Ephémérides: 18 novembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1914. Les religieux français doivent quitter la Turquie à cause des hostilités. M. Lobry, Directeur des Sœurs, est condamné à mort par contumace. Il réussit à partir le ler décembre et reste à Salonique où il aura un magnifique travail sacerdotal à accomplir parmi les soldats de l’armée d’Orient. Il peut garder contact avec nos Sœurs dispersées. A Zeitenlik, il organise deux hôpitaux avec 4 000 malades soignés par nos Sœurs qui se dévouent aussi à Monastir et sur le bateau-hôpital Charles-Roux dont les aumôniers sont Lazaristes. Le 11 avril 1915, le Saint-Père écrivait au Supérieur Général la satisfaction qu’il éprouvait pour la sollicitude des enfants de saint Vincent actuellement aux armées d’Orient. (R)

1935. À Vichy, épuisé par le surmenage que sa charité lui a imposé, M. Henry Watthé meurt, à l’âge de cinquante-sept ans. Sa géniale création, la Maison du Missionnaire, dit ce que fut ce fils de Monsieur Vincent. Elle dit d’abord sa souffrance : quand, au lendemain de la Grande Guerre où il a noblement servi la France, M. Watthé apprend qu’il ne peut retourner en Chine, quel déchirement pour ce missionnaire qui a consacré les dix premières années de sa vie sacerdotale à des villageois du Kiangsi ! Et pour une misérable question de santé il ne peut retourner vers eux ! La “Maison du Missionnaire” dit aussi le martyre, — le vrai martyre moral — que le l’ère Watthé dut subir pour faire jaillir du sol ces cinq étages : leur beauté, leur confort, et le rayonnement catholique et français dont ils sont le foyer, doivent leur réalité au fait que dans les fondations de sa maison le Père Watthé a mis les douleurs qu’enfantèrent pour lui les incompréhensions et même les calomnies les plus odieuses… La Maison du Missionnaire dit aussi le zèle de son fondateur : puisque, lui, ne peut plus aller évangéliser les Chinois, il construit ce havre d’apostolique repos pour prolonger de vingt ans la santé, les forces et la vie de cinquante pour cent des missionnaires” ; et, du coup, le rayonnement sacerdotal du Père Watthé n’est plus limité à un coin de Chine, car, en l’espace de treize ans, de 1922 a 1935, ce sont quatre mille missionnaires de tous ordres et de tous pays qui, rétablis, peuvent repartir vers les missions du monde entier… La Maison du Missionnaire, de plus, clame l’amour du Père Watthé pour ses frères d’apostolat : ce sont les pénibles conditions matérielles dans lesquelles se trouvaient les missionnaires durant leur cure thermale à Vichy qui lui ont inspiré son œuvre ; et c’est de ce même amour que procède l’ambiance joyeusement réconfortante qui continue d’accueillir tous les missionnaires durant leur séjour chez les fils de saint Vincent… La Maison du Missionnaire dit enfin la foi et l’optimisme de ce prêtre qui, à lui seul, a déclenché un mouvement de générosité nationale, -officielle et populaire, – à l’égard de ceux qu’il appelait “les pionniers de la civilisation”. Foi et optimisme dignes du Flamand qu’il était, car c’est à Houtkerque, où il naquit le 6 août 1878, que l’épopée missionnaire d’Henry Watthé a commencé ; tandis que dans sa tête d’enfant des horizons infinis de la Mer du Nord inscrivaient leur appel à l’aventure lointaine, sa maman lui parlait, en chrétienne, de ces pays qui portent des hommes ignorants de Dieu. Le génie charitable d’Henri Watthé, est digne de celui de saint Vincent. Et son âme chevaleresque a bien mérité une demeure de choix dans la vraie et éternelle Maison du Missionnaire (1).

1944. À Zulpich (Cologne) mort d’une Fille de la Charité victime du bombardement. (R)

1) Bulletin des Missions des Lazaristes, année 1935, pp. 382-383 ; La Maison du Missionnaire, compte-rendu 1935-1936, p. 51 ; C. Hire-Leroy : La belle vie d’Henry Watthé, missionnaire.

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