Ephémérides: 15 février

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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En 1766, à l’infirmerie royale de Versailles, décès de Soeur Lemaître 15ème Supérieure de la Compagnie de 1748 à 1754 et de 1760 à 1763.

En 1811 , à Paris , Napoléon donne l’ordre à Savary, ministre de la Police, d’arrêter M. Hanon, vicaire général de la Congrégation de la Mission. L’Empereur voulait enlever au supérieur des Lazaristes la direction des Filles de la Charité. M. Hanon, qui vit quel danger courait alors l’unité d’esprit dans leur compagnie, s’opposa nettement à la volonté impériale. Sentant venir l’orage, il avait obtenu du Pape des pouvoirs extraordinaires pour les Visiteurs, afin que, lui manquant, l’administration de la Congrégation pût cependant continuer régulièrement. C’est dans le Piémont, à Fénestrelle , que M. Hanon fut incarcéré. Il le fut d’ailleurs en fort bonne société, puisque, dans cette même prison, se trouvaient le Cardinal Pacca et plusieurs prélats de la Cour romaine. A l’approche des Alliés, M. Hanon fut interné à Bourges, et, enfin libéré le 13 avril 18141.

En 1924, La Circulaire ministérielle du 23 octobre 1923 qui proscrit en Turquie tout emblème religieux dans les écoles est mise à exécution. Cela touche 36 écoles religieuses recevant près de 13 000 élèves, et celles de nos Confrères et de nos Soeurs sont comprises dans cette mesure.

En 1831 , à Paris, ameutée, la veille, à l’occasion du service célébré à Saint-Germain-l’Auxerrois pour l’anniversaire du duc de Berry, la populace pille l’Archevêché. Avec bien d’autres choses, disparut l’argent destiné à payer la châsse de saint Vincent. A ce moment, l’oeuvre d’art se trouvait chez M. Odiot, l’orfèvre qui la conçut. Aux premières heures de la révolution de juillet 1830, les pillages se multipliant dans Paris, on avait eu des inquiétudes pour la châsse et le corps de saint Vincent. Le 27 août, les reliques furent mises dans une caisse, et M. Nozo, le futur Supérieur général, fut chargé de la transporter à Roye, en Picardie. En cette ville, près du collège communal que les Lazaristes dirigeaient depuis 1826, une petite maison fut achetée par les soins du frère Charles Lefèvre, chargé des dépenses du collège, et il y fit aménager, par un maçon étranger à la ville, un caveau dissimulé sous un four. C’est là que le corps de saint Vincent resta jusqu’en avril 1834, date à laquelle il fut ramené à Paris. A cette occasion, la chapelle de la Maison-Mère, fermée depuis juillet 1830 au public, ouvrit à nouveau ses portes à la foule des pèlerins. Quant à la châsse, pour le paiement de laquelle l’orfèvre provoqua un procès, elle sera définitivement acquise par Mgr de Quélen, grâce à l’appel qu’il lancera à la générosité parisienne2.

En 1928, à Rome, le Souverain Pontife érige en Préfecture apostolique la mission de Surabaja, dans l’île de Java. Nos confrères hollandais l’ont prise en charge en 1923. Aujourd’hui, Pie XI leur assigne un territoire d’environ six mille kilomètres carrés, peuplé d’un million et demi d’habitants, dont dix mille cinq cents catholiques. Mgr Théophile de Backere, ancien supérieur de Wernhout, en est le premier préfet apostolique3.

En 1945, à la crèche d’Anvers, Soeur Vanlierde meurt, victime du bombardement. Elle avait 35 ans et neuf de vocation.

  1. Annales , t. 75, pp. 153 et 315.
  2. Vandamme : « Le corps de saint Vincent de Paul », pp. 131-149.
  3. Annales , t. 117, pp. 203 sq.

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