{"id":108378,"date":"2016-07-20T20:00:14","date_gmt":"2016-07-20T18:00:14","guid":{"rendered":"http:\/\/vincentiens.org\/?p=108378"},"modified":"2016-07-20T20:00:14","modified_gmt":"2016-07-20T18:00:14","slug":"essai-sur-la-philosophie-de-dante-07","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/","title":{"rendered":"Essai sur la philosophie de Dante (07)"},"content":{"rendered":"<h3>SECONDE PARTIE CH. 2\u00a0: Le mal<\/h3>\n<p>Au moment d&rsquo;entrer dans la r\u00e9gion du mal, l&rsquo;\u00e2me se sent p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e de terreur : elle h\u00e9site, en pr\u00e9sence de sa faiblesse. Elle comprend tout ce qu&rsquo;il y a de triste ou de redoutable dans cette initiation aux myst\u00e8res de la perversit\u00e9 humaine, et que c&rsquo;est tout \u00e0 la fois un privil\u00e8ge et une \u00e9preuve r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 ceux qu&rsquo;attend une grande et rare destin\u00e9e. Elle s\u2019arr\u00eaterait donc, si deux r\u00e9flexions ne venaient la secourir, en lui rappelant l&rsquo;impossibilit\u00e9 de sortir de ses propres \u00e9garements, si ce n&rsquo;est par cette issue, et l&rsquo;assistance divine assur\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;un dessein divinement inspir\u00e9. C&rsquo;est pour ceux qui, d\u00e9j\u00e0 morts \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 et \u00e0 la justice, abordent cette science du mal et descendent dans ses profondeurs, entra\u00een\u00e9s par une coupable avidit\u00e9 ; c&rsquo;est pour ceux-l\u00e0 seulement qu&rsquo;il est \u00e9crit, sur la porte, en sombres caract\u00e8res : \u00a0\u00bb vous qui entrez, laissez toute esp\u00e9rance. \u00a0\u00bb le mal n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;absence, c&rsquo;est la privation, du bien. Le bien est la perfection. La perfection absolue est l&rsquo;\u00eatre port\u00e9 \u00e0 sa plus haute puissance : c&rsquo;est Dieu. Dieu appelle les cr\u00e9atures \u00e0 se rapprocher de lui, selon des proportions diverses, selon la diversit\u00e9 m\u00eame des tendances dont il les doua : c&rsquo;est la mesure de leur perfection relative. Leur r\u00e9sistance \u00e0 cet attrait divin, le d\u00e9tournement de leurs tendances naturelles, c&rsquo;est ce qui constitue leur perversit\u00e9.<\/p>\n<p>Ce fait, ais\u00e9ment reconnaissable dans l&rsquo;homme isol\u00e9, se repr\u00e9sente sur une plus grande \u00e9chelle dans l&rsquo;histoire des soci\u00e9t\u00e9s, grandit encore en se reproduisant hors des conditions de la vie terrestre, se r\u00e9sume enfin, d&rsquo;une mani\u00e8re souveraine, en des \u00eatres plus qu&rsquo;humains.<\/p>\n<p>1 comme la v\u00e9rit\u00e9 est le bien supr\u00eame de l&rsquo;intelligence, le mal intellectuel est l&rsquo;ignorance et l&rsquo;erreur. L&rsquo;ignorance et l&rsquo;erreur varient, comme leurs causes ; de ces causes, les unes sont au dedans de l&rsquo;homme, les autres au dehors.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re classe se divise en quatre cat\u00e9gories.<\/p>\n<p>Il y a d&rsquo;abord les d\u00e9fauts du corps, dont il faut distinguer deux esp\u00e8ces : les d\u00e9sordres de l&rsquo;organisme, qui d\u00e9rivent des sources myst\u00e9rieuses de la g\u00e9n\u00e9ration ; et les alt\u00e9rations du cerveau, d\u00e9termin\u00e9es par des faits accidentels. De l\u00e0 le mutisme et la surdit\u00e9 ; la fr\u00e9n\u00e9sie et l&rsquo;ali\u00e9nation mentale. -viennent ensuite les infirmit\u00e9s natives et universelles de l&rsquo;\u00e2me : faiblesse des sens, faiblesse de la raison. Si le t\u00e9moignage de la vue ou de l&rsquo;ou\u00efe, sur les qualit\u00e9s sensibles qui sont de leur ressort, trompe rarement, les sensations multiples qu&rsquo;un seul objet fait na\u00eetre et qu&rsquo;il faut rassembler ne se combinent pas toujours avec bonheur. D&rsquo;ailleurs, la sph\u00e8re des sens est restreinte ; et si la raison s\u2019y renferme, elle se fait des ailes bien courtes. Mais, encore qu&rsquo;elle prenne tout son essor, elle arrive \u00e0 des limites qu&rsquo;il lui est interdit de franchir ; au terme de sa route laborieuse, elle voit s\u2019ouvrir devant elle la voie infinie des myst\u00e8res, qui monte et s\u2019\u00e9l\u00e8ve de toute la hauteur des cieux. -il est une autre sorte d&rsquo;infirmit\u00e9s moins g\u00e9n\u00e9rales, mais plus graves, parce qu&rsquo;elles sont volontaires : la jactance, la pusillanimit\u00e9, la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. La jactance fait que beaucoup pr\u00e9sument de leurs forces, jusqu&rsquo;au point de prendre leurs conceptions personnelles pour mesure de toutes choses ; d\u00e9daignent d&rsquo;apprendre, d&rsquo;\u00e9couter, d&rsquo;interroger ; r\u00eavent sans sommeil, et r\u00eavent tout haut, et s\u2019en vont philosophant par des sentiers t\u00e9m\u00e9raires que chacun se fraie \u00e0 son gr\u00e9, s\u2019isolant pour \u00eatre vu. La pusillanimit\u00e9 fait qu&rsquo;un grand nombre croient la science au dessus de la port\u00e9e de l&rsquo;homme : incapables de la chercher eux-m\u00eames, insouciants des recherches d&rsquo;autrui, obstin\u00e9s dans leur inertie, comme des animaux ombrageux, ils demeurent ensevelis dans le mat\u00e9rialisme d&rsquo;une vie grossi\u00e8re, parce qu&rsquo;ils ont d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 de la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>La l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 entra\u00eene ces imaginations trop promptes qui toujours vont au del\u00e0 des bornes logiques, concluent avant d&rsquo;avoir raisonn\u00e9, volent d&rsquo;une conclusion \u00e0 l&rsquo;autre, nient ou affirment sans distinction, et pensent \u00eatre subtiles parce qu&rsquo;elles sont superficielles. -enfin, si l&rsquo;on veut p\u00e9n\u00e9trer jusqu&rsquo;aux derniers replis de la corruption humaine, on rencontre des vices du coeur ennemis des bonnes pens\u00e9es ; on aper\u00e7oit de honteuses jouissances, qui fascinent l&rsquo;\u00e2me jusqu&rsquo;\u00e0 lui faire tenir pour vil tout ce qui n&rsquo;est pas elles : l&rsquo;intelligence se laisse voir captive, dans les cha\u00eenes de la sensibilit\u00e9 r\u00e9volt\u00e9e.