Ephémérides: 5 novembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1650. Sainte Louise écrit à Sœur Jeanne de la Croix à Serqueux : “Oh ! que j’ai trouvé de consolation dans la désolation de votre lettre. Oh ! qu’il est vrai que les âmes que cherchent Dieu le trouvent partout, mais particulièrement dans les Pauvres”. Elle lui annonce : “Il partit la semaine passée quatre de nos Sœurs pour aller servir les pauvres blessés et malades de Châlons”. (R)

1688. Le procureur des magistrats de la ville de Pau et des administrateurs de l’hôpital signe avec Mère Mathurine Guérin, les Sœurs officières et Monsieur Edme Jolly, le contrat d’établissement de trois Sœurs à l’hôpital de Pau. Le voyage est long. A Bordeaux, c’est l’embarquement sur la Garonne. Une violente tempête s’élève. Les trois Sœurs Jeanne Gauvin, Marguerite Lhommois et Marguerite Millé invoquent Vincent de Paul et Louise de Marillac : immédiatement le calme revient. Les marins crient au miracle. (C)

1693. À Béziers, devant notaire, Françoise d’Arnault, native de cette ville, au nom de la Compagnie des Filles de la Charité, signe le contrat d’établissement des deux Sœurs pour les malades de la ville. Françoise d’Arnault et Perrine Goupil sont parties de Paris dès le 19 juin 1692. (C)

1758. De Paris, deux Filles de la Charité s’en vont s’installer à Cahors où les réclame depuis quatre ans l’évêque, Alain de Solminihac. Avant de les laisser partir Monsieur Vincent leur a fait quelques recommandations pratiques qui l’ont amené à tracer un portrait peu flatteur des habitants de Cahors : “Vous allez combattre le démon de ce pays qui est l’orgueil… -Vous y verrez des personnes qui sont presque toujours en colère, qui s’emportent à la moindre occasion… Ce sont des esprits suffisants qui aiment beaucoup à parier.” Il faut espérer que depuis trois cents ans la charité des Filles de Monsieur Vincent a rendu les Cadurciens plus sympathiques. Dès leur arrivée, les deux Sœurs, Adrienne Plouvier et Louise Boucher, trouveront un travail surabondant Alain de Solminihac avait offert un hôpital et un orphelinat Monsieur Vincent n’a accepté que l’orphelinat pour lequel il a rédigé un règlement particulier. En fait les Soeurs devront, en plus de cette œuvre, se charger de visiter les pauvres à domicile (1).

1824. Les restes de sainte Louise sont transférés rue du Bac. (R)

1910. À l’hôpital de Shanghai, Mgr Paul-Léon Ferrant, vicaire apostolique du Kiangsi septentrional, meurt des suites d’une opération, à l’âge de cinquante et un ans. Né à Werwicq, dans le diocèse de Cambrai, le 2 juillet 1859, il a été, aussitôt après l’ordination sacerdotale qu’il reçut à la Maison-Mère en 1884, envoyé en Chine. Quatorze ans plus tard, sa charge de directeur de séminaire, aux îles Tchousan, puis à Hang-tchéou, ayant mis en relief ses qualités d’amabilité et de régularité, il est demandé comme coadjuteur par le vénérable Mgr Bray, alors âgé de soixante-treize ans. Mgr Ferrant inaugura son administration personnelle du Kiangsi septentrional en 1905. À cette époque, il avait déjà connu les ravages des Boxeurs ; en 1906, il dut enregistrer le pillage et les meurtres qui désolèrent la mission de Nan-tchang. Mais il ne se démonta pas, et six ans après, l’année de sa mort, il pouvait, au terme de sa dernière tournée pastorale, constater que le vicariat était en plein essor. Il y avait contribué par sa compréhension aiguë des besoins de son troupeau et par son activité personnelle (2).

1946. À Paris, mort de Frère Alphonse Hoefer. Frère Alphonse ! Avec sa barbiche, dont la coupe lui donnait une allure de grenadier du Second Empire, avec son accent tudesque et sa langue bien déliée, Frère Alphonse a laissé des images pittoresques dans le souvenir des anciens élèves de Cuvry et des étudiants de Dax. Il eut le bonheur et l’honneur d’être, dès 1897, de l’équipe des défricheurs de Madagascar. À ses talents de menuisier, unis à ceux du Frère Renaudin, la Mission doit des constructions qui ont résisté au temps, et parmi elles, la cathédrale en bois de Fort-Dauphin.

 

1) Coste, 1, 523-524.
2) Annales, t. 76, pp. 62-64.

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