{"id":107938,"date":"2014-12-13T13:06:53","date_gmt":"2014-12-13T12:06:53","guid":{"rendered":"http:\/\/vincentiens.org\/?p=107938"},"modified":"2014-12-13T13:06:53","modified_gmt":"2014-12-13T12:06:53","slug":"frederic-ozanam-lhomme-et-loeuvre-chapitre-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lhomme-et-loeuvre-chapitre-5\/","title":{"rendered":"Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam, l\u2019homme et l\u2019\u0153uvre (Chapitre 5)"},"content":{"rendered":"<h2>Chapitre V: Les derni\u00e8res ann\u00e9es<\/h2>\n<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/vincentiens.org\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/Ozanam01.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-132766\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/vincentiens.org\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/Ozanam01-254x300.jpg?resize=254%2C300\" alt=\"Ozanam01\" width=\"254\" height=\"300\" \/><\/a>Durant l\u2019ann\u00e9e 1849, Ozanam continuait r\u00e9gu\u00adli\u00e8rement son cours, toujours entour\u00e9 et applaudi, en m\u00eame temps qu\u2019il surveillait la publication de son \u00e9tude sur les Germains, qui parut dans les derniers mois de cette m\u00eame ann\u00e9e. Cet ouvrage devait obtenir deux fois de suite le grand prix Gobert.<\/p>\n<p>Mais, depuis la fi\u00e8vre qui l\u2019avait terrass\u00e9 \u00e0 Meudon quelques ann\u00e9es auparavant, sa sant\u00e9 ctait rest\u00e9e chancelante. Il gardait toujours con\u00adfiance dans l\u2019avenir ; mais sa constitution, \u00e9prou\u00adv\u00e9e par ses travaux et scs souffrances phj^siques et morales, restaitfort affaiblie. Il s\u2019en pr\u00e9occupait peu, et, au lieu du repos indispensable, fid\u00e8le au programme qu\u2019il s\u2019\u00e9tait trac\u00e9, il se livrait \u00e0 un labeur sans mesure. Il acheva alors son livre des Po\u00e8tes franciscains, et donna successivement diff\u00e9rents travaux : Etudes sur le paganisme au moment de l&rsquo;invasion des barbares ; le Progr\u00e8s dans les si\u00e8cles de la d\u00e9cadence latine ; les Pre\u00admiers commencements du g\u00e9nie chr\u00e9tien jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du XIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Cette derni\u00e8re \u00e9tude devait servir d\u2019introduction au livre qu\u2019il se proposait d\u2019\u00e9crire sur la <em>Civilisation au V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/em>.<\/p>\n<p>C\u2019est vers cette \u00e9poque que nous retrouvons dans ses lettres la trace profonde d\u2019une \u00e9preuve qui dut lui para\u00eetre tout sp\u00e9cialement p\u00e9nible. Certains esprits \u00e9troits et intol\u00e9rants en vinrent \u00e0 formuler contrelui des accusations d\u2019h\u00e9t\u00e9rodoxie.<\/p>\n<p>La haute intelligence d\u2019Ozan\u00e0m lui avait attir\u00e9 de nombreux admirateurs ; mais ce fut sa grande bont\u00e9 et sa grande mod\u00e9ration qui lui attach\u00e8rent tant de c\u0153urs. Lacordaire l a peint en un mot lorsqu\u2019il dit qu\u2019il fut \u00abjuste envers l\u2019erreur \u00bb. Une immense piti\u00e9 l\u2019emplissait \u00e0 la vue des incr\u00e9dules que, loin de consid\u00e9rer comme des aveugles volontaires, il regardait comme des malheureux \u00e9gar\u00e9s auxquels la v\u00e9rit\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e. De l\u00e0 vint chez lui cette large tol\u00e9rance, cette mod\u00e9ra\u00adtion constante faite de charit\u00e9 et de raisonnement. Aussi bl\u00e2mait-il toute controverse violente, sur\u00adtout dans le domaine des questions religieuses. Il voulait que le grand pr\u00e9cepte d\u2019amour f\u00fbt tou\u00adjours respect\u00e9. Il d\u00e9testait la lutte violente, et se r\u00e9servait \u00e0 lui et \u00e0 ses amis la pol\u00e9mique, temp\u00e9r\u00e9e par la charit\u00e9. \u00ab Nous avons ce bonheur, nous autres catholiques, disait-il, que notre cause veut \u00eatre servie en m\u00eame temps de deux mani\u00e8res qui se pr\u00eatent \u00e0 la