Ephémérides : 26 mars

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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l697. À Paris , mort de M. Edme Jolly, troisième Supérieur général de la Congrégation de la Mission. Fils du procureur fiscal de Doue, au diocèse de Meaux, où il est né le 24 octobre 1622, Edme Jolly, après avoir étudié la philosophie et la théologie à Beauvais, avait été choisi par l’ambassadeur de France, le marquis de Fontenay, comme gentilhomme de sa compagnie à Rome. Dans la Ville Éternelle, Edme Jolly fut employé quelque temps au tribunal de la Daterie. Mais au cours d’une retraite, il se décida à entrer à Saint-Lazare. Il avait alors vingt-quatre ans. Lorsque, le 5 janvier 1673, la troisième Assemblée générale le donna comme successeur à M. Alméras, ce fut une explosion de joie, car, depuis que Monsieur Vincent avait accueilli dans sa Compagnie, ce jeune homme, le 13 novembre 1646, l’admiration n’avait fait que croître à l’endroit de M. Edme Jolly. Il était d’ailleurs le seul à ne pas apercevoir les riches qualités de sa nature ; et lui qui, de bonne heure, se donna à une authentique pratique de l’humilité, n’ambitionnait que la dernière place. Mais la Providence, par la voie des circonstances, se chargeait de révéler la valeur de cet homme. Rome, où il fut ordonné prêtre, fut son premier champ d’action ; il y fut tour à tour procureur, consulteur provincial, supérieur et visiteur. Il s’y révéla, habile négociateur : c’est lui, par exemple, qui, alors que ses prédécesseurs y avaient échoué, obtint du Saint-Siège, en deux mois et demi, l’approbation des Voeux de la Compagnie. Il entreprendra bien d’autres démarches auprès des Souverains Pontifes, et toujours avec succès : car il savait utiliser les moyens surnaturels et les moyens naturels. C’est en quoi réside la prudence qui fut l’une des qualités maîtresses de M. Jolly. Son généralat de vingt-quatre ans marque dans l’histoire de la petite Compagnie. D’abord par les exemples comme par les directives qu’il a donnés, il a su non seulement maintenir mais vivifier l’esprit de saint Vincent. Il a convoqué et présidé trois Assemblées générales. Il a vu l’effectif de la Congrégation croître de deux tiers; et aux trente-cinq établissements que possédait la Compagnie à la mort de M. Alméras, il en a ajouté quarante, parmi lesquels la paroisse Notre-Dame de Versailles et, à Paris, l’Hôtel Royal des Invalides… Et tandis que, dans la soirée du 26 mars 1697, sa tête s’inclinait doucement, ce n’est pas simplement son dernier soupir que les témoins de sa vie pouvaient recueillir et l’héritage d’une famille religieuse solidement développée, mais encore et surtout, l’exemple d’une existence qui fut tout entière vouée à l’imitation fidèle des vertus de saint Vincent. M. Jolly avait désigné comme vicaire général M. Maurice Faure. Il était pour lors supérieur à Fontainebleau. L’un de ses premiers actes fut de faire rassembler les documents qui ont permis la composition d’une très riche notice sur Edme Jolly (1).

1805. Mère Seton exprime sa joie de sa première Communion la veille : « Enfin, Dieu est mien et je suis sienne ! Maintenant que tout suive son cours. Je l’ai reçu… Il me sembla qu’au lieu de l’accueil humble, plein de tendresse que je m’étais attendue à lui donner ce n’était qu’un triomphe de joie et d’allégresse, parce qu’Il était venu, Lui, le libérateur, ma protection, mon bouclier, ma force et mon salut, devenu mien pour ce monde et pour l’autre ». (R)

1) Not. , III, pp 387-512 ; et Circ. , I, p. 125.

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