Ephémérides: 17 janvier

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1660. Sainte Louise écrit à Soeur Marguerite Chétif à Arras : « Ne trouvez-vous point de filles qui aient envie de se donner en la Compagnie pour le service de Notre-Seigneur en la personne des Pauvres ? Vous savez qu’il faut des esprits bien faits et qui désirent la perfection de véritables chrétiennes, qui veuillent mourir à elles-mêmes par la mortification et le véritable renoncement déjà fait au saint baptême pour que l’esprit de Jésus-Christ soit établi en elles, et leur donne la fermeté de la persévérance à cette manière de vie toute spirituelle, quoique ce soit par de continuelles actions extérieures qui paraissent basses et ravalées aux yeux du monde mais grandes devant Dieu et ses anges ». (R)

1661. À Saint-Lazare , la première Assemblée générale choisit comme successeur de saint Vincent, M. René Alméras. Les fonctions importantes que Monsieur Vincent lui a confiées, le fait d’avoir été désigné comme vicaire général par le saint fondateur lui-même, enfin et surtout, ses vertus solides et bien connues, tout cet ensemble devait attirer sur la personne de M. Alméras les suffrages de l’Assemblée. Il y eut pourtant un hésitant : M. Gilbert Cuissot, supérieur de Cahors et visiteur d’Aquitaine. Ses perplexités lui valurent d’être le bénéficiaire d’un incident extraordinaire : le récit en est écrit et signé par M. Gilbert Cuissot lui-même. Donc, le vénérable supérieur de Cahors est irrésolu parce qu’il songe aux lignes écrites par Monsieur Vincent dans les Constitutions et qui exigent, entre autres qualités, que le Supérieur général ait bonne santé et bonne conformation corporelle. Or, depuis plusieurs années, M. Alméras est malade à diverses reprises, il a même été à deux doigts de la mort ; et, trois jours avant le décès de Monsieur Vincent, n’a-t-on pas, de Richelieu, ramené M. Alméras sur un brancard ? Et, d’autre part. M. Vincent ne désigne-t-il pas lui-même M. Alméras comme son successeur ?… Tout à coup une pensée traverse les incertitudes du député d’Aquitaine : l’Eglise n’a-t-elle pas été gouvernée par saint Grégoire qui avait mauvaise santé ? Pourquoi alors un malade ne pourrait-il pas conduire la Congrégation qui est tout de même plus petite que l’Eglise? Cependant le moment est venu où M. Cuissot doit sur son billet inscrire un nom. Comme pour un suprême appel à la lumière divine, il lève les yeux au ciel et… il voit Monsieur Vincent, avec toutes les apparences d’une parfaite santé, tel qu’il l’a connu, et il entend tomber de ses lèvres les mots par lesquels, jadis, Rébecca décida Jacob à recevoir la bénédiction d’Isaac, à la place d’Esaü : «Je prends sur moi ta malédiction, mon fils.» Toute hésitation tomba devant de telles lumières. Et M. Cuissot, qui ne mourut qu’en 1684, put vérifier combien le choix de la première Assemblée avait été heureux : malgré toutes ses infirmités, et malgré le choc qu’il éprouva en voyant tous les suffrages se porter sur lui, M. René Alméras gouverna, pendant douze ans, la petite Compagnie. Non seulement il la maintint en état de ferveur, mais, grâce aux cent dix prêtres et aux cent vingt frères qui y furent admis pendant son généralat, il put conserver tous les établissements déjà existants et en ouvrir huit nouveaux : sept en France : Metz, Fontainebleau, Amiens, Noyon, Saint-Brieuc, Lyon et Narbonne. En Italie, M. Alméras accepta le séminaire de Naples. A la mort du premier successeur de Monsieur Vincent, la Compagnie comptait trente-quatre établissements1.

1944. En Italie, mort de quatre de nos Sœurs au milieu de leurs malades à l’hôpital de Chiaravalle sous le bombardement. Parmi elles, Soeur Collini, 22 ans, troix de vocation. (R)

  1. Circ . I, 27-30. Not . III, 229-258. Not . II, 142-147. Annales , t. 62, pp. 148-153.

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