Ephémérides: 31 janvier

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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En 1736, à Rome , une congrégation générale se tient, en présence de Clément XII, pour l’examen des miracles en vue de la canonisation de saint Vincent1.

1858, le voilier « Saint-Vincent de Paul » approche du port de Callao (Pérou) où il emmène 55 Filles de la Charité et trois Lazaristes. (R)

En 1916, à Fort-Dauphin , meurt un vaillant Frère missionnaire : Pierre Renaudin, ou, tout simplement, comme disait son entourage « Frère Pierre ». A l’âge de trente ans, il offrit à la Compagnie sa tête solide et son opiniâtre endurance de Breton. Il passa d’abord une quinzaine d’années en Abyssinie. Il y fut, quelque temps cuisinier, mais bientôt, sur le plateau abyssin, il commença ce travail de charpentier qui, de 1896 à 1916, allait faire de lui le bâtisseur de Madagascar. Ses mains ont fait sortir de la forêt toute la mission de Fort-Dauphin et la plupart des églises et des cases qu’il a ainsi construites servent encore aujourd’hui à nos missionnaires. Admirable Frère de la Mission, il n’a connu que le chemin du travail et celui de l’église. Au demeurant, silhouette pittoresque : regard clair, barbe chenue auréolant l’inévitable pipe, la jambe alerte et le poignet vigoureux, et, — vivifiant tout cela — une philosophie qui, devant les difficultés, lui faisait dire :
«C’est ben embêtant tout de même, mais le Bon Dieu s’arrangera ça ! »2.

1939, décès de Soeur Roche, première des onze victimes de la peste noire à l’Hôpital de Riobamba. (R)

En 1940, à Dax , meurt un autre Frère de la Mission, qui laisse un beau souvenir. Après avoir travaillé dans sa province natale de Yougoslavie, puis en Turquie, Frère Merzlikar, c’est-à-dire « Frère Jacques », arrivait à Dax, en février 1920. Pendant vingt ans, il a cousu. Sa particulière dévotion était l’habillement des jeunes prêtres : il en a vêtu plus de deux cent cinquante3.

En 1949, à Vittoria , mort de Mgr Camerlo Ballester, promu archevêque de Compostelle, après avoir occupé les sièges épiscopaux de Léon, puis de Vittoria. Tout jeune, il voulait être militaire ou «torero». Saint-Louis de Lisbonne fut son premier placement : là, entre autres belles réalisations, il donna aux Enfants de Marie un tel élan que c’est de leur Association que sortit l’Action Catholique du Portugal. Musicien de talent, il mit sur pied à cette époque le Cantuale en usage dans la Compagnie. En 1924, directeur des Filles de la Charité d’Espagne, directeur national des Enfants de Marie, chargé des «Louise de Marillac», il mène de front toutes ces activités avec un merveilleux sens humain et surnaturel. Soutien providentiel des oeuvres vincentiennes pendant la tragique guerre d’Espagne, il se considéra toujours, malgré son élévation à l’épiscopat le 15 mai 1938, comme un membre de la petite Compagnie. Il en reste l’une des gloires les plus précieuses par toutes ses activités de Lazariste comme par son prodigieux labeur d’évêque4.

  1. Coste III, 484-486.
  2. Annales , t. 81, pp. 527-531, 768-777.
  3. Annales , t. 105, pp. 288-289.
  4. Annales , t. 114-115, pp. 411-418.

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