diversit\u00e9 des esprits: il lui faut des hommes de guerre et des hommes de paix, la croisade de la pol\u00e9mique et le pros\u00e9lytisme de la charit\u00e9. J\u2019admire ceux qui combattent glo\u00adrieusement sur la br\u00e8che, mais je ne puis me d\u00e9fendre de pr\u00e9f\u00e9rer, pour nos amis et pour moi, cet autre minist\u00e8re moins dangereux, s\u2019il est moins \u00e9clatant&#8230; \u00bb<\/p>\n<p>On prit pr\u00e9texte de la grande indulgence pro\u00adfess\u00e9e par Ozanam \u00e0 l\u2019\u00e9gard des malheureux plong\u00e9s dans l\u2019erreur, et de la charit\u00e9 qu&rsquo;il ne cessait de pratiquer dans la lutte pour pr\u00e9tendre qu\u2019\u00e0 force de tol\u00e9rance, il en \u00e9tait arr*. v&rsquo;\u00e9 \u00e0 perdre la foi, ou tout au moins \u00e0 nier les peines \u00e9ter\u00adnelles. Ces accusations le trouv\u00e8rent d\u00e9courag\u00e9 et profond\u00e9ment afflig\u00e9. Dans une lettre adress\u00e9e alors \u00e0 M. Duffieux, il plaide sa cause avec une v\u00e9ritable angoisser \u00abSerais-je donc \u00e9puis\u00e9 de fatigue, \u00e0 trente-sept ans, r\u00e9duit \u00e0 des infirmit\u00e9s pr\u00e9coces et cruelles, si je n\u2019avais \u00e9t\u00e9 soutenu par le d\u00e9sir, par l\u2019esp\u00e9rance, par l\u2019illusion de servir le christianisme ? \u00bb Et, plus loin, c\u2019est avec des larmes qu\u2019il dut pousser ce cri de foi : \u00ab Certaine\u00adment je ne suis qu\u2019un pauvre p\u00e9cheur devant Dieu ; mais il n\u2019a pas encore permis que je cesse de croire aux peines \u00e9ternelles ; il est faux que j\u2019aie cess\u00e9 de croire, que j\u2019aie reni\u00e9, dissimul\u00e9, att\u00e9nu\u00e9 aucun article de foi. \u00bb<\/p>\n<p>Sa sant\u00e9, d\u00e9j\u00e0 si \u00e9prouv\u00e9e, ressentit tr\u00e8s vi\u00advement le contre-coup de cet assaut. Aussi, d\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9, les m\u00e9decins lui ordonn\u00e8rent-ils un repos complet. Ozanam partit alors pour la Bretagne ; nous suivons ce voyage presque jour par jour dans sa correspondance. L\u00e0, dans la paix, il jouit avec amour de ce pays nouveau pour lui, entour\u00e9 de sa femme et de sa fille. \u00ab Il y a dans la vie, \u00e9crit-il \u00e0 cette occasion, de ces moments de bonheur tr\u00e8s courts et tr\u00e8s vifs, qui peuvent payer des ann\u00e9es de souffrances. \u00bb<\/p>\n<p>Sous l\u2019heureuse influence de ce voyage, la sant\u00e9 d\u2019Ozanam paraissait am\u00e9lior\u00e9e, et, \u00e0 la rentr\u00e9e des Facult\u00e9s, il reprit son cours, continuant \u00e0 d\u00e9\u00advelopper le m\u00eame sujet que l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente : la civilisation au v\u00ae si\u00e8cle. Ce fut la derni\u00e8re ann\u00e9e vraiment heureuse, bien.que les souffrances physiques fussent d\u00e9j\u00e0 tenaces et fr\u00e9quentes : \u00ab La Providence nous traite cette ann\u00e9e avec m\u00e9nage\u00adment, comme des chr\u00e9tiens faibles qui ont besoin d\u2019indulgence. \u00bb Et dans une autre circonstance il se d\u00e9clare aussi heureux qu\u2019on peut l\u2019\u00eatre ici- bas.<\/p>\n<p>Pendant l\u2019\u00e9t\u00e9 de 1851, les vacances venues, les m\u00e9decins r\u00e9solurent de l\u2019envoyer aux bains de merde Dieppe. Ce d\u00e9placement le d\u00e9cida \u00e0 aller jusqu\u2019\u00e0 Londres qu\u2019il ne connaissait pas ; c\u2019\u00e9tait alors la premi\u00e8re grande exposition au Palais de Cristal. L\u2019Angleterre n\u2019offrait aucun attrait pour Ozanam ; n\u00e9anmoins, sur les instances de son ami, M. Amp\u00e8re, qui s\u2019appr\u00eatait \u00e0 accomplir un long voyage en Am\u00e9rique, il se r\u00e9solut \u00e0 l\u2019ac\u00adcompagner jusqu\u2019\u00e0 Londres. Il faudrait citer en entier une lettre qu\u2019il \u00e9crivit alors au docteur Dufresne pour avoir une id\u00e9e des tristes impres\u00adsions que lui f\u00eet l\u2019Angleterre. Son \u00e2me, nourrie des souvenirs de ses voyages en Italie, enthousiaste des beaut\u00e9s de l&rsquo;Ombrie, se trouva