<\/p>\n<p>La seconde classe, o\u00f9 se rangent les obstacles ext\u00e9rieurs, peut se diviser aussi en deux cat\u00e9gories distinctes. -il y faut compter premi\u00e8rement les n\u00e9cessit\u00e9s de la vie domestique et civile ; la difficult\u00e9 des temps et des lieux ; l&rsquo;absence des moyens d&rsquo;\u00e9tude, des conseils, et des exemples ; les opinions vulgaires. -mais, au del\u00e0 de ces circonstances, mat\u00e9rielles pour ainsi dire et faciles \u00e0 reconna\u00eetre, qui nous d\u00e9robent la v\u00e9rit\u00e9, se cachent d&rsquo;autres ennemis, perfides, insaisissables ; esprits jaloux d&rsquo;une science qu&rsquo;ils ont perdue, envieux de faire partager \u00e0 d&rsquo;autres les t\u00e9n\u00e8bres qui sont leur apanage. L&rsquo;action de ces puissances \u00e9trang\u00e8res et mauvaises explique seule ces faits involontaires, in\u00e9vitables, qu&rsquo;on ne saurait consid\u00e9rer comme providentiels, puisqu&rsquo;ils ont toujours quelque chose de funeste, et qu&rsquo;on nomme tentations. La tentation, dans l&rsquo;ordre logique, prend deux formes. Elle suscite, sur le chemin de nos recherches, des fant\u00f4mes qui nous semblent le fermer ; des craintes, des tristesses, qui ne se raisonnent point ; un d\u00e9couragement douloureux, qui, nous ramenant sur nos pas, nous ferait rentrer dans la nuit honteuse de l&rsquo;ignorance. Ou bien, si elle ne peut d\u00e9truire le d\u00e9sir de savoir qui est en nous, elle cherche \u00e0 l&rsquo;\u00e9garer par des apparences mensong\u00e8res, elle nous engage dans une direction dont le terme est l&rsquo;erreur. \u00a0\u00bb or, la fin de ces diverses maladies de l&rsquo;entendement, c&rsquo;est la mort ; car la vie est la mani\u00e8re d&rsquo;\u00eatre des \u00eatres vivants ; v\u00e9g\u00e9tative dans les plantes, sensitive chez les animaux, chez l&rsquo;homme elle est essentiellement rationnelle. Et, comme les choses empruntent leur nom de ce qu&rsquo;elles ont d&rsquo;essentiel, vivre, pour l&rsquo;homme, c&rsquo;est raisonner ; et, se d\u00e9partir du l\u00e9gitime usage de la raison, c&rsquo;est mourir. Et si quelqu&rsquo;un dit : \u00a0\u00bb comment peut-on appeler mort celui qu&rsquo;on voit encore agir ? Il faut r\u00e9pondre que l&rsquo;homme est mort, et que la b\u00eate est rest\u00e9e. \u00a0\u00bb 2 la perfection de la volont\u00e9 consiste dans la vertu. Le mal moral est donc le vice : le vice est la disposition de notre vouloir, contraire au vouloir divin.<\/p>\n<p>Il y a trois dispositions que le ciel ne veut pas : l&rsquo;incontinence, la malice, et la brutalit\u00e9. -sous le nom d&rsquo;incontinence, se placent la luxure et la gourmandise, qui asservissent la raison aux app\u00e9tits de la chair ; l&rsquo;avarice et la prodigalit\u00e9, issues toutes deux d&rsquo;un usage d\u00e9r\u00e9gl\u00e9 des biens temporels ; la col\u00e8re et cette m\u00e9lancolie coupable qui \u00e9nervent l&rsquo;\u00e2me, et la retiennent dans une paresseuse inaction.<\/p>\n<p>La malice est plus odieuse : la fin qu&rsquo;elle se propose est l&rsquo;injustice ; les moyens dont elle use sont la violence et la fraude. On peut exercer la violence contre trois sortes de personnes : Dieu, soi-m\u00eame, et le prochain ; et, de deux mani\u00e8res, selon qu&rsquo;on les attaque dans leur existence, ou dans les choses qui leur appartiennent. La violence, qui porte atteinte au prochain, se r\u00e9sout en meurtre et brigandage ; celle qu&rsquo;on tourne contre soi-m\u00eame se traduit en suicide, ou en dissipation : celle qui s\u2019adresse \u00e0 la divinit\u00e9 s\u2019annonce, soit par le blasph\u00e8me, qui est un d\u00e9icide moral ; soit par des actions lubriques, qui outragent la nature ; soit par l&rsquo;usure enfin, qui implique le m\u00e9pris de l&rsquo;industrie, fille de la nature, comme la nature est fille de Dieu. La fraude, encore plus criminelle, parce que nulle autre cr\u00e9ature n&rsquo;en donne l&rsquo;exemple \u00e0 l&rsquo;homme, peut s\u2019employer contre ceux avec lesquels on n&rsquo;est uni que par le lien g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;humanit\u00e9, ou ceux dont la confiance est captiv\u00e9e par les liens plus \u00e9troits de la parent\u00e9, de la nationalit\u00e9, de la bienfaisance, de la subordination l\u00e9gale ; alors, parvenue \u00e0 son degr\u00e9 le plus odieux, la fraude s&rsquo;appelle trahison. Enfin, on a d\u00e9j\u00e0 vu l&rsquo;homme, par l&rsquo;abdication de sa raison, descendre au rang de la brute. Or, n&rsquo;est-ce pas abdiquer, que renoncer \u00e0 l&#8217;empire de soi pour subir l&rsquo;esclavage des passions ? Comme donc, en dehors des limites ordinaires de la nature humaine, il est un point sublime o\u00f9 la vertu devient h\u00e9ro\u00efsme, il est aussi un point infime o\u00f9 le vice devient brutalit\u00e9. Tel est le sens de la fable de Circ\u00e9, si c\u00e9l\u00e8bre dans la po\u00e9sie antique. Mais l&rsquo;enchanteresse, devenue invisible, n&rsquo;a pas cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sente ; ou, du moins, avec d&rsquo;autres apparences, ses transformations magiques ne cessent pas de s\u2019accomplir. Sous des figures, derri\u00e8re lesquelles une \u00e2me pensante semble devoir habiter, se d\u00e9veloppent les instincts vils et m\u00e9chants des animaux ; il n&rsquo;est pas besoin de p\u00e9n\u00e9trer bien avant dans les moeurs des peuples, pour y reconna\u00eetre ces types hideux : les habitudes immondes du porc, l&rsquo;humeur col\u00e8re du chien, la perfidie du renard.<\/p>\n<p>Des effets du vice, si l&rsquo;on remonte aux causes, on rencontre une nouvelle et peut-\u00eatre plus savante division. L&rsquo;amour, principe n\u00e9cessaire de toute activit\u00e9, peut errer dans son objet, en s\u2019\u00e9cartant vers le mal ; il peut errer aussi dans l&rsquo;exc\u00e8s ou l&rsquo;insuffisance de son \u00e9nergie, en demeurant dirig\u00e9 vers le bien. Or, comme l&rsquo;amour ne saurait cesser de tendre \u00e0 la conservation de l&rsquo;\u00eatre en qui il r\u00e9side, nul ne peut se ha\u00efr soi-m\u00eame ; et, comme aucun \u00eatre ne saurait se concevoir enti\u00e8rement d\u00e9tach\u00e9 de l&rsquo;\u00e9ternelle essence d&rsquo;o\u00f9 tout \u00e9mane, la haine de Dieu est aussi une heureuse impossibilit\u00e9. Il ne reste donc \u00e0 aimer d&rsquo;autre mal que celui du prochain ; et cet amour corrompu se forme, de trois mani\u00e8res, dans le limon du coeur. Tant\u00f4t, c&rsquo;est l&rsquo;esp\u00e9rance de s\u2019\u00e9lever, qui fait souhaiter l&rsquo;abaissement d&rsquo;autrui ; tant\u00f4t, c&rsquo;est la crainte de perdre puissance, honneur, ou renom, qui fait s\u2019attrister des succ\u00e8s d&rsquo;un autre ; ou bien encore, c&rsquo;est la blessure laiss\u00e9e dans le coeur par une offense imm\u00e9rit\u00e9e.<\/p>\n<p>Orgueil, envie, col\u00e8re, voil\u00e0 les trois modes de l&rsquo;amour du mal. -l&rsquo;amour pressent confus\u00e9ment l&rsquo;existence d&rsquo;un bien v\u00e9ritable, dans lequel il trouverait le repos ; il s\u2019efforce d&rsquo;y atteindre : si l&rsquo;effort est insuffisant, la paresse est son nom.<\/p>\n<p>Enfin, il est d&rsquo;autres biens qui ne font pas le bonheur ; richesses, plaisirs sensuels, jouissances, qui laissent toujours la rougeur au front ; l&rsquo;amour qui s\u2019y abandonne sans r\u00e9serve devient coupable : il est avarice, gourmandise et luxure. Or, comme ces sept vices capitaux descendent d&rsquo;un m\u00eame principe, c&rsquo;est \u00e0 eux aussi que se rattache, par une funeste g\u00e9n\u00e9alogie, la foule des vices subalternes.