TROISIEME PARTIE CH. 5 : orthodoxie de Dante
Après avoir successivement parcouru les principales périodes de l’histoire de la philosophie pour trouver, parmi les systèmes qui s’y produisirent, des termes de comparaison avec la doctrine de Dante, il reste à la considérer d’un point de vue supérieur, indépendant, immuable : celui de la foi.
Dante appartient-il, par ses convictions, à l’orthodoxie catholique ? Ce problème, depuis trois siècles, a suscité de sérieuses discussions.
1 le protestantisme, à sa naissance, avait senti le besoin de se créer une généalogie, qui le rattachât aux temps apostoliques et justifiât, en lui, l’accomplissement des promesses d’infaillibilité laissées par le sauveur à son église. Aussi alla-t-il, remuant les pierres de toutes les ruines et de toutes les sépultures, interrogeant les morts et les institutions éteintes, se faisant une famille des hérésies de tous les temps, cherchant les plus libres et les plus hardis génies du moyen âge, pour se placer sous leur paternité. Il était sans doute peu sévère dans le choix des preuves : il lui suffisait de quelques paroles amères, tombées de la plume d’un homme célèbre sur les abus contemporains, pour l’admettre immédiatement au catalogue des prétendus témoins de la vérité. Dante ne pouvait échapper à ces honneurs posthumes. Sa verve satirique s’était, plus d’une fois, exercée contre les moeurs du clergé et la politique des souverains pontifes.
Plusieurs passages de son poème, ingénieusement torturés, semblaient, disait-on, contenir des allusions dérisoires aux plus saints mystères de la liturgie ancienne. Mais, surtout, on citait le dernier chant du purgatoire, où se trouve prédit un envoyé du ciel, qui châtiera la prostituée assise sur la bête aux sept têtes, aux dix cornes, désigné par des chiffres qui forment le mot latin dvx et qui indiquent peut-être un des capitaines gibelins de la Lombardie ou de la Toscane. Cet envoyé, disait-on, n’était autre que Luther ; car ces chiffres donnaient le nombre de cinq cent quinze, lequel, ajoutant mille ans d’un côté et deux ans de l’autre, arrivait à la date de quinze cent dix-sept, qui est l’hégire des réformés. Tels furent les arguments principaux de ceux qui, dès le seizième siècle, tentèrent de populariser en Italie les opinions nouvelles, à l’ombre d’un nom vénéré.
Le patriotisme italien répondit noblement, par l’organe du cardinal Bellarmin ; et ce fameux controversiste, qui portait le poids de toutes les querelles religieuses ; qui avait la papauté pour cliente, et des rois comme Jacques Ier pour adversaires, ne dédaigna pas de consacrer sa plume à la défense du poète national. Les mêmes questions s’agitèrent, en France, avec moins d’éclat sans doute, mais non moins d’érudition, entre Duplessis-Mornay et Coeffeteau ; et ce fut peut-être sur une connaissance incomplète du débat, que le père Hardouin prononça l’arrêt bizarre où il déclare la divine comédie l’oeuvre d’un disciple de Wiclef. Plus tard, lorsque la littérature italienne, affranchie de la funeste influence des seicentisti, revint à des traditions meilleures, le culte des vieux poètes de la patrie fut habilement exploité par les sociétés secrètes et se confondit avec leurs théories politiques et religieuses. Et, de nos jours enfin, quand les chefs d’un parti vaincu allèrent demander un asile à l’Angleterre, le besoin de charmer les tristes loisirs de l’exil, et, peut-être aussi, quelque désir de payer généreusement l’hospitalité protestante, inspirèrent le nouveau système proposé par Ugo Foscolo, et soutenu par M Rossetti, non sans un vaste déploiement de science et d’imagination. Il faut d’abord se rappeler que, après la destruction de l’hérésie albigeoise, ses cendres, dispersées par toute la chrétienté, y firent germer les sectes nombreuses qui, sous le nom de Pastoureaux, de Flagellans, de Fratricelles, préparèrent les voies des wicleffistes et des hussites, précurseurs eux-mêmes de Luther, de Henri VIII, et de Calvin.
