La Congrégation de la Mission en Portugal (IV-A)

Francisco Javier Fernández ChentoHistoire de la Congrégation de la MissionLeave a Comment

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asdA dater de l’année 1857, une nouvelle vie a repris pourles deux familles religieuses de Saint-Vincent-de-Paul en Portugal.

En décrivant les divers établissements des missionnaires durant cette période nous rappellerons succinctement et suffisamment les événements qui constituent l’histoire gé­nérale. Nous suivrons l’ordre chronologique.

1.– Lisbonne ; Ajuda.

Dans sa lettre circulaire, adressée à la Congrégation le ter janvier 1858, M. J.-B. Étienne, Supérieur générai, écrivait :

« Une circonstance bien imprévue nous a révélé que le moment de la Providence était arrivé pour commencer l’oeuvre de la restauration de notre province du Portugal, dont toute l’existence était réduite à la seule personne de son visiteur. Une princesse de la cour de Lisbonne m’ayant témoigné le désir de voir les Filles de la Charité former un établissement sous ses auspices dans cette capitale, je dus lui répondre que je ne pouvais me rendre à sa demande qu’à deux conditions : 1° que des Missionnaires pourraient s’établir à Lisbonne en même temps que les Filles de la Charité, comme mesure nécessaire à la conservation de l’esprit de leur vocation ; 2° qu’une autorisation officielle du gouvernement interviendrait pour garantir l’existence des uns et des autres dans le royaume.

« Des circonstances aussi manifestement providentielles présageaient à mes yeux un bel avenir dans le royaume de Portugal. Les desseins de Dieu ne tardèrent pas à se révé­ler; car, quelques mois après, éclata l’effroyable contagion qui a enlevé déjà de si nombreuses victimes dans cette capi­tale, et qui continue encore à la désoler. Ce fut au moment où elle sévissait le plus cruellement, que M. Michel Sipolis, supérieur decette mission nouvelle, et Miel, s’embarquaient le 17 octobre dernier, avec cinq Filles de la Charité. Aussitôt débarqués à Lisbonne, ils s’empressèrent d’offrir leurs services pour travailler au soulagement spirituel et corporel des pauvres et des malades. Le roi, qui a donné à son peuple dans ces tristes circonstances de si nobles preuves de son amour et de si beaux exemples de dévoue­ment, ayant résolu de recueillir les orphelins et orphelines laissés par les victimes de l’épidémie, dans un palais offert généreusement par son illustre tante, afin d’y recevoir les soins que réclamait leur situation, ordonna d’appeler six nouvelles Filles de la Charité, qui se sont embarquées le 15 décembre. »

Le palais où l’on allait installer un asile pour les orphelins des victimes du fléau (fièvre jaune et choléra) qui désolait Lisbonne, avait été offert par la grand’tante du roi don Pedro V, l’infante Dona Isabel Maria. Il est situé à Ajuda, bourg sur une petite hauteur à l’ouest de la ville de Lisbonne. C’est le 23 octobre 1857 que le premier groupe de soeurs françaises et les missionnaires lazaristes qui les accompagnaient débarquèrent à Belem, à côté de Lisbonne.

Ceux-ci s’installèrent naturellement dans les environs de l’asile où s’organisaient les oeuvres des soeurs. Dans le rap­port du cardinal, patriarche de Lisbonne, daté du 13 août 186o, nous trouvons cette indication : « Les [deux] prêtres lazaristes résident rue de San Francisco de Paula. » Cette 1ue est au bas du quartier d’Ajuda, parallèle au Tage, et non loin des docks installés aujourd’hui le long du fleuve, L’ A lvara ou décret royal du 9 février 1857 avait accueilli favorablement, conformément à l’avis du cardinal patriarche de Lisbonne, la demande présentée par la Société protec­trice des orphelins et par l’Association consolatrice des affligés pour faire venir de France des soeurs de Charité, et l’Alvara du 11 avril de la même année autorisait « la venue de France de ces soeurs et de leurs directeurs envoyés par le Supérieur général de la Mission». — Ces détails et un grand nombre de ceux qui suivront sont tirés de l’ou­vrage intitulé : la Question des Soeurs en Portugal (in-8, publié à Lisbonne en 1862), et qui est une source très abon­dante et très sûre de renseignements.