accabl\u00e9e et \u00e9tonn\u00e9e \u00e0 la vue de la richesse, de la vie, de la solide prosp\u00e9rit\u00e9 de la capitale anglaise. Une seule chose le frappa profond\u00e9ment : ce fut l\u2019activit\u00e9 commerciale des Docks, les richesses qui y \u00e9taient accumul\u00e9es. Mais dans tout cela il lui appara\u00eet quelque chose de dangereux et de tentateur. Et le penseur se retrouve toujours le m\u00eame avec cette petite pointe d\u2019utopie qui fut la caract\u00e9ris\u00adtique d\u2019Ozanam : \u00ab Ce qui me semble un signe de r\u00e9probation, c\u2019est que ces richesses ne servent pas, au bout du compte, \u00e0 rendre meilleur le sort de l\u2019humanit\u00e9, le sort du grand nombre. \u00bb Les monuments de Londres ne lui plurent pas. Saint-Paul lui para\u00eet un \u00e9difice glacial, que le catholicisme lui-m\u00eame aurait bien de la peine \u00e0 r\u00e9chauffer. Une excursion \u00e0 Oxford, o\u00f9 tout lui parut \u00ab debout dans une paix profonde \u00bb, lui sembla une \u00e9claircie au milieu de son s\u00e9jour dans \u00ab cette ville d\u00e9brouillards et de fum\u00e9es \u00bb.<\/p>\n<p>Le voyage, les bains de mer de Dieppe n\u2019appor\u00adt\u00e8rent aucune am\u00e9lioration sensible \u00e0 cette sant\u00e9 chancelante. De retour dans la petite maison de Sceaux qu\u2019il avait lou\u00e9e cette ann\u00e9e-l\u00e0, il se rend compte de ce peu de r\u00e9sultat et \u00e9crit \u00e0M. Amp\u00e8re alors en Am\u00e9rique : \u00ab Je travaille un peu, mais lentement,difficilement ; et je n\u2019\u00e9cris pas une page pendant que vous faites cinquante lieues. \u00bb<\/p>\n<p>Il rentra bient\u00f4t \u00e0 Paris, mais avec la certitude que sa sant\u00e9 \u00e9tait profond\u00e9ment atteinte. C\u2019est avec r\u00e9signation et courage qu\u2019il acceptait la maladie ; il avait beaucoup fait, mais il lui restait beaucoup \u00e0 faire pour remplir le plan qu\u2019il s\u2019\u00e9tait dress\u00e9. Il pouvait s\u2019appliquer le mot du P\u00e8re Lacordaire : (( Ce n\u2019est pas en vain que l&rsquo;on veut devancer le temps ; le temps se venge de ceux qui se passent de lui. \u00bb<\/p>\n<p>Ozanam reprit son cours avec bonheur, et le continua sans interruption jusqua P\u00e2ques. Mais, \u00e0 cette \u00e9poque, il tomba dangereusement malade, et force lui fut d\u2019interrompre tous ses travaux. Il ne le fit qu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re extr\u00e9mit\u00e9, lorsqu&rsquo;il sentit l&rsquo;impossibilit\u00e9 de les continuer.<\/p>\n<p>Il ne devait plus prendre la parole qu\u2019une seule fois dans cette chaire de la Sorbonne o\u00f9, toute sa vie, il avait lutt\u00e9 pour les id\u00e9es qui lui \u00e9taient si ch\u00e8res. Un jour, il apprend que le public se plaint de lui, l\u2019accusant, ainsi que plusieurs de ses coll\u00e8gues, de n\u00e9gliger leur devoir et de rester trop longtemps, peut-\u00eatre pour des motifs futiles, \u00e9loign\u00e9s de leur chaire. N\u2019\u00e9coutant les supplica\u00adtions de personne, il s\u2019arrache de son lit et se fait conduire \u00e0 la Sorbonne. Apr\u00e8s sa le\u00e7on, o\u00f9 il fut plus applaudi que de coutume, comme si ses auditeurs avaient eu le pressentiment que ce serait pour la derni\u00e8re fois, il s\u2019\u00e9cria en terminant : \u00ab Messieurs, on accuse notre si\u00e8cle d\u2019\u00eatre un si\u00e8cle d\u2019\u00e9go\u00efsme, et l\u2019on dit les professeurs atteints de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie g\u00e9n\u00e9rale ; cependant c&rsquo;est ici que nous alt\u00e9rons nos sant\u00e9s ; c\u2019est ici que nous usons nos forces. Je ne m\u2019en plains pas : notre vie vous appartient, nous vous la devons jusqu&rsquo;au dernier souffle, et vous l\u2019aurez. Quant \u00e0 mui,Messieurs,si je meurs, ce sera \u00e0 votre service.\u00bb<\/p>\n<p>Tels furent les adieux d\u2019Ozanam \u00e0 l\u2019auditoire qui pendant douze ans lui \u00e9tait rest\u00e9 fid\u00e8le.