Plus prudente que ces sectes diverses, mais dominée par le même esprit antipapal, une association mystérieuse se serait formée, à laquelle Dante, Pétrarque, et Boccace auraient prêté leurs serments et leur génie. Dès lors, tous leurs écrits recèleraient un sens énigmatique, dont la clef est perdue : les femmes célèbres qu’ils ont chantées, Béatrix, Laure, Fiametta, seraient les figures de la liberté civile et ecclésiastique, dont ils pensaient établir le règne ; la divine comédie, les rime, et le décaméron seraient, à la fois, le nouveau-testament et la charte constitutionnelle, destinés à changer la face de l’Europe. Dante, particulièrement, se constituerait le chef de cet apostolat ; il s’en ferait donner la mission spéciale, dans une de ces visions où il se représente interrogé, applaudi, béni, par les trois disciples privilégiés du Christ, Pierre, Jacques, et Jean.
Ainsi, le pauvre proscrit n’a pas trouvé, dans sa couche funèbre, le repos qui, là du moins, attend le reste des mortels. On l’en a tiré pour le jeter, encore couvert de son linceul, dans l’arène des factions ; pour en effrayer, comme d’un fantôme, les esprits vulgaires. Heureusement, des mains pieuses sont venues l’arracher à ces profanations. Foscolo a trouvé un adversaire victorieux dans Monti, son ancien rival ; et, naguère encore, l’oracle de la critique allemande, A W Schlegel, en réprouvant les paradoxes de M Rossetti, a lavé pour toujours la flétrissure de déloyauté qu’ils imprimaient au front de trois grands hommes.
2 maintenant, si l’on nous permet de venir, après tant de graves autorités, déposer notre suffrage, nous ne ferons que reproduire sommairement les textes qui nous semblent décisifs : nous laisserons la parole à l’accusé lui-même, nous fiant à lui pour son apologie.
Et d’abord, nous l’avons entendu se séparer hautement du naturalisme moderne, quand il proclamait la révélation comme le suprême criterium de la vérité logique et de la loi morale ; lorsque, à son gré, la plus noble fonction de la philosophie est de conduire, par les merveilles qu’elle explique, aux miracles inexplicables sur lesquels s’appuie la foi ; lorsqu’enfin il rend gloire à cette foi venue d’en haut, par laquelle seule on mérite de philosopher éternellement, au sein de la céleste Athènes où les sages de toutes les écoles s’accordent dans la contemplation de l’intelligence infinie. -plus sévère encore pour l’hérésie et le schisme, il leur apprête les plus affreux supplices de son enfer. Les sympathies politiques, les vertus guerrières et civiles, ne peuvent le fléchir ; il enferme, en des sépulcres brûlants, Frédéric II et le cardinal Ubaldini, idoles du parti impérial ; Farinata et Cavalcante, deux des plus glorieux citoyens de Florence. Il fait plus ; et, comme pour réfuter d’avance les calomniateurs de sa mémoire, il prophétise la fin malheureuse et prononce l’éternelle damnation du moine Dulcin, le principal chef de ces Fratricelles, dont on a voulu lui faire partager les erreurs. Au lieu de ce moine obscur, si le poète vraiment doué de cette seconde vue, qu’il feint quelquefois, eût aperçu dans l’avenir le professeur de Wittemberg jetant au bûcher la bulle de sa condamnation, certes, il lui aurait marqué sa place entre les semeurs de schisme et de scandale ; et nous lirions, avec un frémissement d’horreur admiratrice, l’épisode de Luther auprès de celui d’Ugolin.