Par le fait de cet établissement, s’était trouvé réalisé ce que dix ans plus tôt avait entrevu M. Étienne, Supérieur général, lorsqu’il écrivait (Circ. du ter janvier 1846): «Notre province de Portugal demeure toujours dans la position fâcheuse où elle était l’année dernière, et aucune circonstance ne m’autorise encore à espérer qu’elle sera prochainement améliorée. Cependant je sais qu’on désire généralement en Portugal voir se former dans le pays quel­ques maisons de Filles de la Charité; on m’a déjà fait des ouvertures et des propositions dans ce but. Et comme on sait que l’établissement des Filles de la Charité entraîne nécessairement celui des missionnaires pour les diriger, je ne serais pas surpris que, dans un temps peu éloigné, la Congrégation fût autorisée à sortir de ses ruines dans une contrée où elle a laissé de si intéressants souvenirs par le bien qu’elle y a fait».

De la maison qu’ils habitaient depuis 1857, les prêtres de la Mission transportèrent leur résidence à Bemfica en 1860.

Sur la liste des patentes, on lit à la date du 20 octobre 1857: «M. Michel Sipolis, visiteur de la province de Por­tugal, supérieur ; directeur des Filles de la Charité».

Après lui, vint M. Fougeray.

2. Lisbonne ; Saint-Louis-des-Français, 1859

C’est le 6 juillet 1859 que du ministère des affaires étrangères, à Paris, fut adressée à M. Étienne, Supérieur général des Lazaristes, la notification suivante :

M. l’abbé Bouscaillou, chapelain de Saint-Louis-des­Français, ayant définitivement quitté Lisbonne, je vous prie de désigner un prétre de votre Congrégation pour lui succéder. »

Une lettre publiée dans les Annales de la Mission (t. XLIV, p. 562) et datée de Lisbonne au mois de janvier 1879, donne sur Saint-Louis-des-Français des renseigne­ments historiques dont nous détachons les principaux détails :

Les Français qui habitaient cette ville en 1438 s’orga­nisèrent en confrérie sous le patronage de Saint-Louis, mais n’ayant pas de chapelle à eux, le lieu de leur réunion fut successivement transféré dans plusieurs églises de la ville. Ce n’est qu’après plus d’un siècle qu’on acheta le ter­rain sur lequel est bâtie l’église actuelle de Saint-Louis-des­Français. Elle fut commencée le 25 août de 1572.

Cette église, comme tant d’autres édifices, tut renversée par le fameux tremblement de terre qui détruisit unegrande partie de Lisbonne en 1755. Après cette catastrophe, la Nation française (c’est ainsi qu’on appelait la colonie des Français qui habitaient Lisbonne) résolut de rebâtir son église et M. le comte de Saint-Priest, alors ambassadeur de France à Lisbonne, prit à coeur cette affaire et en devint le restaurateur. Mais il ne se contenta pas de la rebâtir, il voulut aussi l’agrandir et y joindre un hôpital pour recevoir les marins et autres Français malades, surtout les pauvres. C’est ce qui donna occasion à l’idée du plan un peu singu­lier de cette église, car on voulait avoir l’hôpital sur l’église elle-même.

«Celle-ci a environ 20 mètres de profondeur sur 12 de largeur. La proportion ne serait pas mauvaise en elle- même; mais cette profondeur de 20 mètres est divisée en deux parties égales par un mur dans lequel il y a trois ouvertures cintrées. Celle du milieu monte jusque près du plancher et les deux autres seulement à la moitié de la hau­teur. Dans l’embrasure de ces dernières, on a placé deux petits autels. Ainsi l’église semble composée de deux cha­pelles parallèles mises en travers côté à côté et communi­quant par un grand arc pratiqué dans le mur de séparation. Si la cloison avait été placée plus au fond et si la partie sé­parée avait été plus petite, elle aurait fait un sanctuaire un peu plus gracieux ; mais l’intention de fortifier le plancher pour y placer l’hôpital semble s’y être opposée.