<\/p>\n<p>Il avait voulu pr\u00e9parer la le\u00e7on suivante ; mais les malaises augmentant vinrent l\u2019en emp\u00eacher et une pleur\u00e9sie des plus graves se d\u00e9clara. D\u00e8s qu\u2019il fut transportable, il partit pour les Eaux- Bonnes, p\u00f9 il devait retrouver l\u2019abb\u00e9 Perreyve, marqu\u00e9, lui aussi, par la main de la mort. Ce furent pour ces deux \u00e2mes une joie de se rencon\u00adtrer presque aux portes du tombeau. Les jours pass\u00e8rent, amenant ces entretiens que le jeune pr\u00eatre a pieusement rapport\u00e9s: ils parcouraient ensemble les environs des Eaux-Bonnes, cher\u00adchant l\u2019un chez l\u2019autre le courage et la r\u00e9signation.<\/p>\n<p>Tous deux s\u2019enthousiasmaient ; ils devaient s\u2019\u00e9crier ensemble ce qu&rsquo;Ozanam \u00e9crivait quel\u00adques jours plus tard : \u00ab Dans d\u2019autres voyages, ma pens\u00e9e \u00e9tait distraite par les ouvrages des hommes. Dans ces pays-ci, o\u00f9 l\u2019homme a peu fait, je ne vois plus que les \u0153uvres de Dieu, et je le dis maintenant avec toute l\u2019ardeur de la foi : Dieu n\u2019est pas seulement le grand g\u00e9om\u00e8tre, le grand l\u00e9gislateur, c\u2019est aussi le grand artiste. Dieu est l\u2019auteur de toute po\u00e9sie ; il l\u2019a r\u00e9pandue \u00e0 flots dans la cr\u00e9ation, et s\u2019il a voulu que le monde f\u00fbt bon, il l\u2019a aussi voulu beau&#8230; II y a comme un sentiment de puret\u00e9 morale sur ces hauteurs que le pied de l\u2019homme souille rarement, au bord de ces eaux pures qui ne d\u00e9salt\u00e8rent que les chamois, au milieu de ces fleurs qui ne s\u2019ouvrent que pour parfumer la solitude du Seigneur. David avait visit\u00e9 les sommets du Liban, quand il s\u2019\u00e9criait : Mirabilis in altis Domi- nus ! Il avait contempl\u00e9 la mer, quand il disait: Mirabiles elationes maris<span id='easy-footnote-1-107938' class='easy-footnote-margin-adjust'><\/span><span class='easy-footnote'><a href='https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lhomme-et-loeuvre-chapitre-5\/#easy-footnote-bottom-1-107938' title='Lettres, t. II, p. 446.'><sup>1<\/sup><\/a><\/span> ! \u00bb<\/p>\n<p>Quelques semaines plus tard, Ozanam retrouva l\u2019abb\u00e9 Perreyve \u00e0 Biarritz. Celui-ci partait pour Paris. La s\u00e9paration entre les deux amis fut so\u00adlennelle. Ozanam voulut l\u2019accompagner jusqu\u2019\u00e0 Bayonne. L\u00e0, au moment de le quitter, il l\u2019em\u00adbrassa fortement en lui disant : \u00ab Henri, dites- moi bien adieu. \u00bb L\u2019\u00e2me si d\u00e9licate et si tendre de l\u2019abb\u00e9 Perreyve en fut d\u00e9chir\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans le r\u00e9cit qu\u2019il laissa de cette s\u00e9paration, il a dit avec les accents qu\u2019il savait employer le d\u00e9\u00adsespoir dont il fut saisi : \u00ab&#8230; L\u2019avenir n\u2019avait rien \u00e0 me r\u00e9pondre pour me consoler. J\u2019entendais tou\u00adjours cette voix me dire adieu. Je tombai dans une m\u00e9lancolie si profonde, que mon \u00e2me en fut comme submerg\u00e9e. \u00bb<\/p>\n<p>Ozanam allait avoir encore quelques moments d\u2019espoir. On avait parl\u00e9 de lui pour un si\u00e8ge \u00e0 l\u2019Institut, et il aurait vivement d\u00e9sir\u00e9 rentrer \u00e0 Paris pour remplir les d\u00e9marches personnelles en vue de succ\u00e8s du sa candidature ; il dut bient\u00f4t y renoncer.<\/p>\n<p>Cependant un r\u00e9pit dans ses souffrances devait encore lui procurer la joie d\u2019une excursion long\u00adtemps d\u00e9sir\u00e9e, en Espagne. Il r\u00eavait un voyage dans ce pays, voyage qui aurait d\u00e9but\u00e9 par un p\u00e8lerinage \u00e0 Saint-Jacques de Compostclle. Le 22 octobre, il se mit en route, accompagn\u00e9 de son fr\u00e8re ; mais, apr\u00e8s quelques jours pass\u00e9s \u00e0 Bur- gos, le mauvais temps fit rebrousser chemin aux voyageurs. De cette rapide excursion, Ozanam a laiss\u00e9 un r\u00e9cit pittoresque intitul\u00e9 : Un p\u00e8leri\u00adnage au pays du Cid<span id='easy-footnote-2-107938' class='easy-footnote-margin-adjust'><\/span><span class='easy-footnote'><a href='https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lhomme-et-loeuvre-chapitre-5\/#easy-footnote-bottom-2-107938' title='\u0152uvres compl\u00e8tes, t, VII.'