Si ces indications générales ne suffisent pas et qu’il soit besoin d’une profession de foi expresse sur chacun des points contestés, cette exigence sera satisfaite. Pierre De Bruys, Valdo, Dulcin, et les autres novateurs de la même époque, avaient attaqué la hiérarchie ecclésiastique, la forme des sacrements, les honneurs rendus à la croix, la prière pour les morts. Dante rend hommage à l’église, épouse et secrétaire de Jésus-Christ, incapable de mensonge et d’erreur ; il met la tradition à côté de l’écriture sainte, et leur partage également l’empire des consciences ; il reconnaît la puissance des clefs, la valeur de l’excommunication, et celle des voeux.
C’est avec une sorte de prédilection qu’il décrit l’économie de la pénitence : il ne doute ni de la légitimité des indulgences, ni du mérite des oeuvres satisfactoires ; lui-même a justifié le culte des images ; il ne se lasse point de recommander aux suffrages des vivants les âmes souffrantes ; sa confiance en l’intercession des saints redouble, en s’adressant à la vierge Marie ; enfin, les ordres religieux, et l’institution même du saint-office, trouvent grâce à ses yeux ; et saint Dominique est célébré, dans ses chants, comme » l’amant jaloux de la foi chrétienne, plein de douceur pour ses disciples, redoutable à ses ennemis. » en se plaçant ainsi sous le patronage du saint docteur qui, le premier, avec le nom de maître du sacré palais, fut chargé du ministère de la censure, le poète devait-il s’attendre que nous, postérité tardive et peu théologienne, nous viendrions discuter un jour l’exactitude et la sincérité de ses croyances ? Mais enfin, un reproche subsiste contre lui : c’est l’opiniâtreté avec laquelle il poursuit de ses invectives la cour romaine et les souverains pontifes, versant l’injure à pleines mains sur la tête de ceux dont il devrait baiser les pieds. -on peut répondre, tout d’abord, en distinguant le souverain pontificat, indéfectible et divin, d’avec la personne sacrée, mais mortelle et fragile, qui en est revêtue.
Jamais les catholiques ne furent tenus de croire à l’impeccabilité de leurs pasteurs. Les défenseurs les plus ardents des droits du sacerdoce, saint Bernard, par exemple, et saint Thomas De Cantorbéry, ne dissimulaient pas les vices qui le déshonoraient quelquefois. L’église, couverte d’une inviolabilité plus sérieuse que celle dont on environne les rois d’aujourd’hui, ne saurait être solidaire des iniquités de ses ministres. Sans doute, il est plus pieux de détourner nos regards, et, comme les fils du patriarche, de jeter le manteau sur les turpitudes de ceux qui, dans la foi, sont nos pères.
Mais, si Dante l’oublia ; si, dans les jours mauvais qu’il passa loin de sa patrie, il accusa les chefs du parti qui lui en fermait les portes ; si, dans l’entraînement d’une indignation qu’il croyait vertueuse, il répéta souvent les calomnies de la renommée ; s’il apprécia mal la piété de saint Célestin, le zèle impétueux de Boniface VIII, la science de Jean XxII, ce fut imprudence et colère ; ce fut erreur et faute ; et non pas hérésie. Et d’ailleurs, il faut pardonner beaucoup au génie, parce qu’il a, comme toutes les grandeurs d’ici-bas, des tentations plus fortes et des périls plus nombreux. -néanmoins, il importe d’observer que Dante, contemporain de quatorze papes, en a loué deux, passé sous silence sept, et que, dans les cinq autres, il a prétendu blâmer les imperfections de l’humanité : il n’a jamais cessé de vénérer la sainteté du ministère. S’il veut immoler Boniface VIII à ses poétiques vengeances, il commence par le dépouiller du caractère auguste qu’il craint de profaner ; et, avec une témérité qui n’est pas dépourvue d’un geste de respect, il déclare de son chef la vacance du saint-siège. Puis, tout-à-coup, lorsque ce même pape lui paraît entouré de la seconde majesté du malheur, captif au milieu des émissaires de