<\/p>\n<p>Mais, encore que rien ne soit plus libre que l&rsquo;amour, son premier mouvement ne lui appartient pas. Ce mouvement, quand il est mauvais, se nomme concupiscence, et l&rsquo;on en distingue trois sortes : la concupiscence des sens, qui est la volupt\u00e9 ; la concupiscence de l&rsquo;esprit, qui est l&rsquo;ambition ; et la derni\u00e8re, qui tient de l&rsquo;une et de l&rsquo;autre, parce qu&rsquo;elle a pour objet les moyens de les satisfaire, la cupidit\u00e9. Ce sont l\u00e0 les trois monstres mena\u00e7ants que l&rsquo;homme rencontre, \u00e0 mesure qu&rsquo;il s\u2019enfonce dans la for\u00eat de la vie : la volupt\u00e9, pareille \u00e0 la panth\u00e8re l\u00e9g\u00e8re et lascive, et qui ne cesse pas de fasciner les regards qu&rsquo;une fois elle a captiv\u00e9s ; l&rsquo;ambition, qu&rsquo;on peut comparer au lion superbe ; la cupidit\u00e9, semblable \u00e0 la louve, dont la maigreur accuse les insatiables d\u00e9sirs ; c&rsquo;est elle qui fait les plus nombreuses victimes. Mais ces b\u00eates redoutables ne sont point originaires du monde qu&rsquo;elles ravagent : filles de l&rsquo;enfer, l&rsquo;envie leur en ouvrit les portes ; ou plut\u00f4t, pour parler un langage plus rigoureux, la concupiscence est encore un de ces faits impersonnels, universels, constants, dont la pr\u00e9sence annonce un pouvoir \u00e9tranger. Ce pouvoir s\u2019exerce \u00e0 des degr\u00e9s in\u00e9gaux : d&rsquo;abord, comme simple inspiration, contre laquelle la r\u00e9sistance est facile ; puis, comme pr\u00e9occupation dominante, apr\u00e8s que la volont\u00e9 s\u2019y est abandonn\u00e9e. Et lorsque enfin la volont\u00e9 s\u2019est laiss\u00e9 conduire aux derniers ab\u00eemes du vice, elle semble, en quelque sorte, y p\u00e9rir : la vie morale expire, avant que la vie physique ait accompli sa derni\u00e8re heure ; on peut dire que l&rsquo;\u00e2me est d\u00e9j\u00e0 ensevelie dans la prison infernale, \u00e0 laquelle elle s\u2019est condamn\u00e9e. Le corps o\u00f9 elle r\u00e9sidait est d\u00e9sormais comme poss\u00e9d\u00e9 d&rsquo;une autre \u00e2me, d&rsquo;une autre vie, d&rsquo;une autre volont\u00e9 sataniques. Ce n&rsquo;est pas seulement la mort ; c&rsquo;est une damnation anticip\u00e9e : \u00e0 la place de l&rsquo;homme, ce n&rsquo;est plus un animal qui reste, c&rsquo;est un d\u00e9mon.<\/p>\n<p>La multiplication de l&rsquo;individu dans l&rsquo;espace forme la soci\u00e9t\u00e9, et l&rsquo;\u00e9volution de la soci\u00e9t\u00e9 dans le temps est l&rsquo;objet de l&rsquo;histoire. Les m\u00eames faits qui viennent d&rsquo;\u00eatre \u00e9tudi\u00e9s, au point de vue psychologique, doivent donc se retrouver, au point de vue historique, mais sous des proportions plus vastes.<\/p>\n<p>Le mal de l&rsquo;intelligence et celui de la volont\u00e9, l&rsquo;erreur et le vice, s\u2019y sont formul\u00e9s, l&rsquo;une, dans les doctrines philosophiques et religieuses ; l&rsquo;autre, dans le gouvernement temporel et spirituel des nations.<\/p>\n<p>1 les \u00e9garements du genre humain commencent, au sortir de son berceau, et dans ce trouble qu&rsquo;avait fait en lui le p\u00e9ch\u00e9 du premier p\u00e8re. Alors, d\u00e9chu du bonheur de converser ici-bas face \u00e0 face avec la divinit\u00e9, l&rsquo;homme la chercha dans les astres du firmament, dont il ressentait les influences en m\u00eame temps qu&rsquo;il admirait l&rsquo;\u00e9clat de leurs feux.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi les noms de Jupiter et de Mercure, de Mars et de V\u00e9nus, furent salu\u00e9s par des voeux et des sacrifices. C&rsquo;est l&rsquo;origine de l&rsquo;idol\u00e2trie, la premi\u00e8re erreur des premiers peuples. Plus tard, le besoin de la v\u00e9rit\u00e9 absente s\u2019empara de quelques nobles intelligences. Apr\u00e8s les sept illustres grecs qui re\u00e7urent le titre de sages, un autre se rencontre, qui, plus p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 du sentiment de l&rsquo;infirmit\u00e9 humaine, se fait appeler <em>ami de la sagesse <\/em>. Les \u00e9coles se forment, et la philosophie est n\u00e9e. Ces efforts ne demeurent pas sans r\u00e9sultat, mais ils viennent \u00e9chouer au pied des questions qu&rsquo;il importait le plus de franchir.<\/p>\n<p>La souveraine raison attend, pour se r\u00e9v\u00e9ler, l&rsquo;av\u00e8nement du fils de Marie. Dieu, m\u00e9connu du plus grand nombre, ne re\u00e7oit point, de ceux \u00e0 qui il se laisse entrevoir, les hommages qui lui sont dus. Tandis que cette obscurit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale couvre toutes les \u00e9coles, plusieurs s\u2019entourent encore de t\u00e9n\u00e8bres qui leur sont propres.<\/p>\n<p>Il serait long d&rsquo;\u00e9num\u00e9rer toutes leurs aberrations ; depuis Parm\u00e9nide et ces pr\u00e9somptueux \u00e9l\u00e9atiques qui s\u2019enfoncent dans les profondeurs du raisonnement sans savoir o\u00f9 ils vont, jusqu&rsquo;\u00e0 \u00c9picure et ses sectateurs, qui font mourir l&rsquo;esprit avec le corps ; depuis Pythagore, qui fait descendre les \u00e2mes, \u00e0 travers tous les degr\u00e9s de la cr\u00e9ation, jusqu&rsquo;\u00e0 Platon qui les voit remonter aux \u00e9toiles dont elles sont \u00e9man\u00e9es. Le monde moderne n&rsquo;a point voulu laisser \u00e0 l&rsquo;ancien monde le triste privil\u00e8ge de croire et d&rsquo;enseigner le faux : le faux y a son expression th\u00e9ologique dans l&rsquo;h\u00e9r\u00e9sie, son expression rationnelle dans de nombreux syst\u00e8mes. Les grands citoyens des r\u00e9publiques chr\u00e9tiennes, les souverains du saint-empire, et les cardinaux m\u00eame qui leur servaient de conseillers, ont profess\u00e9 des dogmes impies. La foule, d\u00e9sertant l&rsquo;\u00e9tude des arts qu&rsquo;on nomme lib\u00e9raux, parce que le culte en est d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9, s\u2019empresse, ignorante et sordide, aux le\u00e7ons des d\u00e9cr\u00e9talistes, ou \u00e0 la suite des m\u00e9decins qui lui montrent le chemin de la fortune. L&rsquo;\u00e9criture et les p\u00e8res demeurent ensevelis dans leur poussi\u00e8re.<\/p>\n<p>La fable, la sp\u00e9culation audacieuse, s\u2019insinuent jusque dans la chaire sacr\u00e9e, et sollicitent pour salaire l&rsquo;\u00e9tonnement stupide ou le rire sacril\u00e8ge d&rsquo;un auditoire digne d&rsquo;elles.<\/p>\n<p>2 mais, si affligeants que soient, aux regards du po\u00e8te philosophe, les \u00e9carts de la raison publique, il en trouve du moins la cause avec une sorte de consolation dans la fragilit\u00e9 de la nature d\u00e9chue ; il r\u00e9serve toutes ses tristesses et toutes ses col\u00e8res pour d\u00e9plorer la corruption des moeurs, dont il reconna\u00eet l&rsquo;origine dans la corruption des lois et des pouvoirs. Il voit les pasteurs des peuples conduire leurs troupeaux \u00e0 des p\u00e2turages grossiers, o\u00f9 ils oublient la justice dont ils avaient faim.