Ephémérides: 22 janvier

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1646, entretien de saint Vincent avec les Premières Soeurs sur la sainte communion :
« Dieu attend de vous que vous pourvoyiez aux besoins spirituels des Pauvres aussi bien qu’aux corporels. Il leur faut la manne spirituelle, il leur faut l’esprit de Dieu et où le prendrez-vous pour le leur communiquer ? C’est, mes filles en la sainte Communion. Approchons-nous de ce feu pour en êtré d’abord embrasés et puis par notre charité et bon exemple, y attirer les autres. Sachez, mes filles, que la capitale vertu des Filles de la Charité est de bien communier ».

En 1836 , à Cambrai, décès de Soeur Catherine Amblard, Supérieure Générale en 1820. On lui doit la construcyion des infirmeries de la Maison Mère, puis une nouvelle impression des conférences de saint Vincent.

En 1853 , mort de Soeur Frézouls, première victime du typhus qui emporta sept Filles de la Charité à la Santa Casa de Rio de Janeiro (Brésil).

En 1903, à Tourcoing , en l’église du Sacré-Coeur, ont lieu les Obsèques de M. Augustin Sudre, ancien Supérieur du grand séminaire de Cambrai, et vicaire général de l’archidiocèse. Avant­hier, la mort l’a frappé, dans sa quatre-vingt-quatrième année, tandis qu’aux Filles de la Charité de Tourcoing il faisait sa visite trimestrielle. Il y avait cinq ans qu’il s’était retiré à Loos, après avoir dirigé pendant quarante et un ans le grand séminaire de Cambrai. Remarquable est l’unanimité des éloges autour de ce digne Prêtre de la Mission. Et tel fut son prestige que, de son vivant, il semble être entré dans la légende dorée de l’Eglise cambrésienne. Pourtant, à suivre le déroulement de sa vie, à prernière vue, rien d’extraordinaire n’en jaillit. Mais un regard plus Profond montre l’admirable côté de ce Prêtre sans la moindre défaillance, il a incarne l’autorité, l’autorité qui gouverne et l’autorité qui forme.
Au Premier abord, cependant, son exiguité corporelle et son accent, hérité des montagnes albigeoises, qui le virent naître en 1819, auraient pu, à des séminaristes du Nord, sembler peu en harmonie avec ses fonctions de supérieur ; mais, dès le premier soir de cette rentrée de 1857 où, sur la demande de l’illustre cardinal Régnier, nos confrères remplaçaient les prêtres du diocèse dans la direction du séminaire, les deux cents séminaristes puren constater à la façon dont leur nouveau Supérieur, âgé de trente-huit ans, prononçait le mot «Règle », que l’autorité rayonnait de cette âme. Ennemi des bouleversements de régime qui sont la ruine d’un pouvoir, M. Sudre savait, en ses lectures spirituelles — qui étaient toujours un régal et parfois un régal pittoresque — non seulement former au respect immédiat de la Règle, mais enfoncer dans la tête des futurs prêtres la nécessité de la fidélité à un réglement de vie pour un sacerdoce fécond. Dur à lui-même, il était exigeant pour les autres ; s’imposant par une autorité qui lui venait de sa soumission personnelle et consciencieuse à la Règle, M. Sudre fut comme auréolé du respect affectueux de ses quarante générations de séminaristes. Respect affectueux qui devenait crainte révérencielle, et même tremblement physique, quand sonnait le moment de l’appel aux ordres : quel jeune abbé cambrésien n’a pas redouté d’entendre sur les lèvres de M. Sudre la phrase devenue légendaire : «Mon bon ami, je vous appelle pour vous dire que je ne vous appelle pas ! » Et l’on ne riait pas à cet instant, car chacun savait avec quelle conscience, les conseils où les directeurs étudiaient le cas de chaque ordinand, étaient menés par ce supérieur à qui le diocèse de Cambrai doit un solide clergé ; et les mille six cent quatre-vingt-trois prêtres, ordonnés pendant le règne de M. Sudre, pourront éternellement bénir celui qui les a si rudement forgés, Augustin Sudre, vrai forgeron du Bon Dieu1.

  1. X. Sackebant : «M. Augustin Sudre , Supérieur du Grand Séminaire de Cambrai».

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