«La partie antérieure est voûtée, la postérieure plafonnée est ornée avec assez de goût. Quatre lustres bien propor­tionnés au local y sont suspendus. Une niche creusée dans le mur du fond, reçoit d’en haut une lumière douce et faible qui y éclaire gracieusement une statue de Notre-Dame-du­Sacré-Coeur. Deux autres lustres, moins grands que ceux du plafond, sont attachés au mur, près de la niche, et sem­blent lui appartenir. Ces deux petits lustres rappellent un fait consolant. On sait que la comtesse d’Edla, seconde épouse de Don Fernando, père du roi, d’abord protestante, devint ensuite catholique. Elle fut baptisée et réconciliée à l’Église dans la chapelle de Saint-Louis, et fit cadeau de ces lustres à l’église en souvenir de son baptême. Ce n’est pas le seul exemple de protestants abjurant leur hérésie à Saint­Louis-des-Français.

« Au milieu de la partie intérieure que forme le sanctuaire de l’église, se trouve placé un magnifique autel de marbre. Par sa grandeur et le fini de son travail, non moins que par la richesse de la matière dont il est fait, il figurerait très dignement dans une cathédrale.

« Au-dessus de l’église et dans toute son étendue, il y a un étage. C’est là que fut établi l’hôpital Saint-Louis et il y demeura environ vingt-cinq ans, c’est-à-dire jusque vers 1792. Sans doute, le manque de ressources le fit fermer alors et ce n’est qu’en 1832, lorsqu’on redoutait l’envahissement du choléra, qu’on pensa à le rétablir. C’est M. de Lesseps, alors consul général de France à Lisbonne, qui fut le pro­moteur de cette bonne idée. Le choléra se déclara, et en effet l’hôpital rendit de grands services. Le choléra étant passé, l’hôpital retomba encore dans l’oubli, jusqu’à ce que le fléau revînt en 1856. L’année suivante (1857) la fièvre jaune fit aussi son apparition. Alors se fit de nouveau sentir le besoin d’un hôpital pour les Français.

«On ne songea pas cependant à le placer de nouveau sur l’église. L’endroit était peu convenable, soit à cause de la petitesse du local, soit parce que le service en était extrê­mement incommode. On voulait aussi avoir les Filles de la Charité et il était impossible de les y loger. Il fallut chercher quelque chose de mieux, et l’étage au-dessus de l’église fut exclusivement affecté à la résidence du chape­lain de Saint-Louis-des-Français.

« Cette résidence se compose de deux grandes salles qui correspondent aux deux parties égales qui divisent l’église. Elles sont cependant moins larges, car on a pris à droite et à gauche pour faire des chambres.

« L’église est bâtie à l’encoignure de deux rues, qui ne se rencontrent pas à angle droit, mais font, au contraire, un angle obtus. Il en résulte entre le mur latéral de l’église et la rue une lisière de terrain qui, naturellement, va en augmentant du front vers le fond, et acquiert tout à fait au fond une largeur de 5 ou 6 mètres. On a profité de cet espace pour faire l’escalier par lequel on monte à l’étage.

«Outre l’escalier on a trouvé moyen de faire dans cet espace irrégulier, en bas, la sacristie, et dans les trois, étages au-dessus, un parloir, quelques petites chambres peu commodes, la cuisine et quelques débarras. En somme, on a bien mis à profit tout le terrain.

Voici maintenant ce que je trouve dans un livre manus­crit au sujet de Saint-Louis :

L’église appartient au gouvernement français qui paye le chapelain par le consul de France. On s’adresse au ministre des affaires étrangères pour les grosses réparations.

Il y a une administration ou conseil de fabrique dont le ministre de France est président, le consul de France vice-président, le chapelain de Saint-Louis en est membre de droit, le ministre de France nomme quelques Français des plus recommandables par leur position et leurs princi­pes religieux, pour faire partie de ce conseil. Il y a un tré­sorier qui, chaque année, rend les comptes, et un secrétaire qui fait les procès-verbaux, etc.