<\/p>\n<p>Il compte le petit nombre des bons rois, et les agitations des cit\u00e9s populaires, et les d\u00e9chirements intestins, et les flots de sang vers\u00e9s. Et, comme si sa parole mise au d\u00e9fi \u00e9tait vaincue par ces sinistres spectacles, il emprunte le langage des proph\u00e8tes de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre testament. -le gouvernement des nations, consid\u00e9r\u00e9 dans ses alt\u00e9rations successives, est comparable \u00e0 la vision de Daniel. C&rsquo;est la statue gigantesque d&rsquo;un vieillard \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;or, \u00e0 la poitrine et aux bras d&rsquo;argent, au tronc de cuivre, aux jambes de fer, aux pieds d&rsquo;argile. Debout dans un antre du mont Ida, il tourne le dos \u00e0 l&rsquo;\u00c9gypte et regarde Rome. Chacune des parties qui le composent, la t\u00eate except\u00e9e, est sillonn\u00e9e d&rsquo;une fente qui distille des larmes ; et ces larmes r\u00e9unies, se faisant une issue \u00e0 travers les parois de la grotte, vont former, dans l&rsquo;int\u00e9rieur de la terre, les quatre fleuves infernaux. La statue, c&rsquo;est la monarchie, telle que les mauvais princes l&rsquo;ont faite ; l&rsquo;\u00c9gypte est l&rsquo;image des institutions du pass\u00e9 ; Rome est le type des temps nouveaux. La succession des m\u00e9taux repr\u00e9sente celle des empires, des formes politiques, des \u00e2ges qui vont d\u00e9g\u00e9n\u00e9rant. Les blessures du corps social sont vraiment des sources de crimes et de douleurs, dont le d\u00e9bordement doit remplir l&rsquo;enfer. La d\u00e9cadence religieuse ne se pr\u00e9sente pas sous de moins funestes aspects. La cour romaine est devenue pareille \u00e0 cette femme que vit l&rsquo;\u00e9vang\u00e9liste proph\u00e8te, assise au bord des eaux et se prostituant aux rois. Jadis, le pontife son \u00e9poux, fid\u00e8le aux r\u00e8gles de la vertu, sut contenir la b\u00eate aux sept t\u00eates et aux dix cornes, le p\u00e9ch\u00e9 qui aujourd&rsquo;hui n&rsquo;a plus de frein. L&rsquo;or et l&rsquo;argent sont \u00e9rig\u00e9s en idoles qui ne manquent pas de pr\u00eatres. Les clefs apostoliques se sont chang\u00e9es en armoiries ; on les a vues sur des drapeaux qui combattaient contre des croyants. La guerre se fait, aujourd&rsquo;hui, en retirant aux populations chr\u00e9tiennes le pain spirituel que le p\u00e8re c\u00e9leste a pr\u00e9par\u00e9 pour tous. Sachent pourtant ceux qu&rsquo;affligent ces scandales attendre l&rsquo;heure providentielle qui doit y mettre fin. Le schisme d\u00e9chire et ne gu\u00e9rit pas ; et ceux-l\u00e0 se pr\u00e9parent d&rsquo;\u00e9ternels remords, qui profitent des nuits sombres de l&rsquo;\u00e9glise pour semer l&rsquo;ivraie dans son champ.<\/p>\n<p>-mais la d\u00e9pravation des deux puissances eccl\u00e9siastique et s\u00e9culi\u00e8re est moins p\u00e9rilleuse encore que leur confusion. La crosse et l&rsquo;\u00e9p\u00e9e se sont unies dans des mains violentes. Le respect mutuel s\u2019est perdu dans un rapprochement forc\u00e9. Si l&rsquo;ordre est le souverain bien de la soci\u00e9t\u00e9, la confusion, le d\u00e9sordre, est pour elle la derni\u00e8re expression du mal.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;ici, le mal ne s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que d&rsquo;une mani\u00e8re doublement imparfaite, limit\u00e9, dans l&rsquo;homme, par la libert\u00e9 qui ne p\u00e9rit jamais enti\u00e8rement ; dans la soci\u00e9t\u00e9, par les protestations toujours retentissantes de la conscience publique. Il faut le voir maintenant d\u00e9gag\u00e9 des obstacles que lui opposent le retour possible et la pr\u00e9sence simultan\u00e9e du bien ; il faut le voir \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la double condition d&rsquo;universalit\u00e9, d&rsquo;immutabilit\u00e9. La cit\u00e9 des m\u00e9chants, invisible en ce monde o\u00f9 elle est confondue avec la cit\u00e9 de Dieu, va devenir visible dans le monde des morts.<\/p>\n<p>1 la tradition populaire, inspir\u00e9e peut-\u00eatre par les ph\u00e9nom\u00e8nes volcaniques, a plac\u00e9 l&rsquo;enfer dans les entrailles du globe terrestre. La science antique repr\u00e9sentait ce lieu, comme le plus bas de l&rsquo;univers et le plus \u00e9loign\u00e9 de l&#8217;empyr\u00e9e ; il \u00e9tait naturel d&rsquo;y rel\u00e9guer les \u00e2mes que le p\u00e9ch\u00e9 \u00e9loigne pour toujours du s\u00e9jour de la divinit\u00e9. Toutefois, l&rsquo;enfer garde encore les vestiges de l&rsquo;omnipr\u00e9sence divine. La puissance, l&rsquo;intelligence, et l&rsquo;amour le pr\u00e9par\u00e8rent, d\u00e8s le commencement : l&rsquo;amour lui-m\u00eame, car il est juste que des douleurs \u00e9ternelles soient le partage de ceux qui m\u00e9pris\u00e8rent l&rsquo;\u00e9ternel amour ! Si l&rsquo;enfer est un accomplissement de l&rsquo;oeuvre de r\u00e9probation dont l&rsquo;\u00e9bauche est d\u00e9j\u00e0 trac\u00e9e sur la terre, les principaux traits doivent se trouver communs, et les m\u00eames divisions convenir. Les r\u00e9prouv\u00e9s de l&rsquo;autre vie se rangeront donc dans les m\u00eames cat\u00e9gories que les p\u00e9cheurs de la vie pr\u00e9sente. Neuf cercles creusent l&rsquo;ab\u00eeme, se resserrant \u00e0 mesure qu&rsquo;ils s\u2019enfoncent. Le premier re\u00e7oit, dans sa large circonf\u00e9rence, ces hommes qui ne furent jamais vivants, qui pass\u00e8rent ici-bas sans infamie et sans gloire, neutres entre Dieu et ses ennemis, et qui ne furent que pour eux-m\u00eames. Au dessous d&rsquo;eux, se presse la foule de ceux qui coul\u00e8rent hors du christianisme des jours irr\u00e9prochables, mais \u00e0 qui manqua la connaissance de la v\u00e9rit\u00e9, ou le courage de la servir. L&rsquo;absence d&rsquo;un bonheur infini, auquel ils aspirent sans espoir, jette un voile de tristesse sur leur destin\u00e9e, qui n&rsquo;est du reste ni sans consolation, ni sans honneur. Les quatre cercles qui suivent contiennent les victimes de l&rsquo;incontinence ; sur les confins de l&rsquo;incontinence et de la malice, est ch\u00e2ti\u00e9e l&rsquo;h\u00e9r\u00e9sie, qui tient de l&rsquo;une et de l&rsquo;autre. Le septi\u00e8me cercle, subdivis\u00e9 en trois zones, renferme ceux qui furent violents.<\/p>\n<p>Le huiti\u00e8me est sillonn\u00e9 par dix larges fosses, o\u00f9 la fraude est punie. Dans le neuvi\u00e8me, g\u00e9missent les tra\u00eetres.<\/p>\n<p>2 c&rsquo;est dans cet espace que va se d\u00e9velopper l&rsquo;appareil des douleurs physiques, intellectuelles, morales. La douleur, issue du p\u00e9ch\u00e9, garde son caract\u00e8re primitif et demeure un mal, quand elle n&rsquo;est pas expiatoire. -mais la souffrance physique suppose l&rsquo;existence des sens, qui semblent \u00e0 leur tour ne se point concevoir s\u00e9par\u00e9s de leurs organes.