Ephémérides: 18 octobre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1655. Saint Vincent explique aux premières Sœurs quelle est la fin de la Compagnie : “Vous vous êtes données à Dieu principalement pour vivre en bonnes chrétiennes, pour être bonnes Filles de la Charité, pour travailler aux vertus propres à votre état, pour assister les pauvres malades, non en une maison seulement comme celles de l’HôtelDieu, mais partout, comme faisait Notre-Seigneur qui n’avait point d’acception, car Il assistait tous ceux qui avaient recours à Lui”. (R)

1661. Monsieur Alméras réunit les Filles de la Charité. C’est sa première conférence en tant que Supérieur Général. Le thème est “de la nécessité de travailler à la vertu.” Il termine l’entretien par cette prière : “Je prie Notre Seigneur… qu’il lui plaise verser sur nous l’esprit d’humilité, de simplicité, de charité qui est l’esprit de cette Compagnie et la grâce de travailler à la pratique des vertus qui se présentent à nous.” (C)

1684. De Paris, le supérieur général, Edme Jolly, adresse à la Compagnie, une lettre doctrinale sur la manière de faire l’oraison. Des échos lui sont parvenus que des confrères, et spécialement des jeunes, prônent un genre d’«oraison élevée, extraordinaire» et qu’au nom de la pure contemplation ils ont l’audace de combattre la répétition d’oraison telle qu’elle se pratique dans la Compagnie. Ces novateurs étaient tout simplement gagnés par le quiétisme qui commençait à percer en France et qui allait bientôt lancer Bossuet dans de massives attaques contre les aristocratiques nuances de Fénelon et valoir à ce dernier l’exil sur le siège de Cambrai (1).

1684. Dominique Desclaus de Mesplez, évêque de Lescar, diocèse rattaché aujourd’hui à celui de Bayonne, ratifie le contrat par lequel, le 2 novembre précédent, le maréchal de Gramont assignait une somme de 40.000 livres aux Prêtres de la Mission pour qu’ils établissent un séminaire dans la ville de Pau. L’évêque de Lescar a un certain mérite à approuver ce contrat : il lui a fallu, en effet, passer outre aux petites manœuvres — bien compréhensibles — des Révérends Pères Jésuites : les fils de saint Ignace auraient voulu se faire attribuer une partie de la somme rondelette qui, des mains du maréchal, tombait comme une manne céleste, et ils offraient en échange de recevoir les séminaristes dans le beau collège que le roi Henri IV leur avait donné à Pau. Le mérite de Mgr Desclaux de Mesplez qui est né à Dax — en Gascogne ! — est, en l’occurrence, d’une qualité rare : car, du mariage qu’avant d’entrer dans les Ordres il a contracté, il a eu un fils, et ce fils est entré chez les Révérends Pères Jésuites… Telles sont les malices de l’Histoire. En ratifiant aujourd’hui le contrat qui installe la petite Compagnie dans la capitale du Béarn, Mgr Desclau de Mesplez a infirmé à l’avance le jugement qu’un historien a porté sur lui : «Il gouverna son diocèse trop longtemps en bon père» (2). En tout cas, dès 1685, les Prêtres de la Mission inaugurent le séminaire de Pau. Ils s’y maintiendront jusqu’à la Révolution et pendant un certain nombre d’années, ils y recevront même les futurs prêtres des diocèses de Bayonne et d’Aire, alors dépourvus de séminaires (3).

1700. Le duc de Saint-Aignan, gouverneur de la ville du Havre, et sa femme, sont venus à Paris pour signer avec Mère Julienne Laboue et les trois officières un contrat d’établissement de quatre Sœurs à Saint-Aignan, village à la périphérie du Havre. Les Sœurs sont appelées pour le service et soulagement des pauvres malades et vieillards à l’hôpital et à domicile et pour l’école aux petites filles. (C)

1882. Établissement de la Congrégation de la Mission en Hollande. (R)

1882. À Wernhout, en Hollande, dans le diocèse de Bréda, vient se réfugier l’École apostolique de Loos. Il y a deux ans à peine que, par les soins de M. Eugène Bodin, elle s’est installée dans la banlieue de Lille. Sous les coups des lois de Jules Ferry, elle doit quitter la France (4).

1930. Une Sœur commence à Ugento (Italie) la visite des prisonniers et le catéchisme. Le dimanche, elle lit les prières de la Messe dans la tribune de la chapelle de la prison pour que les prisonniers comprennent mieux le sens de ce Saint Sacrifice, et dans un parloir ensuite, elle reçoit ceux qui veulent lui parler. (R)

1) Circulaires, t. I, p. 182. J
2) Jean : Les Évêques et Archevêques de France depuis 1682 jusqu’à 1801, p. 85.
3) Notices, III, p. 709 ; Annales. t. 63, p. 628.
4) Annales, t. 117 p.86 ; t. 114-115, pp. 24-25.

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