><sup>2<\/sup><\/a><\/span> ; cette page est peut-\u00eatre, de toutes les \u0153uvres qu\u2019il a laiss\u00e9es, la plus colo\u00adr\u00e9e et la plus charmante. Une vie extraordinaire anime ces pages ; et jamais il n&rsquo;atteignit la perfec\u00adtion de forme que nous trouvons dans ces notes de voyage. Apr\u00e8s une description g\u00e9n\u00e9rale du pays qu\u2019il a travers\u00e9 et des m\u0153urs des habitants, il nous d\u00e9peint avec enthousiasme la M\u00e8re des rois et la Restauratrice des royaumes, Burgos, la ville des h\u00e9ros. L\u2019ombre du Cid l\u2019a suivi en par\u00adcourant les rues de la vieille cit\u00e9 espagnole, et c\u2019est en frissonnant qu\u2019il visite le tombeau o\u00f9 le guerrier repose \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Chim\u00e8ne. Si l\u2019on veut se faire une id\u00e9e de l\u2019imagination ardente d\u2019Ozanam, de son style pittoresque, de sa mani\u00e8re d\u2019\u00e9crire, c\u2019est ce r\u00e9cit qu\u2019il faut lire. Toutes ses qualit\u00e9s s\u2019y retrouvent en abondance ; 1 esprit le plus pr\u00e9venu ne pourrait y relever les imperfections que l\u2019on peut rencontrer parfois dans les autres \u0153uvres.<\/p>\n<p>A son retour en France, Ozanam visita le sanc\u00adtuaire de Notre-Dame de Buglose, pr\u00e8s du village o\u00f9 naquit saint Vincent de Paul. C\u2019\u00e9tait un p\u00e8le\u00adrinage de remerciement, tellement sa sant\u00e9 sem\u00adblait s\u2019\u00eatre raffermie ; mais ce n\u2019\u00e9tait h\u00e9las ! que trompeuse esp\u00e9rance.<\/p>\n<p>Ozanam, sur l\u2019avis des m\u00e9decins, songea alors \u00e0 se fixer en Italie pour passer les plus mauvais mois de l\u2019hiver.<\/p>\n<p>Pise lui parut l\u2019endroit le plus indiqu\u00e9, tant par le climat que pour les ressources que cette ville offre au travailleur. M. Fortoul, alors ministre de 1 instruction publique, qui montrait un int\u00e9r\u00eat tr\u00e8s vif pour la sant\u00e9 d\u2019Ozanam, lui avait demand\u00e9, pour tromper l\u2019ennui de son long repos, un tra\u00advail sur les Origines des r\u00e9publiques italiennes. Il devait trouver \u00e0 Pise tous les \u00e9l\u00e9ments voulus pour traiter ce sujet. De plus, il \u00e9tait ainsi proche de Florence, o\u00f9 habitaient encore des parents de sa m\u00e8re, et nous savons tout l\u2019amour qu\u2019il portait \u00e0 la patrie de Dante.<\/p>\n<p>D\u00e8s les premiers jours de d\u00e9cembre, Ozanam se mit en route, traversant \u00e0 petites journ\u00e9es le midi de la France, qu\u2019il ne devait plus revoir que mourant.<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e 1853 devait marquer le terme supr\u00eame de cette vie si courte et si bien remplie.<\/p>\n<p>Le 1<sup>er<\/sup> janvier, Ozanam \u00e9tait \u00e0 Cannes, sur le chemin de cette Italie qui l\u2019avait vu na\u00eetre et o\u00f9 il allait passer les derniers jours qui lui restaient \u00e0 vivre. Le pays de Dante et de saint Fran\u00e7ois devait \u00eatre m\u00eal\u00e9 \u00e0 toutes les phases de son exis\u00adtence. Jeune, il l\u2019avait visit\u00e9 \u00e9pris de ses beaut\u00e9s ; c\u2019est encore enthousiaste et d\u00e9bordant de joie que, d\u00e9j\u00e0 pench\u00e9 vers la tombe, il en retrouva les chefs-d\u2019\u0153uvre familiers; c\u2019est au moment del\u00e0 derni\u00e8re s\u00e9paration que les sympathies pass\u00e9es grandissent et s\u2019avivent, que les liens secrets qui nous attachent aux choses se resserrent.<\/p>\n<p>Les c\u00f4tes de la M\u00e9diterran\u00e9e et la Provence ensoleill\u00e9e enchant\u00e8rent Ozanam. Mais, d\u00e8s l\u2019entr\u00e9e en Italie, une pluie incessante entrava les mouvements des voyageurs.