<\/p>\n<p>Ainsi, avant que la r\u00e9surrection g\u00e9n\u00e9rale ait rendu aux r\u00e9prouv\u00e9s la chair en laquelle ils se pollu\u00e8rent autrefois, des corps provisoires leur sont donn\u00e9s : ombres, si on les compare aux membres vivants qu&rsquo;ils remplacent, et pourtant r\u00e9alit\u00e9s visibles ; ne d\u00e9pla\u00e7ant pas les objets \u00e9trangers qu&rsquo;ils rencontrent, et d\u00e9robant l&rsquo;aspect de ceux devant lesquels ils s\u2019interposent ; vanit\u00e9s en eux-m\u00eames, mais donnant prise aux tortures. Ils perdent quelquefois la forme humaine pour en rev\u00eatir de plus sinistres, ramper sous des figures de serpents, se ramifier sous une \u00e9corce trompeuse, s\u2019agiter en tourbillons de flammes. D\u00e8s lors, tout ce qu&rsquo;il y a de plus terrible dans la nature, tout ce qu&rsquo;a pu inventer de plus affreux l&rsquo;imagination des hommes, tout ce qu&rsquo;a d\u00fb se r\u00e9server d&rsquo;in\u00e9narrables rigueurs la vengeance divine, se r\u00e9unit pour des supplices dont chacun repr\u00e9sente, symbole infernal, le vice auquel il correspond. Ces souffrances s\u2019accro\u00eetront encore lorsque les tombeaux ouverts auront rendu les morts \u00e0 une vie qui ne finira point. Car, plus un \u00eatre est complet, plus compl\u00e8tement s\u2019exercent ses fonctions : plus l&rsquo;union de l&rsquo;\u00e2me et du corps se resserre, plus vive doit devenir la sensibilit\u00e9 qui en r\u00e9sulte.<\/p>\n<p>Maintenant, comment dire la peine des intelligences ? La m\u00e9moire leur reste du pass\u00e9 ; mais la m\u00e9moire du crime, sans repentir, n&rsquo;est qu&rsquo;un malheur de plus. Le pr\u00e9sent leur est inconnu, bien que souvent l&rsquo;avenir se d\u00e9couvre \u00e0 leurs regards : pareils \u00e0 ces vieillards, dont la vue affaiblie aper\u00e7oit les choses \u00e9loign\u00e9es, et ne saurait les saisir lorsqu&rsquo;elles s\u2019approchent. Mais cette clart\u00e9 proph\u00e9tique, seul reflet qui tombe jusqu&rsquo;\u00e0 eux de la lumi\u00e8re \u00e9ternelle, s\u2019\u00e9clipsera, lorsque, les temps \u00e9tant finis, se fermeront les portes de l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>Alors, en eux, toute connaissance sera morte. Les notions m\u00eame qui y subsistent encore \u00e0 l&rsquo;heure pr\u00e9sente, confuses, t\u00e9n\u00e9breuses, n&rsquo;y sont point \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de science, encore moins \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de philosophie ; car la philosophie se compose d&rsquo;amour, et, l\u00e0, l&rsquo;amour est \u00e9teint. Les esprits infernaux sont donc priv\u00e9s de la contemplation de cette chose si belle, qui est la b\u00e9atitude de l&rsquo;entendement, et dont la privation est pleine d&rsquo;amertume et de tristesse.<\/p>\n<p>L&rsquo;absence de l&rsquo;amour, c&rsquo;est le dernier supplice des volont\u00e9s coupables. De l\u00e0, cette haine mutuelle qui les fait s\u2019entre-maudire ; cette haine d&rsquo;elles-m\u00eames, qui les presse comme l&rsquo;\u00e9peron et les fait se pr\u00e9cipiter au devant des tourments ; cette haine de la divinit\u00e9, qu&rsquo;elles bravent au milieu de leurs peines. De l\u00e0, ces blasph\u00e8mes contre le cr\u00e9ateur, contre le genre humain, contre le lieu, le temps, les auteurs de leur naissance ; et ce d\u00e9sir du n\u00e9ant, qui ne s\u2019exaucera jamais. Leurs passions de ce monde les ont accompagn\u00e9s : avides, comme autrefois, de louanges, de volupt\u00e9s, et de vengeances, elles ne cessent pas de m\u00e9riter des ch\u00e2timents qu&rsquo;elles ne cesseront pas de subir ; et ces douleurs, qui touchent \u00e0 l&rsquo;infini par leur dur\u00e9e, y touchent aussi par leur intensit\u00e9, puisque toutes proc\u00e8dent de la perte du souverain bien, c&rsquo;est-\u00e0-dire, de Dieu.<\/p>\n<p>Nous avons reconnu, dans les erreurs et l&rsquo;iniquit\u00e9 de la vie, l&rsquo;origine des ch\u00e2timents qui suivent la mort. Le mal s\u2019est trahi tour \u00e0 tour, comme cause et comme effet, sous sa forme volontaire et sous sa forme p\u00e9nale. En dehors de cette alternative de la mort et de la vie, il est des \u00eatres en qui se r\u00e9unissent plus \u00e9troitement la cause et l&rsquo;effet, la malice et la peine ; qui dominent l&rsquo;humanit\u00e9 coupable par l&rsquo;ant\u00e9riorit\u00e9 de leur crime ; provocateurs de ses fautes en ce monde, ex\u00e9cuteurs de ses supplices dans l&rsquo;autre, types achev\u00e9s de la perversit\u00e9 : ce sont les d\u00e9mons.<\/p>\n<p>Il semble qu&rsquo;en tombant des hauteurs du monde spirituel o\u00f9 ils \u00e9taient au premier rang, ces anges d\u00e9chus aient subi la honte d&rsquo;une transformation mat\u00e9rielle, et que des corps aussi leur aient \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s. En m\u00eame temps, on leur attribue un empire presque souverain sur la nature. Les temp\u00eates leur ob\u00e9issent, la foudre et les eaux s\u2019assemblent \u00e0 leur gr\u00e9 ; ils assouvissent quelquefois leur vengeance sur les restes des morts, quand les \u00e2mes leur \u00e9chappent. \u00e0 cette intervention surnaturelle se rattachent les coupables entreprises de la magie. Mais ils exercent une action plus g\u00e9n\u00e9rale et plus constante sur les destin\u00e9es humaines : la tentation est leur ouvrage. Nous les avons vus couvrir de pi\u00e8ges les chemins p\u00e9rilleux de la science. Nous les avons vus ouvrir aux trois concupiscences les portes de l&rsquo;enfer. Pareils \u00e0 des p\u00eacheurs qui ne se fatiguent jamais, ils cachent, sous de perfides app\u00e2ts, l&rsquo;hame\u00e7on qui attire les volont\u00e9s flottantes. Ils poursuivent leur proie jusqu&rsquo;au del\u00e0 du tombeau : ils ne craignent pas de la disputer aux anges, et de renouveler ainsi leurs combats des anciens jours.<\/p>\n<p>Le ch\u00e2timent est leur second minist\u00e8re. Ils r\u00e8gnent sur le peuple perdu, dans les r\u00e9gions infernales, dont chacune est plac\u00e9e sous les auspices de quelques-uns d&rsquo;entre eux. Ainsi, dans le vestibule, parmi la foule des \u00e9go\u00efstes, se trouvent ces anges ingrats, qui, au temps de la r\u00e9volte des cieux, rest\u00e8rent neutres. Ainsi, par une r\u00e9miniscence de la po\u00e9sie pa\u00efenne, que la th\u00e9ologie catholique ne d\u00e9savouait pas, Caron, Minos, Cerb\u00e8re, Plutus, Phl\u00e9gias, les Furies, les Centaures, les Harpies, G\u00e9ryon, Cacus, les g\u00e9ants, transform\u00e9s en d\u00e9mons, sont \u00e9tablis les gardiens d&rsquo;autant de zones successives. D&rsquo;innombrables l\u00e9gions sont r\u00e9pandues, soit sur les remparts de la cit\u00e9 douloureuse, soit dans ses diverses parties, et se jouent parmi les terribles spectacles qui s\u2019y donnent. -mais ces l\u00e9gions sont les esclaves d&rsquo;un seul ma\u00eetre. Celui-l\u00e0 est le premier n\u00e9, et jadis le plus beau, des esprits : aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est le mauvais vouloir qui ne cherche que du mal, celui de qui toute douleur proc\u00e8de, l&rsquo;antique ennemi de l&rsquo;humanit\u00e9. Divinit\u00e9 de triste et mensong\u00e8re parodie <em>dis,<\/em> empereur du royaume des souffrances, il a son tr\u00f4ne de glace en un point qui est tout ensemble le milieu et le fond de l&rsquo;ab\u00eeme : autour de lui, s\u2019\u00e9chelonnent les neuf hi\u00e9rarchies de la r\u00e9probation ; sur lui repose tout le syst\u00e8me de l&rsquo;iniquit\u00e9. Le p\u00e9ch\u00e9 et la douleur, qui sont pour les \u00e2mes ce que la pesanteur est pour le corps, l&rsquo;ont pr\u00e9cipit\u00e9 au lieu qui est le centre m\u00eame de la terre, o\u00f9 tendent tous les corps graves. La gravitation g\u00e9n\u00e9rale l&rsquo;enveloppe, p\u00e8se sur lui, le presse de toutes parts : son crime fut de vouloir attirer \u00e0 lui toute cr\u00e9ature ; son supplice est d&rsquo;\u00eatre accabl\u00e9 sous le poids de la cr\u00e9ation.