Philippe Le Bel, il ne voit plus, en lui, que le vicaire et l’image du Christ, une seconde fois crucifié. Toujours il s’incline, devant la papauté, comme devant une magistrature sainte, un pouvoir que Pierre a reçu du ciel et transmis à ses successeurs ; il en fait l’objet primordial des desseins providentiels, le secret des grandes destinées de Rome, le lien de l’antiquité et des temps nouveaux. Il insiste sur la nécessité de la monarchie religieuse, qu’il oppose à la monarchie temporelle ; et, bien qu’il réclame l’indépendance réciproque du sacerdoce et de l’empire, il veut que, dans l’ordre spirituel, l’héritier des césars professe pour le successeur des apôtres une déférence filiale. Si ce langage est celui qui flatte nos frères de la réforme et les décide à compter le poète comme un des leurs, qu’ils parlent de même, et, à ce mot de ralliement, le midi et le nord s’inclineront l’un vers l’autre : les fils de Londres et de Berlin se rencontreront, aux portes de Rome ; le Vatican élargira ses portiques, pour recevoir les générations réconciliées ; et, dans la joie d’une alliance universelle, se réalisera la prophétie écrite sur l’obélisque de saint-Pierre : christus vincit, christus regnat, christus imperat.
3 notre tâche est accomplie. L’orthodoxie de Dante, complètement établie par les preuves qui viennent d’être rassemblées, nous semble résulter, plus évidente encore, du travail tout entier que nous achevons. C’est la vérité culminante où viennent aboutir toutes nos inductions et nos recherches.
En étudiant les circonstances dans lesquelles le poète fut placé, nous l’avons vu naître, pour ainsi dire, sur la dernière limite des temps héroïques du moyen âge, lorsque la philosophie catholique était parvenue à son apogée, et dans une contrée où elle répandait ses plus purs rayons. Au milieu de ces salutaires influences, et à travers les vicissitudes d’une vie pleine d’infortunes, d’émotions morales, d’études profondes, dont le concours avait dû puissamment développer en lui le sentiment religieux, nous l’avons vu concevoir une oeuvre magnifique dont le plan, emprunté aux habitudes de la poésie légendaire, devait embrasser, tout ensemble, les plus sublimes mystères de la foi et les plus belles conceptions de la science. Une scrupuleuse analyse nous a fait connaître cet ensemble de doctrines, qui, sous les trois catégories du mal, du bien en lutte avec le mal, du bien enfin, comprend l’homme individuel, la société, la vie future, le monde extérieur, les esprits séparés, Dieu même. Si, par de nombreux rapports, il se rattache aux systèmes de l’orient, à l’idéalisme et au sensualisme grecs, à l’empirisme et au rationalisme des derniers temps, il appartient surtout aux deux grandes écoles mystique et dogmatique du treizième siècle, dont il accepte, avec docilité, non seulement les dogmes essentiels, mais encore les idées accessoires et souvent même les expressions favorites. On a dit qu’Homère était le théologien de l’antiquité païenne, et l’on a représenté Dante, à son tour, comme l’Homère des temps chrétiens. Cette comparaison, qui honore son génie, fait tort à sa religion. L’aveugle de Smyrne fut justement accusé d’avoir fait descendre les dieux trop près de l’homme ; et nul au contraire, mieux que le florentin, ne sut relever l’homme et le faire monter vers la divinité. C’est par là, c’est par la pureté, l’immatérialité, de son symbolisme, comme par la largeur infinie de sa conception, qu’il a laissé, bien loin au dessous de lui, les poètes anciens et récents, et particulièrement Milton et Klopstock. Si donc on veut établir une de ces comparaisons qui fixent, dans la mémoire, deux noms associés pour se rappeler et se définir l’un l’autre, on peut dire, et ce sera le résumé de ce travail, que la divine comédie est la somme littéraire et philosophique du moyen âge ; et Dante, le saint Thomas de la poésie.
