Ephémérides: 3 février

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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En 1641, Sainte Louise et ses Soeurs s’installent au faubourg Saint-Denis où la Compagnie aura sa Maison-Mère jusqu’à la Révolution française.

En 1653, Sainte Louise écrit à Soeur Cécile à l’Hôtel-Dieu d’Angers : « Il faut que celles à qui Dieu donne charge des autres s’oublient entièrement pour toutes choses… Elles doivent être les mulets de la Compagnie ».

En 1751 , à Busigny , dans le département du Nord, naissance du bienheureux Louis-Joseph François1.

En 1816 , Louis XVIII signe une Ordonnance rétablissant en France la Congrégation de la Mission. Elle avait été supprimée par Napoléon en 1809. Toutes ses prérogatives sont rendues à la petite Compagnie ; elle est approuvée spécialement pour les missions en pays infidèles, et très particulièrement pour le Levant et pour la Chine2.

En 1891 , à Marseille , mort de M. Thomas Dazincourt. En la personne de ce vrai prêtre, le diocèse de Lyon, où il naquit le 25 août 1821, a fait à la Compagnie un cadeau de luxe. Le cardinal de Bonald, — primat des Gaules — savait la valeur de cet homme : il le voyait à l’oeuvre au petit séminaire Saint-Jean de Lyon, où M. Dazincourt professait depuis 1847 ; c’est à contre-coeur que le cardinal lui accorda en 1854 la permission de se faire Lazariste. Deux noms résument la vie de Thomas Dazincourt dans la famille de saint Vincent : Kouba et Marseille . A Kouba, pendant quinze ans, il enseigna le dogme, la morale, la prédication, la liturgie et même le chant. A Marseille, il fut placé en 1870 comme supérieur du grand séminaire de Montolivet. Deux fois, à sa grande frayeur, on parla de le nommer évêque, et, en 1874, il fut en quelque sorte le candidat du Midi comme successeur du Père Etienne. Pour échapper à ces lourds honneurs, il employa tous les moyens surnaturels et même les naturels en se réfugiant derrière son état de santé ; l’asthme qui le tortura presque toute sa vie, lui fit passer d’innombrables nuits dans un fauteuil. Deux témoignages, parmi bien d’autres, disent la valeur de ce fils de saint Vincent. Le T.H.P. Verdier qui travailla à Marseille sous l’autorité de M. Dazincourt, a dit de lui : «C’est le Supérieur idéal ! » Et le cardinal Place qui, avant d’être archevêque de Rennes, fut évêque de Marseille : «J’ai connu beaucoup de prêtres éminents ; je n’en ai pas connu de plus complet .» En 1892, M. Antoine Rougé a publié, en un volume de cinq cent soixante-sept pages, la Vie de M. Dazincourt3.

En 1933 , à Verviers , où il avait commencé à prêcher une retraite qu’il n’acheva pas, M. Marcel Courdent termine ses trente-trois années d’apostolat missionnaire. Sa robustesse de vieux chêne, sa voix forte et harmonieuse, et surtout son zèle inlassable, uni à une belle éloquence directe, l’ont fait surnommer Courdent le Grand . Il a été, en effet, le grand missionnaire de Loos qui, sauf pendant six ans d’exil, s’honore d’avoir été son unique maison4.

  1. Annales C.M., t. 91, p. 802.
  2. Ephémér. historiques C.M., 1914, p. 48.
  3. Annales G.M., t. 70, p. 96 ; t. 100, p. 982 ; t. 101, pp. 114-118.
  4. Annales C.M., t. 98, pp. 497-501.

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