Ephémérides: 14 août

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1658. À Varsovie, mort de M. Charles Ozenne. Il n’a que quarante-cinq ans. Né à Nibal, dans le diocèse d’Amiens, le 18 avril 1613, il a été reçu à Saint-Lazare par Monsieur Vincent, le 10 juin 1638. Pendant plus de dix ans, il a prêché des missions dans les villages de Champagne. Puis, il fut chargé d’aller prendre en Pologne la succession de AI. Lambert, décédé en janvier 1653. La reine Louise-Marie de Gonzague avait écrit à Monsieur Vincent : «Enfin, Monsieur, si vous ne m’envoyez un autre M. Lambert. je ne sais plus que faire.» Accompagné d’un clerc de la Mission et de plusieurs religieuses de la Visitation que la reine appelait à Varsovie, M. Ozenne, au mois d’août 1653, traverse les Pays-Bas pour aller s’embarquer à Hambourg. En pleine mer, le navire est capturé par des corsaires anglais, et nos voyageurs emmenés à Douvres. Bien qu’on ne les juge pas de bonne prise, ils y sont retenus jusqu’au mois d’octobre. Enfin, après un nouvel embarquement à Calais, Charles Ozenne arrive à Varsovie vers la mi-janvier 1654. La peste y sévit : belle occasion pour le missionnaire de se lancer dans le dévouement charitable. Louise-Marie de Gonzague fait obtenir à M. Ozenne la cure de Sainte-Croix de Varsovie. Bientôt toutes les œuvres marchent à souhait. Mais la guerre — une fois de plus — va désoler la Pologne. Le Roi de Suède a franchi les frontières avec une armée formidable. Le souverain polonais, Jean-Casimir, et la reine qui se retirent en Silésie, veulent que Charles Ozenne les y suive, ainsi que les Filles de la Charité et les Visitandines, pour les soustraire aux horreurs de la prise de Varsovie. L’exil durera deux ans. Quand Charles Ozenne rentre dans la capitale, c’est pour constater que les trois maisons de la petite Compagnie à Varsovie, et les cinq autres qu’elle possédait dans la campagne, sont détruites. Courageusement, il entreprend l’œuvre de restauration. Mais moins d’un an après, il est emporté par la fièvre. En une phrase, Monsieur Vincent a fait de Charles Ozenne un bel éloge funèbre : «Depuis son entrée en la Compagnie, il a toujours fui le mal et fait le bien avec beaucoup d’application et de fruit. Il y était fort candide, doux et exemplaire. Dieu en est maintenant sa récompense» (1).

1937. À Rome, Pie XI signe les bulles qui font de M. Charles-Albert Gounot, le coadjuteur avec future succession de Mgr Lemaître, archevêque de Carthage et lui confère le titre d’archevêque de Marcianopolis. Le nouveau prélat a cinquante-trois ans. La terre d’Afrique ne lui est pas étrangère, puisque, avant de diriger le séminaire de Montauban où le choix du Pape vient le chercher, il a été supérieur de Constantine pendant huit ans (2).

1) Notices, III. p. 148-154 ; Coste, II, pp. 210-217.
2) Annales, 10. pp. 159-160.

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