Ephémérides: 27 décembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1658. Mort à Châteaudun de Sœur Barbe Angiboust : “Elle nous encourageait à ne point nous épargner au travail pour le service des Pauvres… elle était fort gaie avec nos Sœurs… Elle avait grand zèle pour le service des Pauvres et un soin tout particulier pour l’instruction des enfants… Avec les Enfants-Trouvés, elle regardait Jésus en eux ne plaignant pas sa peine jusques à les tenir la nuit entre ses bras, faute de berceau”, “Elle aimait tendrement la Compagnie et avait grande douleur quand elle savait quelque chose qui n’était pas bien…” “Elle est morte en Dieu”.

1793. Mort en prison de M. Verne. (R)

1830. À Ancy-le-Franc, dans l’Yonne, naissance de Jules Mailly… Vingt-neuf ans plus tard, le même jour, il sera reçu dans la petite Compagnie. Dans l’intervalle, le futur procureur général a grandi et reçu une forte éducation chrétienne. A cinq ans, sa grand’mère lui faisait réciter par cœur la Passion de Notre-Seigneur. Sa mère, Dame de la Charité, et trésorière de l’œuvre de Sainte-Geneviève, venait souvent à la Maison-Mère voir le Père Etienne pour lequel elle professait une grande admiration. Jules Mailly accompagnait sa mère en ces visites ; et c’est ainsi qu’un jour de sa quinzième année, dans la salle des Reliques, le Père Etienne lui plaça sur les épaules l’un des vêtements de saint Vincent… A dix-huit ans, le jeune homme entrait à l’Ecole polytechnique ; il y fut un camarade influent et un chrétien sans respect humain. En 1850, il sortait officier d’artillerie ; mais cinq ans plus tard il donnait sa démission pour entrer dans les Finances, en qualité d’inspecteur adjoint. Un peu plus tard, il épousait la fille d’un député de la Lozère ; mais, veuf au bout de dix-huit mois, il se sentit attiré vers la vie religieuse, et il entra à la Maison-Mère. Prêtre en 1864, ses capacités en matière de finance furent bien vite exploitées, et avec un succès dont n’eut qu’à se louer la petite Compagnie. Pendant le siège de Paris et la Commune de 1871, M. Mailly fut vraiment la Providence des deux Maisons-Mères, les ravitaillant surabondamment, sauf en fromage et en saucisson que, malgré tous ses efforts, il ne put jamais trouver ; et c’est grâce à ses connaissances en artillerie et en balistique, qu’il mit les deux Communautés en état de défense contre les incendies. Et l’on eût dit que cette âme qui resta toujours militaire, prenait un plus haut relief en ces jours où les bombes pleuvaient sur Paris : rien n’empêcha M. Mailly d’aller porter le réconfort de sa présence et de sa parole décidée aux maisons des Sœurs… Lors des visites domicilaires opérées par les Communards, ses allures cavalières, ses vertes réparties, son sang-froid sauvèrent plusieurs fois la Maison-Mère… M. Mailly avait été l’un des hommes du Père Etienne ; on put penser un moment que son successeur allait prendre un autre procureur ; mais M. Boré avait une âme trop grande pour y loger la mesquinerie, et il garda M. Mailly. Ce ne sera qu’en 1885 que M. Mailly, pour raisons de santé, donnera sa démission. Ses vingt-sept dernières années, il les occupa à confesser et à écrire. La vieillesse n’entama pas son âme militaire ; plus d’une fois, on le vit à la tribune de la chapelle accompagner d’un martial sifflotement les chants du chœur et scander la mesure avec sa canne. A quatre-vingt-deux ans, il rendit au Dieu des armées son âme droite, fidèle et franche comme une épée (1).

1964. Entrée de 78 aides de nos Sœurs des Hôpitaux d’Autriche dans la Compagnie des Filles de la Charité. (R)

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