Ephémérides: 25 janvier

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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En 1617, à Folleville , au diocèse d’Amiens, Monsieur Vincent prêche ce qu’il a lui-même appelé «le premier sermon de la mission , et le succès que Dieu lui donna le jour de la Conversion de saint Paul: ce que Dieu ne fit pas sans dessein en un tel jour.». Et, de fait, la mission se poursuit les jours suivants, dans les environs ; elle se donnera ensuite dans les autres villages appartenant à Mme de Gondi, jusqu’au 17 avril 1625, où la mission aura son acte officiel de naissance : le contrat d’union des premiers confrères. Il est consolant de se dire que, depuis ce 25 janvier 1617, malgré les secousses de l’histoire et la faiblesse des hommes, la «Mission» s’est continuée. La petite Compagnie a mis au service de l’Église, des archevêques, des évêques, des prêtres et des frères, en un mot, tous ses fils dont il est difficile de préciser le nombre. Présents dans les cinq parties du monde, les fils de Monsieur Vincent, fidèles à leur vocation, prêchent la mission dans les paroisses et les secteurs où les pasteurs les appellent et ils sèment la Bonne Nouvelle dans les terres infidèles pour que la mission continue, les fils de MonsieurVincent forment le clergé, et, afin que par le soulagement des misères corporelles les âmes soient atteintes, ils dirigent les Filles de la Charité et animent diverses œuvres… Il en est ainsi, parce que, précepteur de Pierre de Gondi et âgé de trente-six ans, Monsieur Vincent a compris et suivi l’appel qu’en ce jour la Providence lui lançait1.

En 1643, entretien de saint Vincent avec les premières Sœurs sur les « bonnes filles de village ». On y trouve toutes les caractéristiques de vraies Filles de la Charité. (R)

En 1860, à la Maison-Mère, le cardinal Morlot, archevêque de Paris, vient procéder à la reconnaissance des reliques de Jean-Gabriel Perboyre que Mgr Danicourt a ramenées de Chine le 6 janvier précédent. Il assiste d’ailleurs à cette cérémonie, ainsi que le Père Étienne et son Conseil. M. Jacques Perboyre, frère du martyr, et M. Gabriel Perboyre, son cousin, sont présents2.

En 1912, au Vatican , devant un impressionnant jury composé de spécialistes et présidé par les cardinaux Rampolla et Van Rossum, et en présence d’un public nombreux et select, notre futur Supérieur général, M. Charles Souvay, soutient sa thèse sur «la Métrique des psaumes en hébreu». Ce travail minutieux et technique, dont les pages sont soumises depuis deux ans à l’étude des compétences qui forment le jury d’aujourd’hui, dénote une connaissance approfondie de l’hébreu, acquise à l’école du Père Pouget, et aussi l’attachement passionné de M. Souvay pour le texte sacré des psaumes. Aux doctorats de philosophie et de théologie qu’il possède déjà, M. Souvay ajoute ainsi le diplôme de docteur es sciences bibliques, la plus haute distinction académique conférée par l’Église3.

En 1956, à la Maison-Mère, pour répondre à un décret émis par l’Assemblée générale de 1955 en sa treizième session, s’inaugure à la fin du souper la lecture des «Ephémérides Vincentiennes»4.

  1. Coste , I, 88-91. Catalogue C.M . 1956.
  2. Annales , t. 54, p. 323.
  3. Annales , t. 77, pp. 175-179.
  4. Annales , t. 121, pp. 19-21.

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