Ephémérides : 08 mai

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1632. La peine de mort est prononcée contre l’oncle de sainte Louise, le Maréchal de Marillac. Saint Vincent la console de son mieux : “Honorons là-dedans le bon plaisir de Dieu et le bonheur de ceux qui honorent le supplice du Fils de Dieu par le leur. Il ne nous importe comme quoi nos parents vont à Dieu, pourvu qu’ils y aillent. Or le bon usage de ce genre de mort est des plus assurés, pour la vie éternelle. Ne le plaignons donc point, mais acquiesçons à l’adorable volonté de Dieu”. (R)

1647. Sainte Louise écrit aux Sœurs de Nantes : “Nous ne saurions avoir la paix avec Dieu, avec notre prochain et avec nous-mêmes, si Jésus-Christ ne nous la donne et Il ne nous la donnera que par les mérites de ses plaies et souffrances qui ne nous seront appliqués que par la mortification en faisant la très sainte volonté de Dieu”. (R)

1692. À Paris, avec sa vingt-cinquième session, la cinquième assemblée générale s’achève. C’est la troisième qui s’est tenue pendant les vingt-quatre ans du généralat de M. Jolly. Parmi les points de règle négligés, l’Assemblée signale la charité fraternelle et surtout la pauvreté. On apprend ainsi, en passant, que certains confrères de l’époque employaient indûment leur argent à s’acheter des chapelets, des tabatières de luxe, et même des «chemisettes de chamois». M. Jolly, en un style rapide, presque lapidaire, répond aussi aux demandes formulées par l’Assemblée. Ainsi, aux députés qui, faisant allusion sans doute aux établissements de Versailles et de l’Hôtel des Invalides imposés par le Roi, avaient demandé si l’on ne «pourrait pas s’abstenir d’accepter des établissements qui ne paraissent pas assez conformes à nos fonctions», M. Jolly répond : «On ne les accepte que comme violentés par des personnes à qui l’on ne peut résister». La cinquième Assemblée générale prit aussi la décision d’ouvrir deux nouveaux séminaires internes : le premier, pour la province de Champagne, est installé à Toul, dès la fin de 1692 ; et le second, pour la province du Poitou, s’ouvrira dès l’été de 1693, à Angers (1).

1945. À Paris, tandis que les cloches carillonnent la fin de la guerre, M. Robert, vicaire général, adresse, de l’hôpital Saint-Michel, aux missionnaires de France une circulaire dans laquelle il les invite, en des termes d’une haute élévation spirituelle, à remercier la divine Providence pour l’armistice tant attendu (2).

1950. À la Maison-Mère, mort du Frère Paul Dequidt. Après un séjour d’une douzaine d’années au collège Saint- Benoît de Constantinople, il dut rentrer en France pour la guerre de 1914. Réformé dès les premiers mois, il reste à la Maison-Mère. Pendant trente-cinq ans, il va être le Frère qui se dévoue. Caviste, jardinier et chargé du chauffage central, à tous ces travaux obscurs et pénibles, Frère Dequidt apporte une conscience scrupuleuse. Son extérieur, — mouvements brusques, démarche par moments titubante, manière bruyante de prier, — l’aurait desservi près d’un observateur superficiel. Mais ce Frère était une âme de choix, pétrie d’obéissance et d’humilité et qui trouvait son repos dans des stations quotidiennement prolongées à la chapelle. Frère Dequidt fut bien de la lignée des bons Frères de la Mission qui, pour l’amour de Dieu, font l’office de Marthe et celui de Marie (3).

1952. Mort de Mgr Verkoeks, Vicaire Apostolique de Surabaïa (île de Java). Il avait été sacré dix ans plus tôt, et exerça sa charge en pleine guerre mondiale. Les Lazaristes étrangers furent internés en cellule du 4 septembre 1943 au mois de septembre 1945. On resta sans nouvelles de onze d’entre eux jusqu’à la libération. (R)

1) Circulaires, I, pp. 189-197.
2) Annales, t. 110-111, pp. 35-44.
3) Annales, t. 114-115, pp. 286-290.

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