Ephémérides: 22 février

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

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Author: Jean Gothier, C.M. · Source: Encyclopédie Vincentiennne.
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Les Règles de saint Vincent portent ces mots : « Elles honoreront la pauvreté de Notre-Seigneur, se contentant d’avoir leurs petites nécessités… considérant qu’elles sont Servantes des Pauvres, et qu’ainsi, elles doivent vivre pauvrement ». (R)

En 1705 , à Paris , mort de M. Claude de la Salle. Né le 10 août 1629, à Saint-Germain-en-Laye où son père était «écuyer, garde du corps de la reine mère et du roi», c’est seulement dix jours après sa naissance que Claude fut ondoyé, et les cérémonies du baptême ne furent suppléées que deux ans après. Il étudia au collège de Lisieux, puis à la Sorbonne qui, à vingt-quatre ans, le reçut «maître ès arts». Désireux de se donner à Dieu, il vint trouver Monsieur Vincent. Celui-ci, devant la fragilité de complexion et surtout la faiblesse visuelle du candidat, hésita à l’accepter. Il finit quand même par l’admettre dans la Compagnie, le 20 janvier 1658, mais à la condition que Claude de la Salle restât clerc toute sa vie. Il fut d’abord employé à la sacristie. Cependant sa piété et ses qualités, et aussi la pénurie de prêtres, poussèrent M. Alméras à le faire ordonner, et, en l’espace de trois semaines Claude de la Salle reçut tous les ordres, en 1661. Pendant quarante-quatre ans, il fut le confesseur de la Maison-Mère. Alliant miséricorde et sévérité, douceur et fermeté, science et conscience, M. Claude de la Salle peut être considéré comme le modèle des confesseurs ; et sa notice, — qui mérite lecture, — est comme le traité pratique du parfait directeur (1).

En 1762, à Paris , ouverture de la treizième Assemblée générale. Composée de trente-six membres, elle va élire comme neuvième Supérieur général, M. Antoine Jacquier et lui donner comme assistants : M. Alexis Pertuisot, Supérieur de Cahors et Visiteur de Guyenne; M. Jean Molinier, Supérieur de Figeac ; M. Jean-Joseph Testori, déjà Assistant ; et M. Antoine Holleville, Supérieur de Toul et Visiteur de Champagne (2).

En 1862 , à Téhéran , MM. Jean-Baptiste Varèse et Louis Plagnard fondent le collège Saint-Louis. Ouvert avec une quinzaine d’élèves, l’établissement s’est beaucoup développé sous l’impulsion successive de Mgr Sontag, de M. Guillaume Delteil et de M. Aristide Chatelet, malgré les guerres et les décrets gouvernementaux. En 1952, le collège Saint-Louis de Téhéran donnait l’instruction à cinq cent trente élèves. Ce chiffre laisse deviner aussi la bonne influence que, depuis un siècle, les Prêtres de la Mission ont eue sur la population. Lorsque, vers la fin de 1861, M. Varèse et M. Plagnard s’installèrent à Téhéran, dans une petite maison de louage, dont ils transformèrent l’une des chambres en église dédiée à Marie Immaculée, ils découvrirent dans la ville à peu près quatre-vingts catholiques, dont la plupart étaient d’ailleurs Européens (3).

En 1865, incendie de la Maison Provinciale de Turquie : quatre enfants sont carbonisés et les 120 orphelines sont sur le pavé avec une quarantaine de Soeurs. La muraille sud en s’effondrant écrase 60 personnes, dont un pacha à cheval. Les Soeurs sont arrivées en Turquie en 1839 et la Province érigée en 1864.(R)

En 1940, mais à une date approximative, mort de M. Tch’en, Lazariste, assassiné alors qu’il revenait de donner l’Extrême-Onction à un mourant : l’homme qui l’accompagnait ayant essayé de le défendre a été tué avec lui.

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1) Notices II, pp. 463-496.
2) Recueil des Principales Circulaires des Supérieurs généraux C.M., 1879, t. II, pp. 6 sq.
3) Annales , t. 117, pp. 200-201, t. 27, pp. 496-499.

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