Ephémérides: 24 octobre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1622. À Doue, dans le diocèse de Meaux, naissance d’Edme Jolly (1).

1654. Louise de Marillac rédige un mémoire indiquant que les Filles de la Charité de Chantilly ont été contraintes de vivre d’emprunt n’ayant pas reçu, depuis la mort de la Princesse de Condé survenu en 1650, les indemnités prévues pour leur entretien et le service des pauvres. Le loyer n’ayant pas pu être réglé, les meubles ont été saisis. (C)

1724. Dans une lettre aux différentes maisons, Monsieur Bonnet informe qu’au cours du Conseil de la Compagnie, il a été décidé la formation de quatre Séminaires en France. Mais ce projet ne sera jamais réalisé. (C)

1795. Signature du traité supprimant le royaume de la Pologne. Un troisième partage est fait entre la Russie, l’Autriche et la Prusse. La Province de Varsovie des Filles de la Charité appartient à la Prusse, la province de Lvov (la maison provinciale sera ensuite transférée à Cracovie) est sur le territoire de l’Autriche, et la province de Lithuanie (maison provinciale à Vilno) demeure à la Russie. (C)

1847. À Marseille, s’embarquent les premières Filles la Charité à destination de la Chine. C’est sur l’initiative de Mgr da Matta, évêque de Macao, et grâce au sens pratique de M. Guillet, procureur de nos Missions de Chine, que le Père Etienne dut, un jour, lancer parmi les Filles de la Charité un appel aux bonnes volontés. Les réponses ont afflué ; mais en s’est contenté de choisir douze Sœurs parmi lesquelles la propre sœur du bienheureux Perboyre. Après avoir été triomphalement fêtées à Notre-Dame de la Garde, elles vont faire route sur un bateau frété spécialement pour le service des missions, le Stella-dal-Mare. Elles sont accompagnées de quatre Lazaristes parmi lesquels NI. Anouilh, le futur évêque. Le voyage ne sera pas dépourvu d’incidents pittoresques. Un seul passager résistera au mal de mer, ce sera M. Anouilh. Les messagères de la Charité feront une escale de cinq ans à Macao, avant de se poser à Ning-po (2).

1868. À l’hospice d’Agen, mort de Sœur Montcellet, Supérieure de la Compagnie de 1851 à 1857 et de 1860 à 1866. Elle travailla avec M. Etienne comme Supérieur Général, M. Aladel et M. Vicart comme Directeurs. Etant Sœur Servante à Reuilly, elle avait eu sainte Catherine comme compagne. Durant son premier généralat, 322 maisons furent ouvertes : 157 en France et 165 hors de France. (R)

1885. À Prat, dans la riante vallée du Bas-Salat, au diocèse de Pamiers, est inaugurée la statue de Mgr Anouilh, premier vicaire apostolique du Tché-ly occidental. C’est dans ce joli village de l’Ariège que Jean-Baptiste Anouilh est né le 8 novembre 1819, et c’est dans les séminaires diocésains de Pamiers qu’il a parcouru presque entièrement le cycle des études ecclésiastiques, avant d’être reçu à Paris, le 19 juillet 1845… Le curé de Prat, l’abbé Viala, a voulu que sa paroisse traduisît sa fierté par un monument qui rappelât aux générations présentes et futures ceV évêque dont l’apostolique intrépidité a déclenché sur les deux mille cinq cents kilomètres carrés de terre chinoise confiés à sa juridiction un grand mouvement de conversion et qui s’y donna avec une telle ardeur qu’il mourùt a cinquante ans… La cérémonie d’inauguration revêt un éclat grandiose. Le cardinal Desprez, archevêque de Toulouse, voulait la présider, mais il en a été empêché au dernier moment. Par contre, les évêques de Pamiers, de Carcassonne et de Montauban sont là, ainsi qu’un nombreux clergé venu de l’Ariège et des diocèses voisins ; et des trains spéciaux ont amené une foule énorme. La petite Compagnie est présente, elle aussi, en la personne de M. Tisné le plus illustre des préfets de chœur qu’ait comptés la Maison-Mère, de M. Guillaume, supérieur du séminaire de Carcassonne et de M. Pémartin, visiteur d’Aquitaine. À la fête rien ne manque : ni la splendeur des offices pontificaux, ni l’éloquence que manie magistralement, Mgr Lamothe-Tenet, recteur de l’Institut catholique de Toulouse. Non rien ne manque, pas même la poésie qui célèbre en des vers que l’orphéon accompagne, l’enfant de la paroisse, Jean-Baptiste Anouilh (3).

1931. Trois Filles de la Charité s’embarquent à Gênes pour l’Indonésie. Arrivée à Surabaia le 12 novembre, elles servent les “enfants pauvres et abandonnés”. (R)

1) Circulaires, t. I, p. 123.
2) Annales t.. 110-111, pp. 233-268.
3) Annales, t. 51, pp. 154-161.

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