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>SECONDE PARTIE CH. 2\u00a0: Le mal Au moment d&rsquo;entrer dans la r\u00e9gion du mal, l&rsquo;\u00e2me se sent p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e de terreur : elle h\u00e9site, en pr\u00e9sence de sa faiblesse. Elle comprend tout ce qu&rsquo;il y a &#8230; <a href=\"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/\" class=\"more-link\">Read More<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":189780,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"rs_blank_template":"","rs_page_bg_color":"","slide_template_v7":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[120],"tags":[],"class_list":["post-108378","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-livres-de-frederic-ozanam"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.9 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Essai sur la philosophie de Dante (07) - Nous Sommes Vincentiens<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Essai sur la philosophie de Dante (07) - Nous Sommes Vincentiens\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"SECONDE PARTIE CH. 2\u00a0: Le mal Au moment d&rsquo;entrer dans la r\u00e9gion du mal, l&rsquo;\u00e2me se sent p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e de terreur : elle h\u00e9site, en pr\u00e9sence de sa faiblesse. Elle comprend tout ce qu&rsquo;il y a ... Read More\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Nous Sommes Vincentiens\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/WeAreVincentians\/\" \/>\n<meta property=\"article:author\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/JavierChento\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2016-07-20T18:00:14+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/federico-ozanam-y-dante.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1200\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"630\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:creator\" content=\"@https:\/\/twitter.com\/javierchento\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@WeVincentians\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"25 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/9623ef4d9aa3b2dfb8c061f1499288f2\"},\"headline\":\"Essai sur la philosophie de Dante (07)\",\"datePublished\":\"2016-07-20T18:00:14+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/\"},\"wordCount\":5290,\"commentCount\":0,\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/i0.wp.com\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/sites\\\/10\\\/2016\\\/07\\\/federico-ozanam-y-dante.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1\",\"articleSection\":[\"Livres de Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/\",\"name\":\"Essai sur la philosophie de Dante (07) - Nous Sommes Vincentiens\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/i0.wp.com\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/sites\\\/10\\\/2016\\\/07\\\/federico-ozanam-y-dante.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1\",\"datePublished\":\"2016-07-20T18:00:14+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/9623ef4d9aa3b2dfb8c061f1499288f2\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/i0.wp.com\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/sites\\\/10\\\/2016\\\/07\\\/federico-ozanam-y-dante.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/i0.wp.com\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/sites\\\/10\\\/2016\\\/07\\\/federico-ozanam-y-dante.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1\",\"width\":1200,\"height\":630},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Portada\",\"item\":\"http:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Essai sur la philosophie de Dante (07)\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"http:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Nous Sommes Vincentiens\",\"description\":\"Know more to serve more\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"http:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/9623ef4d9aa3b2dfb8c061f1499288f2\",\"name\":\"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/497d5cde87b4c3d097d0315953521681ba2cd523ee66e5077c3711f7021e65de?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/497d5cde87b4c3d097d0315953521681ba2cd523ee66e5077c3711f7021e65de?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/497d5cde87b4c3d097d0315953521681ba2cd523ee66e5077c3711f7021e65de?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento\"},\"description\":\"Director General y cofundador de La Red de Formaci\u00f3n Vicenciana. Javier es laico vicenciano, afiliado a la Congregaci\u00f3n de la Misi\u00f3n y miembro del Equipo de Misiones Populares de la provincia can\u00f3nica de Zaragoza (Espa\u00f1a) de la Congregaci\u00f3n de la Misi\u00f3n. Graduado en la Universidad Oberta de Catalunya con cuatro grados (Asistente de direcci\u00f3n, Gesti\u00f3n Administrativa, Recursos Humanos y Contabilidad Avanzada). Bil\u00edng\u00fce Espa\u00f1ol\\\/Ingl\u00e9s. gestiona y mantiene varias p\u00e1ginas web cristianas y vicencianas, incluida including La Red de Formaci\u00f3n Vicenciana, de la que es cofundador. Actualmente es responsable del \u00e1rea de Espa\u00f1ol de .famvin, la Red de Noticias de la Familia Vicenciana. Tambi\u00e9n es m\u00fasico cat\u00f3lico y ha editado varios discos. Es Director General y cofundador de Trovador, una reconocida compa\u00f1\u00eda discogr\u00e1fica critiana de Espa\u00f1a. Trabaja en las Tecnolog\u00edas de la Informaci\u00f3n, ofreciendo servicios de alojamiento, dise\u00f1o y mantenimiento Web, as\u00ed como asesoramiento, formaci\u00f3n y soluciones inform\u00e1ticas, gesti\u00f3n documental y digitalizaci\u00f3n de textos, edici\u00f3n y maquetaci\u00f3n de libros, revistas, flyers, etc.