L’église Saint-Louis a obtenu de grands privilèges émanant pour la plupart des souverains pontifes. Ses archives conservent les documents originaux. Elle a été desservie par les chapelains appartenant au clergé, soit régulier, soit séculier. En 1856, elle fut confiée aux Pères de l’Oratoire du P. Pététot, niais il ne restèrent que trois ans. Ils se retirèrent en 1859.

Nous étions arrivés, dit M. Miel, en 1857, avec M. Si- polis et cinq Filles de la Charité. Le marquis de l’Isle me demanda de vouloir bien me charger de l’intérim à Saint- Louis après le départ des Pères de l’Oratoire. Je commen­çai le service pour la fête de Pâques 1859. Ce jour-là eut lieu la première instruction.

L’église était absolument dépourvue de linges, d’orne­ments, etc. Le toit était défoncé, il pleuvait sur le maître- autel. La charité publique et la piété des fidèles vinrent à notre secours et, peu à peu, nous arrivâmes à avoir le strict nécessaire. Malgré notre pauvreté et l’état de provisoire dans lequel nous étions, il fut résolu que nous aurions à Saint -Louis le mois de Marie. Cette dévotion si répandue partout et si touchante pour les fidèles, était à peu près inconnue à Lisbonne. Le duc de Bellune, premier secré­taire de la légation de France, nous aida de sa bourse et mit lui-même la main à l’oeuvre pour préparer le petit autel de la sainte Vierge. Ce fut bien modeste, mais on goûta les exercices et on les suivit avec piété et dévotion. Le mois de Marie réussit mieux qu’on ne pouvait l’espérer.

« Le marquis de l’Isle, satisfait du résultat obtenu, écri­vit au gouvernement français et demanda que je fusse nommé définitivement chapelain de Saint-Louis. Le mi­nistre des affaires étrangères offrit l’administration de l’église à la Congrégation. M. le Supérieur général Père l’accepta et m’ayant présenté pour ce poste, je reçus ma nomina­tion officielle le 9 octobre 1859. — On m’envoyait de la maison-mère, pour rester avec moi, M. Cardito et le frère Thomas. »

« Comme toujours, la piété réveillée a cherché à se nourrir de bonnes oeuvres et les bonnes oeuvres ont soutenu la piété. Parmi ces oeuvres, la plus remarquable sans contredit c’est l’Association de prières.

Le 3 décembre 1859, soixante dames inscrivaient leurs noms et l’Association de prières aux Coeurs souffrants de Jésus et de Marie était fondée.

On nomma des zélatrices et des sous-zélatrices pour la ville, pour tout le pays et même pour l’étranger. On ouvrit des registres partout, car l’inscription est nécessaire pour gagner les indulgences que Pie IX accorda ensuite.

L’Union de prières fonctionne encore dans ces condi­tions. Elle est arrivée en ce moment au chiffre de cinquante mille associés et il est impossible de dire le bien qu’elle a produit dans le pays.

1° Elle a fourni les éléments pour d’autres oeuvres qui ont été établies. C’est dans son sein qu’on a trouvé les dames de charité, celles du vestiaire, les mères chrétiennes, les zélatrices du catéchisme, l’oeuvre des mariages, les enfants — 81 —de Marie externes qui se réunissent chez les soeurs, les membres des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul.

2° On doit à l’Union de prières le rétablissement de la pratique de la confession et communion fréquentes bien rares avant son institution. On se confessait à Pâques seu­lement; maintenant, de tout côté, à Lisbonne, dans les églises, on voit tous les jours, mais les dimanches et fêtes surtout, des communions nombreuses et très édifiantes.

3° L’Union a développé progressivement l’esprit de piété et la dévotion à la Passion de Notre-Seigneur: On est frappé, à Saint-Louis, les premiers vendredis du mois, par le recueillement et l’expression de componction des associés qui viennent participer à la communion générale il en est de même ailleurs plus ou moins.

