Ephémérides : 15 septembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1627. À Saint-Germain-en-Laye, Louis XIII signe les lettres confirmant l’union du collège des Bons-Enfants à la Compagnie. (1).

1736. À la demande du Prieur de l’abbaye de Rebais, un contrat est signé par son procureur, Mère Julienne Jouvin et les sœurs Officières pour l’établissement de trois Sœurs à l’hôpital Saint-Roch et Sainte-Marguerite de Rebais-en-Brie et pour l’instruction des petites filles de la ville. (C)

1760. Le procureur des Administrateurs de l’hôpital de Montluel signe avec Mère Madeleine Lemaître le contrat d’établissement de quatre Sœurs pour le service des malades et de la pharmacie de l’hôpital. Les Sœurs sont envoyées le 27 octobre. (C)

1806. À Paris, en la Maison-Mère des Filles de la Charité, rue du Vieux-Colombier, M. François-Florentin Brunet, vicaire général de la Mission, meurt à l’âge de soixante-quinze ans. Né à Bulgnéville, en Lorraine, il entra à l’âge de seize ans dans la Compagnie. Chargé d’enseigner la philosophie, puis la théologie aux séminaristes de Toul, il est, à partir de 1757, supérieur du grand séminaire d’Amiens ; il y reste quinze ans ; puis il s’en va diriger successivement les séminaires de Soissons, de Châlons-sur-Marne et de Poitiers ; en ce dernier poste, il est en même temps visiteur du Poitou. En 1788, l’Assemblée générale le donne comme deuxième assistant au nouveau supérieur général, M. Cayla de la Garde. Malgré son labeur ordinaire, M. Brunet a trouvé le moyen de composer divers ouvrages, parmi lesquels des Elementa Theologiae…, en cinq volumes, un Traité des devoirs des pénitents et des confesseurs, et surtout son Parallèle des Religions, en cinq volumes, dont le Dictionnaire historique de Feller, donne cette appréciation : «compilation un peu longue, mais pleine de recherches et où l’auteur a mis à contribution les travaux des plus habiles écrivains modernes» (2). Pour M. Brunet, la tourmente révolutionnaire sonna le glas de ses heures studieuses. Après avoir failli perdre la vie lors du pillage de Saint-Lazare, il inaugura une période d’existence qui fit de lui l’ange consolateur du Supérieur général. Il accompagna, en effet, M. Cayla dans les pérégrinations pénibles et périlleuses qui conduisirent le successeur de saint Vincent à Rome. M. Brunet l’y assista jusque dans l’agonie qui, en libérant M. Cayla de ses douloureux soucis, les fit retomber sur lui-même. Vicaire général, M. Brunet, pendant six ans, a fort à faire pour sauvegarder l’héritage de saint Vincent. Il veut d’abord le rétablissement de la Compagnie en France et obtient de Napoléon un décret en ce sens. Mais il n’aboutit pas à se faire donner, dans la capitale, le logement qui aurait permis de rassembler les confrères dispersés. Par contre, il les réinstalle à Valfleury et il aurait pu ouvrir davantage de maisons si, à Rome, M. Sicardi avait su entrebâiller les fenêtres de son esprit sur un plus large horizon : celui de l’intérêt général de la Compagnie. Les soucis ont eu raison, presque d’un seul coup, de la robuste santé lorraine de M. Brunet : il a vraiment donné sa vie pour la famille vincentienne et il a pratiqué l’héroïsme de l’amabilité ; car, accablé sans arrêt par les difficultés s’opposant à sa volonté de restauration, il a toujours dissimulé ses peines sous les dehors les plus amènes : la sévérité, il la gardait pour lui, aux autres, il ne donna que la plus indulgente douceur (3).

1) Actes du Gouvernement p. 9.
2) Dictionnaire Historique, Paris, 1848, t. II, p. 260.
3) Annales, t. 76. pp. 119-121. 274- 278, 390-406.

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