acheta au mois d’août 1866, la maison dite Cunhal das Bollas, située rua do Carvalho, n° 182, aujourd’hui rua Luî Soriano.

L’hôpital français y fut installé avec des classes.

En 1878, la supérieure, soeur Lequette, fut nommée visi­tatrice, et l’asile Saint-Louis devint la maison centrale de la province.

Les oeuvres se sont développées peu à peu. Le petit hôpi­tal rend service ; les classes sont nombreuses. Les soeurs aident aussi les Dames de l’Association de Charité et du Vestiaire.

Quatorze soeurs sont occupées à l’asile Saint-Louis.

 

10. Lisbonne ; Hôpital da Boa Morte.

1860.

Mme la duchesse de Palmella ouvrit (29 avril 1860) et fonda à ses frais un petit hôpital d’enfants qui fut confié aux soeurs et qui donna jusqu’à la fin des résultats très consolants.

Ce fut avec un grand regret qu’on vit les soeurs s’éloigne! (1862), et la maison resta longtemps fermée en les atten­dant (Op. cil. p. 415).

 

11. Sao Fiel.

Asiles. 1860

Un asile fut fondé à Sao Fiel, près de Castello-Branco, par un homme respectable, le R. F. Agostinho da Annun­ciaçao, dans le but de recevoir trente à quarante orphelins. Cet asile était destiné à former des artisans, serruriers, charpentiers, etc.

Dom Agostinho y avait ftiit venir les soeurs de Charité en 186o; elles y étaient employées à la cuisine, à la lingerie.

Le procès verbal d’enquête du it mars 1862 porte ceci : «Depuis deux ans, H y a dans l’établissementcinq soeurs de la Charité venues de Lisbonne, trois françaises et deux por­tugaises. S. A, R. l’infante Isabel-Maria voyant que l’appel des soeurs à l’établissement d’Ajuda avait produit les meil­leurs résultats avait songé à doter les orphelins de Sao.-Fiel d’un égal bienfait.

« Trois soeurs sont chargées de la cuisine, de l’office et de la lingerie. Les deux autres ont ouvert un asile d’externes pour les jeunes filles pauvres.

« L’établissement vit uniquement des ressources fournies par son fondateur. » — Les soeurs durent se retirer au mois de février 1862. (Voy. La Question des Soeurs de la Cha­rité, p. 265 et 283.)

 

12. Funchal; île de Madère.

Hospice de la princesse Dona Maria-Amélia. 1861

L’impératrice douairière du Brésil, qui demeurait à Lis­bonne, avait beaucoup contribué, par son influence et par ses ressources personnelles, au développement des oeuvres des Filles de la Charité qu’elle avait, de tous ses voeux, appelées en Portugal. En souvenir de sa fille, la princesse dona Maria-Amelia décédée, Sa Majesté fit bâtir à Funchal, dans l’île de Madère, un hôpital destiné seulement aux tuberculeux, et le confia aux soeurs.

Tout prospérait selon ses désirs et lui procurait une vraie consolation. Mais, hélas! les soeurs partirent, comme leur compagnes de Lisbonne, le 9 juin 1862, et ce fut un coup terrible pour Sa Majesté. A force d’instances et de prudence, elle obtint, en 1871, quatre soeurs qui reprirent le service de l’hôpital de .Funchal (Annales de la Mission, 1879, p. 552 ; lettre de la soeur Rolland).

Après la mort de la princesse, des difficultés surgirent : sa soeur Joséphine, la reine de Suède, chargée de terminer ce qui concernait la fondation de l’hôpital, mourut avant de l’avoir effectuée. Un moment, les soeurs furent sur le point de partir !

Pour assurer la fondation, il fallut le zèle, la prudence et la persévérance de M. Miel.

En ce moment, Pieuvre est très prospère. On a adjoint à l’hôpital, un orphelinat,’ plusieurs classes- très fréquen­tées, un asile, l’a visite des pauvres à domicile ; trois ou quatre cents enfants de Marie se réunissent à l’hospice.

Les Darnes de Charité y tiennent aussi leurs réunions. Il y a dans la chapelle comme une mission perpétuelle,

Dix-huit soeurs s’occupent des oeuvres.

 

13. Santa-Quiteria, ‘ près FelgUeiras.

Classes. 1882.

C’est en janvier 1882, que trois soeurs ont été envoyées à Santa-Quiteria, où on les réclamait depuis longtemps. Elles y ont pris la conduite d’un petit pensionnat. Plus tard, elles y ont joint un orphelinat et une classe externe pour les enfants pauvres des environs.

Il y a là des difficultés matérielles ; mais les sœurs y font beaucoup de bien et ont la confiance des gens du pays.

