Ephémérides: 12 février

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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Sainte Louise a consulté saint Vincent pour une jeune femme qui se prépare au mariage en faisant une retraite : ses conseils portent la marque du temps, mais cette lettre montre une forme d’apostolat usitée dès les premiers temps de la Compagnie.

En 1659, Saint Vincent écrit à Soeur Françoise Ménage : « Je loue Dieu des bonnes dispositions qu’il vous donne pour vous rendre de plus en plus agréable à ses yeux. Vous parviendrez à ce bonheur si vous pratiquez bien l’humilité, la douceur et la charité envers les Pauvres et envers vos Soeurs. Je prie Notre-Seigneur qui nous a donné t’exemple de ces vertus qu’Il vous fasse cette grâce ».

En 1800 , à Rome , mort de M. Félix Cayla de la Garde, dixième Supérieur général de la Congrégation de la Mission. Né dans le Rouergue, le 19 février 1734, il entre, à seize ans, dans la petite Compagnie. L’Assemblée générale, tenue en l’an 1788 le choisit comme successeur de M. Jacquier. Le généralat de M. Cayla fut marqué par de douloureux événements. Mais avant qu’ils ne se déclenchent, le neuvième successeur de saint Vincent est désigné pour remplacer, aux Etats généraux de 1789, un des six députés du clergé de Paris. Il fait face à ces responsabilités d’un genre particulier, avec sa distinction innée, une belle hauteur de vues et surtout avec un courage que les dangers ne font pas fléchir. Sans hésiter, il s’élève contre le serment schismatique demandé au clergé. Libéré de son rôle de député, il se consacre tout entier aux affaires de la petite Compagnie, s’efforçant de donner à tous, les directives que les circonstances imposent. Le 13 juillet 1789, c’est le pillage de Saint-Lazare. Malgré tous les conseils contraires, M. Cayla reste à son poste dans la Maison-Mère dévastée. Cependant, les massacres de septembre 1792 vont l’obliger à se cacher, et à sortir de France. A ce moment, des sept provinces lazaristes françaises, et des soixante-dix-huit maisons qui les composent, il ne reste à peu près rien. Acceptant l’invitation qui lui en est faite, M. Cayla va résider quelque temps à la maison de Manheim . Un bref de Pie VI, en date du 11 mars 1794, demande au Supérieur général de venir habiter à Rome. M. Cayla s’y rend. Installé dans la maison de Saint-André du Quirinal, il va pouvoir, de là, être témoin de nouveaux désastres : l’entrée de Bonaparte en Italie est fatale aux deux provinces missionnaires de la Péninsule. Et, pour compléter sa croix, M. Cayla reçoit d’Alger, de Pologne et de Constantinople, de mauvaises nouvelles. Devant cette accumulation de ruines matérielles et morales, le Supérieur général garde une magnifique sérénité d’âme et s’efforce de réconforter par ses lettres tous ceux de ses enfants qu’il peut atteindre. Ainsi, pendant ses douze ans de généralat, par son inaltérable confiance en la Providence et par tout le martyre intérieur qu’elle suppose et qui s’ajoute au courage de tous les fils de saint Vincent qui, pour la plupart tinrent bon sous la tourmente révolutionnaire, M. Cayla a entassé les mérites qui vaudront plus tard à la petite Compagnie un solide renouveau1.

En 1931 , à Kiukiang , dans le Kiangsi, après quarante-quatre années de séjour ininterrompu en Chine, dont vingt d’épiscopat, et après avoir vu plusieurs fois de très près le martyre, Louis Fatiguet, vicaire apostolique de Nanchang, achève sa belle vie. Admirable propagateur de la foi, il a ouvert à l’Evangile dix sous-préfectures nouvelles. En même temps qu’architecte des âmes. il a bâti d’après ses propres plans, de nombreuses églises, entr’autres, la résidence et cathédrale de Kiukiang2.

En 1955, à Nitra, en Slovaquie, mort de M. Häring qui se dévoua avec M. Danielik, premier Directeur, lors de la fondation de la Province de Tchécoslovaquie (1922). Interné le 4 mai 1950 au camp de concentration de Svaty Benadik et de Bel Slatiny, il meurt à l’Hôpital de Nitra.

  1. Notices sur les Prêtres, Clercs et Frères C.M. 1910, t. V, pp. 11-31. Amédée Allou, « Précis de l’Histoire de la C.M. » 3e partie, chap. I.
  2. Annales , t. 96, pp. 587 sq.

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