\",\"sameAs\":[\"http:\\\/\\\/chento.org\",\"https:\\\/\\\/www.facebook.com\\\/JavierChento\",\"https:\\\/\\\/x.com\\\/https:\\\/\\\/twitter.com\\\/javierchento\"],\"url\":\"https:\\\/\\\/vincentians.com\\\/fr\\\/author\\\/chento\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Essai sur la philosophie de Dante (07) - Nous Sommes Vincentiens","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Essai sur la philosophie de Dante (07) - Nous Sommes Vincentiens","og_description":"SECONDE PARTIE CH. 2\u00a0: Le mal Au moment d&rsquo;entrer dans la r\u00e9gion du mal, l&rsquo;\u00e2me se sent p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e de terreur : elle h\u00e9site, en pr\u00e9sence de sa faiblesse. Elle comprend tout ce qu&rsquo;il y a ... Read More","og_url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/","og_site_name":"Nous Sommes Vincentiens","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/WeAreVincentians\/","article_author":"https:\/\/www.facebook.com\/JavierChento","article_published_time":"2016-07-20T18:00:14+00:00","og_image":[{"width":1200,"height":630,"url":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/federico-ozanam-y-dante.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1","type":"image\/jpeg"}],"author":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","twitter_card":"summary_large_image","twitter_creator":"@https:\/\/twitter.com\/javierchento","twitter_site":"@WeVincentians","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"25 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/"},"author":{"name":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","@id":"http:\/\/vincentians.com\/fr\/#\/schema\/person\/9623ef4d9aa3b2dfb8c061f1499288f2"},"headline":"Essai sur la philosophie de Dante (07)","datePublished":"2016-07-20T18:00:14+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/"},"wordCount":5290,"commentCount":0,"image":{"@id":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/federico-ozanam-y-dante.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1","articleSection":["Livres de Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/","url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/","name":"Essai sur la philosophie de Dante (07) - Nous Sommes Vincentiens","isPartOf":{"@id":"http:\/\/vincentians.com\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/federico-ozanam-y-dante.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1","datePublished":"2016-07-20T18:00:14+00:00","author":{"@id":"http:\/\/vincentians.com\/fr\/#\/schema\/person\/9623ef4d9aa3b2dfb8c061f1499288f2"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/#primaryimage","url":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/federico-ozanam-y-dante.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1","contentUrl":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/federico-ozanam-y-dante.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1","width":1200,"height":630},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-07\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Portada","item":"http:\/\/vincentians.com\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Essai sur la philosophie de Dante (07)"}]},{"@type":"WebSite","@id":"http:\/\/vincentians.com\/fr\/#website","url":"http:\/\/vincentians.com\/fr\/","name":"Nous Sommes Vincentiens","description":"Know more to serve more","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"http:\/\/vincentians.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"http:\/\/vincentians.com\/fr\/#\/schema\/person\/9623ef4d9aa3b2dfb8c061f1499288f2","name":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/497d5cde87b4c3d097d0315953521681ba2cd523ee66e5077c3711f7021e65de?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/497d5cde87b4c3d097d0315953521681ba2cd523ee66e5077c3711f7021e65de?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/497d5cde87b4c3d097d0315953521681ba2cd523ee66e5077c3711f7021e65de?s=96&d=mm&r=g","caption":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento"},"description":"Director General y cofundador de La Red de Formaci\u00f3n Vicenciana. Javier es laico vicenciano, afiliado a la Congregaci\u00f3n de la Misi\u00f3n y miembro del Equipo de Misiones Populares de la provincia can\u00f3nica de Zaragoza (Espa\u00f1a) de la Congregaci\u00f3n de la Misi\u00f3n. Graduado en la Universidad Oberta de Catalunya con cuatro grados (Asistente de direcci\u00f3n, Gesti\u00f3n Administrativa, Recursos Humanos y Contabilidad Avanzada). Bil\u00edng\u00fce Espa\u00f1ol\/Ingl\u00e9s. gestiona y mantiene varias p\u00e1ginas web cristianas y vicencianas, incluida including La Red de Formaci\u00f3n Vicenciana, de la que es cofundador. Actualmente es responsable del \u00e1rea de Espa\u00f1ol de .famvin, la Red de Noticias de la Familia Vicenciana. Tambi\u00e9n es m\u00fasico cat\u00f3lico y ha editado varios discos. Es Director General y cofundador de Trovador, una reconocida compa\u00f1\u00eda discogr\u00e1fica critiana de Espa\u00f1a. Trabaja en las Tecnolog\u00edas de la Informaci\u00f3n, ofreciendo servicios de alojamiento, dise\u00f1o y mantenimiento Web, as\u00ed como asesoramiento, formaci\u00f3n y soluciones inform\u00e1ticas, gesti\u00f3n documental y digitalizaci\u00f3n de textos, edici\u00f3n y maquetaci\u00f3n de libros, revistas, flyers, etc.","sameAs":["http:\/\/chento.org","https:\/\/www.facebook.com\/JavierChento","https:\/\/x.com\/https:\/\/twitter.com\/javierchento"],"url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/author\/chento\/"}]}},"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/federico-ozanam-y-dante.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p7ETMP-sc2","jetpack-related-posts":[{"id":106723,"url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/la-vie-du-venerable-serviteur-de-dieu-vincent-de-paul-livre-troisieme-chapitre-iv\/","url_meta":{"origin":108378,"position":0},"title":"La vie du v\u00e9n\u00e9rable serviteur de Dieu Vincent de Paul, Livre troisi\u00e8me, Chapitre IV","author":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","date":"02\/12\/2013","format":false,"excerpt":"Chapitre IV\u00a0: Son amour envers Dieu Quoique l'amour de Dieu ait son si\u00e8ge dans le c\u0153ur, et que ses plus nobles et plus parfaites op\u00e9rations ne soient connues que de celui qui les pratique, et de Dieu qui en est l'auteur par sa gr\u00e2ce, il ne laisse pas toutefois de\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Vincent de Paul&quot;","block_context":{"text":"Vincent de Paul","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/category\/the-vincentian-family\/founders\/vincent-de-paul\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200 1x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=525%2C300 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=700%2C400 2x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=1050%2C600 3x"},"classes":[]},{"id":104300,"url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lettre-0022-a-ernest-falconnet\/","url_meta":{"origin":108378,"position":1},"title":"Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam, Lettre 0022. A