Il y a en ce moment (1906) sept sa-tirs It Santa Quiteria

 

14. Le Rego, près Lisbonne.

Hôpital, classes. 1887.

Le 2 février 1887 trois soeurs avaient commencé, dans la banlieue de Lisbonne, l’hôpital du Rego, destiné aux en­fants malades. Après la mort de la fondatrice, Mme la com­tesse de Ficalho, l’oeuvre aurait pu s’éteindre, mais Mme la duchesse de Palmella voulut bien reprendre, pour ainsi dire, l’oeuvre commencée autrefois, par sa digne mère, à l’hôpital des enfants de Boa-Morte.

Dieu a béni cet établissement. Outre les petits malades qui sont souvent au nombre de quarante, les soeurs s’occupent des classes où elles reçoivent les enfants pauvres du quartier.

Ces enfants, à leur sortie de l’école, trouvent aussi, dans cette maison, un ouvroir externe. Il y a huit soeurs.

 

15. Gandarinha, près d’Oliveira de Aremeis.

Asile. 1890.

En 1891, Mme la comtesse de Penha Longa confia aux soeurs un asile qu’elle avait organisé elle-même et qui fonctionnait depuis longtemps, à l’aide de sous-maîtresses.

Outre les 120 enfants choisis par la fondatrice parmi les plus pauvres du pays, les soeurs s’occupent encore à panser les malades et les blessés des villages environnants.

Le dimanche, elles enseignent le catéchisme aux enfants d’alentour et s’emploient aux oeuvres de zèle qui sont à leur portée. A Gandarinha, il y a quatre soeurs occupées à ces diverses oeuvres.

 

16. Amarante.

Hôpital civil et militaire. 1894.

Amarante est située dans le nord du Portugal, à 15 kilo­mètres de Felgueiras. Cet hôpital, fondé depuis longtemps par l’administration de la Santa Casa de Misericordia, était confié à des laïques. — Le 2 juillet 1894, trois soeurs, demandées avec instance, ont commencé leurs fonctions. Les malades viennent main­tenant volontiers à l’hôpital et les résultats sont satisfai­sants. Cinq soeurs sont employées à l’hôpital d’Amarante.

 

17. Mattosinhos, près Porto.

Ecoles. 1899.

Tandis qu’à Porto, il y a de très bons pensionnats reli­gieux, on n’y trouve presque rien pour les enfants des pauvres. Aussi est-ce avec grande joie que l’on accueillit les soeurs, le Io octobre 1899, dans le petit village de Mat­tosinhos, dont les pêcheurs et les poissonnières forment la po pulation.

Afin que les soeurs pussent se procurer le nécessaire, il fallut ajouter aux classes .gratuites des classes payantes.

Les soeurs durent se retirer le 21 juillet 1901. Elles étaient quatre. Depuis lors des instances réitérées ont été faites pour obtenir le retour des soeurs à Mattosinhos; il a été impossible de satisfaire à ces désirs.

 

18. Funchal (île de Madère).

Asile de mendicité. 1900.

Voyant le bien opéré par les Filles de la Charité, l’admi­nistration demanda des soeurs pour un petit hospice où l’on reçoit des vieillards et des enfants abandonnés. Les soeurs y entrèrent au mois d’août 1900 et, en peu de temps, transformèrent la maison.

En juillet 1902, par suite du changement de l’adminis­tration, les soeurs furent congédiées et l’hospice confié de nouveau à des employés laïques.

 

19. Parede, près Lisbonne.

Sanatorium Sant’Ànna. 1904.

Parede est une localité sur la rive droite du Tage, près de l’embouchure du fleuve, à 43 kilomètres de Lisbonne. Pour remplir les intentions de sa nièce, clona Amelia Chamiço a fait bâtir un sanatorium à Parede. Rien n’a été épargné pour qu’il ait toutes les conditions hygiéniques désirables.

D’après le désir de la fondatrice, l’établissement a été créé pour recevoir soixante petites filles scrofuleuses, vingt femmes cancéreuses et vingt hommes âgés atteints d’une maladie de coeur.

Les sœurs y sont entrées le 25 juillet 1904, c’est-à-dire avant que les bâtiments fussent terminés. – C’est donc encore tout nouveau et l’oeuvre qui s’organise peu à peu donne les meilleures espérances.

Il n’y a que douze soeurs dans ce sanatorium, niais la fondatrice en voudrait davantage.

Tels sont lés établissements auxquels jusqu’ici les Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul ont donné leurs soins.

La loi de 1991  ayant prescrit en Portugal aux associations religieuses de demander une autorisation spéciale, les Filles de la Charité ont déposé une demande, et elles ont obtenu l’autorisation du gouvernem

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