Ephémérides: 10 janvier

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1657. Sainte Louise écrit aux Sœurs de Brienne : “Oh ! qu’il fait bon commettre toutes ses affections et tous ses soins à la divine Providence. C’est un moyen pour avoir la paix du cœur que je supplie Notre-Seigneur vous donner”. (R)

1859. À Paris, au Palais des Tuileries, Napoléon III signe le décret qui autorise le Père Étienne à accepter la rétrocession d’une maison sise au n° 97 de la rue de Sèvres. C’est le sieur Louis-Michel Illide de Veau de Robiac, qui, par acte notarié et moyennant la somme de cent dix-sept mille francs, en monnaie de l’époque, cède cet immeuble qui va permettre à la Maison-Mère de prendre une nouvelle ampleur. C’est en effet sur l’emplacement de cette propriété qu’aux alentours de 1929, le T.H.P. Verdier fera construire le bâtiment du 97, rue de Sèvres. Le rez-de-chaussée deviendra par la suite la salle de nombreuses réunions, par exemple celle des dernières Assemblées générales1.

1922. À Cuttack, dans l’Inde, arrivent les premiers Lazaristes. Ils sont envoyés par la Mission de Madrid. Sous la direction du Père José-Maria Fernandez, ils prennent la succession des «Missionnaires de Saint-François de Sales d’Annecy», qui, depuis 1849, ont généreusement peiné dans ces régions païennes. La guerre de 1914, en diminuant le nombre des ouvriers apostoliques, a obligé leur évêque à solliciter de la Propagande la venue d’une autre Congrégation dans le diocèse de Cuttack. Nos confrères d’Espagne ont bien voulu se charger de la relève. Dès leur arrivée, ils reçoivent en héritage, avec environ sept cents chrétiens dont cinq cents sont des fonctionnaires anglais ou anglo-indiens, une centaine d’hectares de terre labourable, huit églises, trois chapelles, neuf écoles, huit résidences habitables et quinze autres qui sont complètement ruinées. Les Lazaristes madrilènes ont bien travaillé. Malgré la fièvre noire qui, dans les renforts survenus avec les années, a fait des victimes, — dix prêtres et un frère — et malgré tous les autres méfaits du climat, de beaux résultats s’inscrivent à leur actif. Grâce au rayonnement des œuvres de bienfaisance, des institutions sociales et culturelles, le pays se christianise, la lamentable condition de la femme s’améliore, et le nombre des catholiques s’élève maintenant à quinze mille. En 1940, nos confrères avaient la joie d’accueillir les premières Filles de la Charité, venues d’Espagne, elles aussi. En 1946, le premier prêtre autochtone était ordonné, et, cette même année, le territoire était érigé en vice-province, et M. Pablo Tobar en était le premier supérieur majeur. Trois ans plus tard, il est devenu évêque de Cuttack. En 1956, dans son diocèse qui comptait cinq millions d’habitants, Mgr Pablo Tobar disposait, en plus de cinq prêtres séculiers, de vingt Prêtres de la Mission répartis entre neuf stations principales et responsables en même temps de quatre-vingt-dix postes secondaires. Vingt-quatre Filles de la Charité et vingt-quatre Soeurs Joséphines leur apportaient un précieux renfort2.

1952. Sœur Crippa, Sœur Servante de l’Hôpital de Wenchow (Chine) internée à la résidence de la Mission depuis le 6 mai 1951 est conduite en prison avec M. Cény, Lazariste. Elle y restera jusqu’au 22 août où elle sera expulsée définitivement. Les Filles de la Charité étaient dans cette ville depuis 1913 et y avaient ouvert l’Hôpital Jean-Gabriel-Perboyre. On leur avait confié aussi la crèche municipale. (R)

  1. Actes du Gouvernement, pp. 129-130.
  2. Annales, t. 110-111, pp. 424-428 et Catalogue C.M. 1956, pp. 43-44.

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