Ephémérides: 8 mars

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1719. Circulaire de M. Bonnet pour recommander la fidélité aux retraites annuelles et mensuelles « sans préjudice du Service des Pauvres » a-t-il soin de noter dans son souci d’allier la perfection des Filles de la Charité avec ce qui est la raison d’être de la Compagnie.

1892. À Blackrock , en Irlande, M. Thomas Mac-Namara meurt dans sa quatre-vingt-quatrième année. Il peut être regardé comme le fondateur de la Mission sur le sol de l’Irlande que les derniers Lazaristes avaient dû quitter en 1664. Peu de temps avant l’onction sacerdotale qu’il reçut en 1833, M. Mac-Namara eut, avec son ami, Jacques Lynch, l’idée de fonder une compagnie de Missionnaires. Le projet fut soumis à l’archevêque de Dublin, Mgr Murray, qui l’approuva. Mais, comme toujours, il fallait trouver de l’argent. Dans ce but, Thomas Mac-Namara et son ami ouvrent une école de garçons à Dublin, puis, en 1835, un Collège à Castleknock. C’est alors qu’ils apprirent l’existence de la Congrégation de la Mission. Ils se mirent en rapports avec M. Jean Nozo, douzième successeur de saint Vincent. M. Mac-Namara, avec deux compatriotes, vint faire son noviciat à Paris. A leur retour en Irlande, ils étaient accompagnés d’un directeur de séminaire chargé de former les nouvelles recrues qui ne pourraient venir en France. A partir de 1842, M. Mac-Namara s’appliqua aux Missions et à la formation du clergé. En 1864, il fut supérieur du collège Saint-Vincent de Castleknock, et Visiteur de la province irlandaise. De 1868 à 1889, il dirige le séminaire des Irlandais à Paris, puis se retire à Blackrock. M. Mac-Namara, chez qui la puissance intellectuelle et la puissance de travail allaient de pair, a écrit, pour le clergé, de nombreux ouvrages fort estimés. Le petit grain de sénevé, jeté en terre par la vertu solide et la foi de M. Mac-Namara et de ses premiers compagnons, est devenu un bel arbre : la province d’Irlande, étend ses branches en Ecosse et en Angleterre et au Nigeria1.

1928. À Smyrne , mort de M. Eugène Poulin. Quand le Père Fiat, en 1889, lui demanda d’aller à Smyrne prendre la direction du Collège et de la Mission, il n’eut qu’une objection : «Vu la chaleur débilitante, je ne tiendrai pas six mois.» M. Poulin a tenu trente-neuf ans !… Ce fils de la Bourgogne peut être classé dans la catégorie des doux entêtés. Obstiné dans la prière et dans la pratique rigide de la Règle ; obstiné à lutter contre son fort bégaiement ; obstiné dans son culte pour l’enseignement du latin, il n’empêche que, selon le communiqué publié par l’archevêché de Smyrne après sa mort, M. Poulin «a laissé dans tous les coeurs et dans cette jeunesse de Smyrne qu’il a élevée, un sentiment profond et indélébile d’affectueuse sympathie, d’admiration et de reconnaissance». L’une des plus grandes joies de M. Poulin fut de découvrir, près d’Ephèse, à Panaghia-Capouli , les assises de la maison de la Vierge. A ce propos, il a publié cinq fascicules et laissé deux gros manuscrits2.

  1. Annales , t, 57, pp. 325 sq. ; t. 72, pp. 360 sq.
  2. Annales , t. 100, pp. 68-72.

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