Ainsi nous trouvons-nous ramenés à notre point de départ, à cette fresque admirable du Vatican, où Dante est confondu parmi les docteurs, à ces hommages solennels et populaires que l’Italie lui a décernés : nous savons maintenant la raison de sa gloire. C’est que la conscience qu’il avait de ses prodigieuses facultés ne lui avait pas fait oublier la fatalité commune de la nature, condamnée jusqu’à la fin à souffrir et à ignorer, par conséquent, à croire et à servir. Si élevé qu’il fût au dessus des autres hommes, il ne pensait pas que la distance qui les sépare du ciel fût diminuée pour lui ; il leur portait trop de respect et d’amour pour chercher à leur imposer la tyrannie de ses opinion personnelles, pour vouloir se détacher d’eux en ce qu’ils ont de plus cher, leurs croyances : il demeura dans la communion des idées éternelles, où se trouvent la vie et le salut du genre humain ; il fit que les plus humbles de ses contemporains, et les plus éloignés de leurs descendants, pussent l’appeler leur frère et jouir de ses triomphes. -six cents ans ont passé depuis que le vieil Alighieri s’est endormi, à Ravenne, sous le marbre sépulcral. Depuis lors, se sont succédé vingt générations d’hommes parlants, selon l’énergique expression des grecs ; et les paroles qui sont tombées de leurs bouches, plus encore que la poussière de leurs pas, ont renouvelé la face de l’univers. Le saint empire romain n’est plus. Les querelles qui agitaient les républiques italiennes se sont éteintes, avec les républiques elles-mêmes.
Le palais des prieurs de Florence est désert ; et, sur l’autre rive de l’Arno, une dynastie, acclimatée par ses bienfaits, porte paisiblement le sceptre grand-ducal de la Toscane. On ne connaît plus le lieu où reposent les cendres de Béatrix ; et le nom même de sa famille serait perdu, s’il ne se trouvait inscrit parmi les fondateurs d’un hôpital obscur. Les chaires où dissertaient les maîtres de la scolastique sont restées muettes. Les navigateurs ont exploré ces mers lointaines, autrefois fermées par une crainte superstitieuse ; et, au lieu de la montagne du purgatoire et de ses immortels habitants, ils y ont vu des rivages et des peuples semblables aux nôtres. Le télescope a plongé dans les cieux ; et, ces neuf sphères, qu’on supposait se mouvoir harmonieusement autour de nous, se sont enfuies dans le vide. Ainsi, se sont évanouis tous les genres d’intérêt, politique, élégiaque, scientifique, dont le poème de Dante était redevable aux choses passagères d’ici-bas : il n’aurait plus que le mérite d’un document historique, difficilement appréciable, s’il n’empruntait ailleurs une valeur constante, universelle. Ces mystères de la mort, qui préoccupaient les hommes d’autrefois, n’ont pas cessé de solliciter nos méditations ; et nulle autre lumière que celle du catholicisme n’est venue les éclairer. Comme il guidait les imaginations ardentes de nos pères, il conduit encore nos intelligences adultes et raisonneuses : il domine tous les développements des facultés humaines, immuable au milieu des ruines de la vieille science et des constructions de la science nouvelle ; il n’a pas à craindre les Christophe Colomb et les Copernic de l’avenir. Car, de même que ces deux grands hommes, en découvrant la forme véritable et les relations du globe, ont fixé, une fois pour toutes, les opinions incertaines sur ces deux points principaux du système du monde et n’ont laissé aux astronomes et aux navigateurs futurs que des découvertes de détail ; ainsi, le catholicisme, en faisant connaître l’homme et ses relations avec Dieu, a révélé pour toujours le système du monde moral : il ne laisse plus à découvrir une nouvelle terre et de nouveaux cieux, mais seulement des vérités isolées, des lois subalternes ; trop peu pour satisfaire l’orgueil, assez pour captiver longtemps encore l’assiduité laborieuse de l’esprit humain.
Fin







