Ephémérides: 30 juilliet

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1662. La Conférence de Monsieur Alméras en ce jour a pour sujet l’esprit de la Compagnie. Il recommande l’obéissance et le respect de la Supérieure Générale. (C)

1671. Par contrat passé devant les notaires du Châtelet de Paris, les Prêtres de la Mission rétrocèdent aux Filles de la Charité un terrain situé entre le faubourg Saint Martin et le faubourg Saint Denis, comportant une maison, une masure et des marais, terrain provenant d’une donation de Monsieur de Chassebras. Mère Mathurine Guérin est soucieuse d’agrandir la Maison Mère où les Sœurs sont de plus en plus nombreuses. (C)

1680. À Auxerre, l’évêque, Mgr André Colbert donne à perpétuité la direction spirituelle de son séminaire à la Congrégation de la Mission. Elle doit fournir quatre confrères, plus trois frères. Mgr Colbert leur assigne, sur les plus clairs deniers de l’établissement, une pension de deux mille cent livres. En retour, il leur demande, pour lui et ses successeurs, une prière particulière soir et matin et une messe basse chaque semaine, et il laisse à leur charge les menues réparations. Parmi les seize supérieurs qui vont diriger le séminaire d’Auxerre jusqu’à la Révolution, il en est deux qui devaient par la suite représenter saint Vincent dans la charge suprême de la Compagnie : M. François Watel qui administra le séminaire d’Auxerre de 1681 à 1689, et M. Jean Bonnet qui lui succéda à ce même poste, de 1693 à 1697, en attendant de le remplacer comme Supérieur général (1).

1700. La comtesse de Moussy, dans son testament, a établi une rente pour l’établissement de deux “Sœurs grises” pour le soin des pauvres malades et l’instruction des petites filles des paroisses de Moussy-le-Neuf et Moussy-le-Vieux, proches de Roissy. Le contrat est signé ce jour par Mère Julienne Laboue. (C)

1849. À Paris, ouverture de la 21 Assemblée générale. Avec ses trente-neuf membres, elle est la plus nombreuse qui se soit réunie jusqu’alors. Pour la première fois, quatre parties du monde — Europe, Asie, Afrique et Amérique — s’y trouvent représentées. Seules trois Provinces n’ont pu envoyer leurs députés : celle de Rome, à cause de la Révolution. et de la guerre qui désolent les États-Pontificaux ; celle de Varsovie, en raison de certaines difficultés locales et surtout de la persécution qui pèse sur la Pologne ; et celle du Brésil, parce que, commençant à peine à se rétablir, elle n’est pas suffisamment organisée pour s’y faire représenter. Malgré les circonstances politiques peu favorables en Europe, malgré l’épidémie de choléra en France, dont d’ailleurs les ravages se sont arrêtés avec le commencement de l’Assemblée, les députés, en seize sessions qui les conduiront jusqu’au 11 août, vont, sous la présidence du Père Etienne, faire un travail abondant et sérieux. L’Assemblée va rétablir la paix dans la province de Lombardie où quelques missionnaires, contaminés par les idées du temps, voulaient instituer dans la Compagnie ce qu’on appellerait aujourd’hui une sorte de «soviétisation». Par réaction contre la mauvaise influence de la politique sur les esprits, l’Assemblée réglementera la lecture des journaux. Elle examinera aussi et approuvera les règles nouvellement révisées des offices, le directoire des Grands séminaires, celui des missions et des autres fonctions de la Compagnie. Avant d’arrêter leurs travaux, les députés adressèrent à Pie IX, douloureusement exilé à Gaëte, l’expression de leur dévouement et chargèrent le Père Etienne de transmettre au Pontife le texte du «décret solennel» qu’ils rédigèrent dans ce noble but. En raison de la gravité des circonstances et de l’importance des résolutions prises par elle, la 20e Assemblée générale peut être considérée comme l’une des plus mémorables de notre histoire (2).

1931. Nos Sœurs de l’Hôpital de Hankeou au Kiukang sont aux prises avec les inondations. Le “fleuve bleu” a débordé et l’eau est montée dans l’hôpital à 75 ou 80 cm dans la salle des vieillards. Les Sœurs dans les autres services circulent sur pilotis et les malades s’entassent à l’étage. Mais le plus difficile est que l’eau est dans les fourneaux et cela rend la cuisine impossible… Il faut improviser avec un grand courage !

1) Notices, III, p, 693.
2) Rosset : Vie de M. Etienne, pp. 303-311.

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