<\/p>\n<p>Ils s install\u00e8rent \u00e0 Pise o\u00f9 Ozanam, que ses travaux sur Dante avaient d\u00e9j\u00e0 rendu c\u00e9l\u00e8bre, fut par tous cordialement accueilli. Pour ses \u00e9tudes, la biblioth\u00e8que de la ville lui fournissait tous les livres dont il pouvait avoir besoin,et il passait de longues heures \u00e0 la cath\u00e9drale, chass\u00e9 du Campo Santo par le mauvais temps persistant, admirant la majest\u00e9 impassible des cinq nefs \u00ab \u00e9lanc\u00e9es comme les palmiers des jardins \u00e9ternels \u00bb, la beaut\u00e9 myst\u00e9rieuse des mosa\u00efques o\u00f9 le regard immobile du Christ assis dans sa gloire semble le hanter. \u00ab Seigneur, il fait bon ici, dressons-y trois tentes, \u00ab s\u2019\u00e9crie-t-il devant cette nouvelle transfiguration.<\/p>\n<p>Et apr\u00e8s ces heures d\u2019enthousiasme, o\u00f9 il oublie la maladie, comme les saints apr\u00e8s leurs extases, \u00ab il revient l\u2019\u00e2me assez nourrie de po\u00e9sie pour essuyer encore sans murmures de longs jours de captivit\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout, le souvenir de Paris le hantait ; il comptait d\u00e9j\u00e0 les jours qui le s\u00e9paraient du mo\u00adment o\u00f9 il devait reprendre possession de sa chaire. \u00ab Ah ! pauvre Sorbonne ! que de fois je retourne en esprit vers ses murs noirs, dans sa cour froide mais studieuse, dans ses salles enfu\u00adm\u00e9es, mais que j\u2019ai vues remplies d\u2019une si g\u00e9n\u00e9\u00adreuse jeunesse ! \u00bb A des moments d\u2019esp\u00e9rance succ\u00e8dent des heures de d\u00e9couragement, o\u00f9 son regard se d\u00e9tourne de la France, de Paris, de sa chaire de la Sorbonne : \u00ab Volo quomodo vis, volo quamdiu vis \u00bb.<\/p>\n<p>Mais une grande consolation sem\u00e9e sur sa route, ce fut l\u2019activit\u00e9 des conf\u00e9rences de Saint- Vincent-de-Paul dans les diff\u00e9rentes villes qu\u2019il eut \u00e0 traverser : Toulouse, Marseille, Nice, G\u00eanes, poss\u00e9daient alors chacune une conf\u00e9rence dont le succ\u00e8s grandissait chaque jour. En Tos\u00adcane, le gouvernement voyait d\u2019un mauvais \u0153il ces nouvelles associations, les accusant d\u2019\u00eatre un foyer de lib\u00e9ralisme et d\u2019opposition. Il \u00e9tait encore r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 Ozanam de dissiper les soup\u00ad\u00e7ons du grand-duc et d\u2019obtenir son assentiment. La fondation d\u2019une conf\u00e9rence \u00e0 Florence fut pour lui un grand sujet de joie : il pronon\u00e7a le discours d\u2019ouverture, qui, le lendemain, parut dans tous les journaux, et, malgr\u00e9 lui, fut repro\u00adduit de tous c\u00f4t\u00e9s. L\u2019heureux r\u00e9sultat des conf\u00e9\u00adrences existantes amena l\u2019\u00e9closion de plusieurs autres ; cette activit\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9e et le bonheur qu\u2019il en ressentit amen\u00e8rent dans la sant\u00e9 d\u2019O- zanam un moment de r\u00e9pit.<\/p>\n<p>Il profita de ce dernier voyage \u00e0 Florence pour visiter encore une fois cette ville qu&rsquo;il con\u00adnaissait si bien, les vies de Vasari \u00e0 la main.<\/p>\n<p>Ce fut comme un adieu. Deux choses le pas\u00adsionn\u00e8rent tout sp\u00e9cialement : l\u2019Or San Mich\u00e8le et les fresques de Giotto nouvellement d\u00e9cou\u00advertes \u00e0 Santa Croce. On \u00e9tait en train de les restaurer: il s\u2019introduisit par fraude, monta surles \u00e9chafauds et fut transport\u00e9 devant ces merveilles ; \u00e0 chaque nouveau voyage, Giotto lui parais\u00adsait plus grand : \u00ab Je le trouve de la taille de Dante, \u00bb \u00e9crit-il \u00e0 M. Amp\u00e8re d\u00e8s son retour \u00e0 Pise.