Ephémérides: 17 juin

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1841. À Tauris, capitale de la province persane de l’Azerbedjan, et surnommée «la coupole de l’islamisme», M. Augustin Cluzel, le futur délégué apostolique, M. Darnis, ainsi que le Frère Louis-Paul David arrivent pour établir une mission arménienne. M. Ambroise Fornier, préfet apostolique, les y attendait depuis quelques mois. L’établissement de la petite Compagnie à Tauris était le résultat de l’intervention de M. Eugène Boré, alors en mission scientifique en Orient, et qu’accompagnait M. Scaffi. Le visiteur de Constantinople, M. Leleu, avait chargé M. Scaffi d’enquêter sur place pour voir les possibilités d’une fondation. L’installation de MM. Cluzel et Darnis se heurta à l’opposition du peuple arménien excité par son évêque schismatique ; nos confrères durent se replier à Ourmiah. Mais, cinquante ans plus tard, et exactement le 17 juin aussi, Mgr Lesné, délégué apostolique, installait à Tauris, pour la plus grande satisfaction des catholiques arméniens, M. Auguste Malaval et M. Ernest Mas, et inaugurait le travail lazariste. Tauris, depuis, est devenu Tabriz. (1).

1886. À La Rochelle, dans la chapelle du grand séminaire, ont lieu, devant une forte affluence d’ecclésiastiques, les funérailles de notre confrère, M. Pierre Mondou, décédé le 14 juin, à l’âge de quatre-vingt-un ans. Deux villes se sont partagé sa vie : Montauban, La Rochelle. A Montauban, M. Mondou naît, le 28 août 1805, étudie sur les bancs où s’est assis Jean-Gabriel Perboyre, reçoit l’onction sacerdotale et enseigne au grand séminaire jusqu’en 1845. Cette année-là, il entre dans la Congrégation. Son premier poste de Lazariste n’est qu’un entracte de cinq ans, à Evreux ; puis il fait partie de l’équipe qui prend la direction du séminaire de La Rochelle, en 1851. Il y reste jusqu’à sa mort, c’est-à-dire pendant trente-cinq ans. Il y arrivait avec une belle expérience de l’enseignement théologique que, d’ailleurs, son infatigable travail enrichissait toujours. Le diocèse de La Rochelle se glorifie d’avoir eu ce maître pour former ses prêtres, et la Semaine religieuse lui a consacré un article élogieux qui contient ces lignes caractéristiques : «En classe, M. Mondou était un savant ; en chaire et à l’autel, un saint ; en récréation, un homme aimable ; dans les relations intimes, il était tout cela à la fois» Si l’état, de sa vue le lui avait permis, M. Mondou aurait étendu par ses écrits le bienfaisant rayonnement de ses connaissances variées. Il avait conçu bien des plans d’ouvrages ; il n’en a publié qu’un seul, intitulé : Le Catholicisme justifié devant le XIXe siècle. Ce fort volume de huit cent dix-huit pages, qui était une solide justification de l’ordre surnaturel et paraissait à une heure opportune, fut favorablement accueilli (2).

1) Annales, t. 50, pp. 586-601 ; t. 67, pp. 86-91 ; t. 117 p. 187.,
2) Annales, t. 61, pp. 461-464.

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