Le bien qu’elle a opéré à Lisbonne s’est aussi réalisé dans les provinces. Elle a été partout le moyen d’exciter les âmes de bonne volonté à s’unir contre le mal en se renou­velant elles-mêmes dans la ferveur. Il faut espérer que cette oeuvre se maintiendra dans son esprit et que Dieu qui l’a bénie continuera de la bénir encore et ‘de s’en servir pour sa plus grande gloire. »

Le promoteur de ces oeuvres, celui qui allait être l’âme de leur extension, était M. Emile Miel, prêtre de la Mission, qui a laissé un souvenir impérissable à Lisbonne, non seu­lement à cause des oeuvres de Saint-Louis, mais à cause de l’influence extraordinaire qu’il exerça pour le renou­vellement de la piété catholique dans cette capitale.

M. Émile Miel naquit en 1822, à Sormery, près de Ton­nerre, en France. Après avoir fait ses études ecclésiastiques au séminaire de Sens, son diocèse d’origine, il entra dans la Congrégation des Prêtres de la Mission ou Lazaristes, en 1845. C’est après avoir été pendant quelques années employé à l’enseignement au grand séminaire de Châlons- sur-Marne que M. Étienne, Supérieur général, l’envoya en Portugal, où il arriva en même temps que les premières soeurs de charité envoyées de France en 1857. Toutes les oeuvres confiées au soin des missionnaires lazaristes ou à celui des soeurs de Saint-Vincent-de-Paul furent l’objet de sa sollicitude et de son dévouement; mais c’est l’église Saint-Louis-des-Français qui fut le théâtre plus spécial de son zèle.

Nous avons indiqué quelques-unes des oeuvres de piété qu’il y créa)` Il y adjoignit des oeuvres de charité : association des dames de charité, oeuvre du vestiaire, etc. Il avait eu l’initiative de la création du nouvel hôpital ou asile Saint- Louis ; il y procura l’organisation d’écoles, puis l’installation d’autres oeuvres d’enseignement pour les jeunes gar­çons et pour les jeunes filles. Devenu, en 1873, visiteur provincial des établissements des Lazaristes en Portugal, il faisait surgir l’occasion de créer de nouvelles oeuvres — presque plus qu’il n’en pouvait soutenir, vu le personnel restreint dont il disposait. — Sa joie était aussi de voir se multiplier les maisons et les oeuvres des Filles de la Charité.

Il mourut le 5 décembre 1896. Les ministres de France à Lisbonne, les anciens nonces en Portugal unirent leurs témoignages de regrets et d’admiration pour l’homme qui avait fait honneur à la France, sa patrie, et multiplié les oeuvres de religion et de bienfaisance à Lisbonne, où il avait vécu quarante ans.

La Maîtrise

A l’oeuvre de Saint-Louis de Lisbonne se rattache l’oeuvre­de la maîtrise.

« M. Miel dans un compte rendu daté de 1882, écrivait: Cette oeuvre de la maîtrise de Saint-Louis n’est autre chose qu’un petit séminaire ou école apostolique qui a pour but d’éveiller et de favoriser les vocations ecclésiastiques. Elle relève par le chant et les cérémonies, dans notre église, le culte et les solennités, hélas ! si tristement négligés dans les paroisses de la ville. La maîtrise a fourni plusieurs sujets pour les séminaires, pour l’Université ; trois ou quatre se préparent à entrer au séminaire interne de Bemfica ; et ceux qui ne seront jamais prêtres emporteront dans le monde et dans leurs familles les sentiments religieux et la bonne éducation qu’on ne donne pas ailleurs ».

La maîtrise fut installée dans une maison adjacente à l’église Saint-Louis. Cette maison fut achetée par M. Miel en 1870, et elle appartient à la Congrégation.

Les supérieurs de Saint-Louis à Lisbonne furent : MM. MIEL (Émile), 28 septembre 1859.

FRAGUES (Alfred), 1 o février 1897.

CAULLET (Désiré), 12 décembre 1900.

 

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