<\/p>\n<p>Le printemps approchait : au c\u0153ur de tous une esp\u00e9rance de gu\u00e9rison possible apparais\u00adsait ; on parlait d\u00e9j\u00e0 du retour pour la fin d&rsquo;avril, de la reprise des cours pour le 15 mai. Mais, quelque temps avant P\u00e2ques, une rechute se d\u00e9clara; il fallut renoncera aller \u00e0 Rome passer la Semaine sainte: ce fut une grande joie refus\u00e9e \u00e0 Ozanam, qui ne devait plus revoir la ville romaine. Cependant un mieux suivit de pr\u00e8s cette crise : \u00ab Je commence \u00e0 revivre, \u00e9crit-il \u00e0 M. Amp\u00e8re, et sans \u00eatre gu\u00e9ri je puis esp\u00e9rer ma gu\u00e9rison. Le mal est que je me rattache en m\u00eame temps \u00e0 la vie et \u00e0 toutes les vanit\u00e9s de la vie. \u00bb Il lui demande en m\u00eame temps de par\u00adler de ses Po\u00e8tes franciscains dans la Revue des Deux &#8211; Mondes ; ses esp\u00e9rances litt\u00e9raires se r\u00e9veillent avec cette accalmie de souffrances.<\/p>\n<p>Mais l&rsquo;influence des meilleurs climats devait \u00eatre nulle sur la maladie lente qui parfois laissait quelque esp\u00e9rance avec quelque r\u00e9pit, mais dont les rechutes de plus en plus graves minaient sourdement le malade.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de mai, accompagn\u00e9 de sa femme et de sa fille, il quitta Pise, o\u00f9 tristement il avait pass\u00e9 un hiver gris et humide ; les m\u00e9decins d\u00e9siraient pour le malade un meilleur air, et ils choisirent San-Jacopo, \u00e0 un quart d\u2019heure de Livourne. Cette petite ville, perch\u00e9e sur des rochers entre les montagnes del\u00e0 Spezzia et la mer, offre un splendide panorama. Ozanam reprit des forces devant cette vue admirable, o\u00f9, dans le lointain, se d\u00e9tachaient la Corse et 1 \u00eele d\u2019Elbe : c\u2019est l\u00e0 qu\u2019il \u00e9crivit le P\u00e8lerinage au pays du Cid, derni\u00e8res lignes qui devaient sortir de sa plume.<\/p>\n<p>Le mois de juin amena une grande am\u00e9liora\u00adtion dans l\u2019\u00e9tat du malade. La chaleurd\u2019un \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s doux, l\u2019air de la mer firent croire un instant \u00e0 une am\u00e9lioration s\u00e9rieuse : \u00ab Assur\u00e9ment, \u00e9crit-il encore \u00e0 M. Amp\u00e8re, si juillet et ao\u00fbt, qui pas\u00adsent pour de grands m\u00e9decins, veulent me bien traiter, je serai gu\u00e9ri cet automne. \u00bb<\/p>\n<p>Ce fut \u00e0 ce moment qu\u2019il crut \u00e9chouer dans la tentative d&rsquo;\u00e9tablir une conf\u00e9rence de Saint-Vincent- de-Paul \u00e0 Sienne. Devant les difficult\u00e9s qu\u2019il ren\u00adcontra, il voulut lui-m\u00eame aller plaider la cause de la charit\u00e9. \u00ab Quel meilleur usage pouvons-nous faire de la sant\u00e9 que Dieu nous donne, que de l\u2019employer \u00e0 son service ? \u00bb Ayant ainsi arr\u00eat\u00e9 toute objection sur les l\u00e8vres des siens, juste\u00adment effray\u00e9s de le voir partir dans un tel \u00e9tat de sant\u00e9, il alla passer quatre jours \u00e0 Sienne. Malgr\u00e9 tous ses efforts, il \u00e9choua et revint \u00e0 San- Jacopo, fatigu\u00e9 et d\u00e9courag\u00e9. L\u2019esp\u00e9rance du succ\u00e8s avait seule pu soutenir ses forces d\u00e9fail\u00adlantes durant ce dur voyage. De retour, il ne s\u2019avoua pas vaincu, il \u00e9crivit une longue lettre au P\u00e8re Pendola, de qui d\u00e9pendait la fondation de la conf\u00e9rence. Cette lettre est un admirable plai\u00addoyer, c\u2019est le cri m\u00eame de la charit\u00e9. \u00ab Com\u00adment donc, \u00e9crit-il, n\u2019aurions-nous pas une con\u00adf\u00e9rence \u00e0 Sienne qu\u2019on appelait l\u2019antichambre du Paradis ? \u00bb La r\u00e9ponse ne se fit pas attendre : quinze jours plus tard, Ozanam, \u00e9tabli depuis peu \u00e0 Antignano, recevait avec joie la nouvelle de lafondation de deux conf\u00e9rences de Saint-Vin- cent-de-Paul dans la ville de sainte Catherine.<\/p>\n<p>Cette nouvelle et un article de M. Amp\u00e8re sur les Po\u00e8tes franciscains paru dans le num\u00e9ro de juin deaRevue des Deux-Mondes furent un \u00e9clair\u00adcissement, une joie au milieu des souffrances et de la faiblesse qui augmentaient chaque jour\u2019 Quelque temps auparavant, Ozanam avait song\u00e9 \u00e0 poser sa candidature \u00e0 l\u2019Institut ; il en fit bient\u00f4t le sacrifice, comme d\u2019une tentation d\u2019amour-propre.