Ephémérides: 11 janvier

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1659. Sainte Louise écrit à saint Vincent au sujet de notre genre de vie : “Quelques esprits délicats de la Compagnie ont répugnance à ce mot de “confrérie” et ne voudraient que Société ou Communauté. Je pris la liberté de dire que ce mot était essentiel… et qu’il signifiait « sécularité » ; que la Providence y ayant fait ajouter Société et Compagnie, cela nous apprenait que nous devions vivre régulièrement en observant les Règles que nous avons reçues en l’établissement de notre Confrérie”. (R)

1889. À Saint-Walfroy, à cinq heures et demie du matin, M. Antoine Flagel, premier supérieur du pèlerinage, premier directeur des Filles de la Charité de Belgique, vicaire général honoraire de La Rochelle, vicaire général du cardinai Langénieux, archevêque de Reims, meurt dans sa quatre-vingt-septième année. C’est le grand séminaire de Saint-Flour qui a donné ce prêtre éminent à la petite Compagnie. Car M. Flagel naquit dans le solide Cantal, le 2 octobre 1802. Et c’est probablement au contact de Jean-Gabriel Perboyre, alors supérieur de la pension ecclésiastique de Saint-Flour, qu’il sentit naître sa vocation de Prêtre de la Mission. Fils de Saint-Vincent, M. Flagel l’a été pleinement, saintement ; et il a fait bénir et il fait bénir encore la Congrégation de la Mission. Professeur dans les grands séminaires de Saint-Flour et d’Albi, premier supérieur du grand séminaire de Sens dont nous reprenions possession avec lui en 1839, supérieur de Notre-Dame de Valfleury, supérieur du grand séminaire de La Rochelle, tous ces postes qu’il occupa de 1832 à 1868, ne firent que préparer M. Flagel à donner sa totale mesure sur la montagne de Saint-Walfroy. Il y fut appelé par Mgr Landriot, qui, comme évêque de La Rochelle, avait hautement apprécié son supérieur de séminaire, et qui, devenu archevêque de Reims, voulait confier le célèbre pèlerinage ardennais à une congrégation religieuse. Le choix de Mgr Landriot fut heureux. Pendant vingt ans, M. Flagel se dévoue tellement à sa tâche, et avec un tel savoir-faire qu’on a pu, à juste titre, l’appeler le «créateur de Saint-Walfroy». Chaque année voit un édifice nouveau ou une amélioration matérielle apparaître au sommet de la sainte montagne et le rayonnement spirituel du pèlerinage va de pair avec ces transformations visibles. Missionnaire dans l’âme, M. Flagel sait attirer et faire vibrer les grandes foules aussi bien que les pèlerins isolés, tel Louis Veuillot. M. Flagel a, dans la simplicité, l’art suprême de l’éloquence, parce que ses pensées et ses mots jaillissent d’une âme en contact permanent avec Dieu. Mais sa plus grande joie aura été d’avoir pu inaugurer dans l’ermitage de Saint-Walfroy les retraites pastorales ; jusqu’à sa mort, pendant treize ans, il les prêchera chaque année, et sans jamais se répéter, tant il savait de ses méditations personnelles sur le sacerdoce tirer de substantielles pensées. Sur toutes les âmes, – âmes de prélats, de prêtres, de simples fidèles, – son âme agissait, parce que, dans une discrétion qui est le signe de leur authenticité, toutes les vertus y fleurissaient, et surtout une bonté inaltérable et équilibrée. Est-il étonnant que M. Flagel ait été surnommé «le saint de la Montagne» ?1

1912. Décès à la Maison-Mère de Sœur Marie Mauche qui y exerçait la charge de Supérieure Générale depuis deux ans. Née à Tarascon le 2 janvier 1845, elle eut comme compagne à Alexandrie d’Egypte Sœur Legras qui deviendra martyre en Chine, et à Reuilly, Sœur Catherine qui sera canonisée. (R)

  1. Sources : «Notice sur M. Plagel, prêtre de la Mission, premier supérieur de Saint-Walfroy». Balan-Sedan 1899.

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