Ernest Falconnet","author":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","date":"28\/09\/2016","format":false,"excerpt":"R\u00e9cit de l'envoi d'une p\u00e9tition pour le maintien de M. Noirot au Coll\u00e8ge de Lyon. R\u00e9flexions sur la pr\u00e9carit\u00e9 du nouveau r\u00e9gime. Lyon, 19 septembre 1830. Mon cher camarade, Tu te plains sans doute de ma n\u00e9gligence et de ma paresse. Cependant il se pourrait que tu eusses tort. J'ai\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Lettres de Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam&quot;","block_context":{"text":"Lettres de Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/category\/lettres-de-frederic-ozanam\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200 1x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=525%2C300 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=700%2C400 2x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=1050%2C600 3x"},"classes":[]},{"id":104978,"url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/la-vie-du-venerable-serviteur-de-dieu-vincent-de-paul-livre-premier-chapitre-xix\/","url_meta":{"origin":108378,"position":2},"title":"La vie du v\u00e9n\u00e9rable serviteur de Dieu Vincent de Paul, Livre premier, Chapitre XIX","author":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","date":"23\/12\/2012","format":false,"excerpt":"Les dispositions de corps et d'esprit de M. Vincent et les qualit\u00e9s de sa conduite Pour ce qui est du corps, M Vincent \u00e9tait d'une taille moyenne et bien proportionn\u00e9e: Il avait la t\u00eate un peu charnue et assez grosse, mais bien faite par une juste proportion au reste du\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Vincent de Paul&quot;","block_context":{"text":"Vincent de Paul","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/category\/the-vincentian-family\/founders\/vincent-de-paul\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200 1x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=525%2C300 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=700%2C400 2x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=1050%2C600 3x"},"classes":[]},{"id":43839,"url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/saint-vincent-de-paul-maitre-doraison-chapitre-vii\/","url_meta":{"origin":108378,"position":3},"title":"Saint Vincent De Paul, Ma\u00eetre d\u2019Oraison. Chapitre VII","author":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","date":"18\/05\/2015","format":false,"excerpt":"Chapitre VII Vertues requises pour faire avec fruit l'oraison mentale La question de m\u00e9thode, dans l\u2019oraison mentale, comme en tout autre mode d\u2019activit\u00e9, est loin d\u2019\u00eatre n\u00e9gligeable. C\u2019est \u00e0 l\u2019honneur des grands directeurs de conscience de s\u2019en \u00eatre tous pr\u00e9occup\u00e9s. A l\u2019exemple de saint Ignace et de saint Fran\u00e7ois de\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Vincent de Paul&quot;","block_context":{"text":"Vincent de Paul","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/category\/the-vincentian-family\/founders\/vincent-de-paul\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/vincent-maitre-d-oraison.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/vincent-maitre-d-oraison.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200 1x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/vincent-maitre-d-oraison.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=525%2C300 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/vincent-maitre-d-oraison.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=700%2C400 2x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/vincent-maitre-d-oraison.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=1050%2C600 3x"},"classes":[]},{"id":106724,"url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/la-vie-du-venerable-serviteur-de-dieu-vincent-de-paul-livre-troisieme-chapitre-v-section-1\/","url_meta":{"origin":108378,"position":4},"title":"La vie du v\u00e9n\u00e9rable serviteur de Dieu Vincent de Paul, Livre troisi\u00e8me, Chapitre V, Section 1","author":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","date":"03\/12\/2013","format":false,"excerpt":"Chapitre V\u00a0: Sa conformit\u00e9 \u00e0 la volont\u00e9 de Dieu Saint Basile, \u00e9tant un jour interroge par quel moyen on pouvait t\u00e9moigner son amour envers Dieu, r\u00e9pondit que c'\u00e9tait en faisant tout ce qu'on peut, et m\u00eame, s'il faut parler ainsi, plus qu'on ne peut, pour accomplir continuellement en toutes choses\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Vincent de Paul&quot;","block_context":{"text":"Vincent de Paul","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/category\/the-vincentian-family\/founders\/vincent-de-paul\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200 1x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=525%2C300 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=700%2C400 2x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=1050%2C600 3x"},"classes":[]},{"id":106759,"url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/la-vie-du-venerable-serviteur-de-dieu-vincent-de-paul-livre-troisieme-chapitre-xii-section-2\/","url_meta":{"origin":108378,"position":5},"title":"La vie du v\u00e9n\u00e9rable serviteur de Dieu Vincent de Paul, Livre troisi\u00e8me, Chapitre XII, Section 2","author":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","date":"19\/12\/2013","format":false,"excerpt":"Section II\u00a0: Paroles remarquables de M. Vincent touchant la douceur qu'on doit prodiguer envers le prochain Elles ont \u00e9t\u00e9 recueillies d'un discours que ce saint homme fit un jour aux siens sur le sujet de cette vertu. \u00ab La douceur et l'humilit\u00e9, leur dit-il, sont deux s\u0153urs germaines qui s'accordent\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Vincent de Paul&quot;","block_context":{"text":"Vincent de Paul","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/category\/the-vincentian-family\/founders\/vincent-de-paul\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200 1x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=525%2C300 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=700%2C400 2x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/abelly-feat.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=1050%2C600 3x"},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/108378","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=108378"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/108378\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/189780"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=108378"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=108378"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=108378"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}