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors tout espoir semble perdu ; il peut \u00e0 peine tracer quelques lignes, et est oblig\u00e9 chaque fois \u00e0 un long repos ; les promenades qu\u2019il se plaisait \u00e0 faire au bord de la mer lui sont m\u00eame interdites. Le 15 ao\u00fbt, il voulut encore c\u00e9l\u00e9brer la f\u00eate de la Vierge et se tra\u00eena p\u00e9niblement jusqu\u2019\u00e0 la petite \u00e9glise d\u2019Antignano : il ne devait plus y revenir. Toute esp\u00e9rance \u00e9tait \u00e9teinte dans le c\u0153ur de ceux qui l\u2019entou\u00adraient ; lui-m\u00eame avait fait le sacrifice de sa vie et de toutes ses justes ambitions. \u00ab Si quelque chose me console, disait-il, de quitter ce monde sans avoir achev\u00e9 ce que je d\u00e9sirais, c\u2019est que je n\u2019ai jamais travaill\u00e9 pour la louange des hommes, mais pour le service de la v\u00e9rit\u00e9. \u00bb Une derni\u00e8re consolation lui \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e. Il avait demand\u00e9 comme une gr\u00e2ce supr\u00eame de ne pas mourir dans un pays qui ne f\u00fbt pas le sien. A la fin d\u2019ao\u00fbt, on se d\u00e9cida \u00e0 quitter Anti- gnano. Apr\u00e8s avoir remerci\u00e9 Dieu de s souffrances qu\u2019il y avait endur\u00e9es, Ozanam fut port\u00e9 \u00e0 bord d\u2019un bateau qui devait le conduire \u00e0 Marseille. La travers\u00e9e fut bonne ; le malade la supporta sans fatigue, et la joie qu\u2019il ressentit en aperce\u00advant les c\u00f4tes de France lui fit oublier un instant les souffrances qui l\u2019accablaient.<\/p>\n<p>Quelques jours apr\u00e8s, le soir du 8 septembre, il rendait son \u00e2me \u00e0 Dieu, entour\u00e9 de tous les siens et de nombreux membres de la Soci\u00e9t\u00e9 de Saint-Vincent-de-Paul, de son autre famille, comme il se plaisait \u00e0 l\u2019appeler.<\/p>\n<p>Un de ses \u00e9l\u00e8ves raconte qu\u2019Ozanam, peut- \u00eatre par quelque pressentiment, ne commentait qu\u2019avec des larmes le mot charmant par lequel Bossuet loue la duchesse d Orl\u00e9ans : \u00ab Elle fut douce envers la mort. \u00bb Lui aussi fut doux envers la mort qui venait le surprendre en pleine matu\u00adrit\u00e9 de l\u2019\u00e2ge, au seuil des honneurs, brisant la grande situation litt\u00e9raire \u00e0 laquelle il pouvait pr\u00e9tendre.<\/p>\n<p>Il fut doux envers la mort, car il l\u2019attendait depuis plusieurs mois, arm\u00e9, pour la recevoir, de foi et d\u2019esp\u00e9rance. L\u2019Ecriture sainte, les Psaumes surtout \u00e9taient, depuis de longs.mois, ses livres de chevet. II ne se lassait pas de relire ces \u00e9lans d\u2019esp\u00e9rance, ces plaintes sublimes, ces divins appels d&rsquo;amour. Il y avait trouv\u00e9 une r\u00e9ponse \u00e0 toutes ses supplications, \u00e0 toutes ses souffrances et \u00e0 toutes ses joies.<\/p>\n<p>Et, quelques mois avant sa mort, quand R\u00e9cri\u00advit cette admirable pri\u00e8re qui fut comme son tes\u00adtament religieux,le cantique d\u2019Ez\u00e9chias vint natu\u00adrellement sous sa plume. Ce fut peut-\u00eatre sa plus belle page, et dans ce cri pouss\u00e9 par un mourant nous retrouvons la plainte \u00e9mouvante et sacr\u00e9e de Pascal dans la Pri\u00e8re pour demander \u00e0 Dieu le bon usage de la maladie, mais avec quelque chose de plus moderne,un accent plus attendri et plus humain. C\u2019est un adieu en m\u00eame temps qu\u2019une pri\u00e8re, le cri du d\u00e9sespoir r\u00e9sign\u00e9 :<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai dit au milieu de mes jours : J&rsquo;irai aux portes de la mort.<br \/>\n\u00ab J\u2019ai cherch\u00e9 le reste de mes ann\u00e9es. J\u2019ai dit : Je ne verrai plus le Seigneur mon Dieu sur la terre des vivants.<br \/>\n\u00ab Ma vie est emport\u00e9e loin de moi, comme on replie la tente des pasteurs.<br \/>\n\u00ab Le fil que j\u2019ourdissais encore est coup\u00e9 comme sous les ciseaux du tisserand.<br \/>\n\u00ab Entre le matin et le soir, vous m\u2019avez conduit \u00e0 ma fin.<br \/>\n\u00ab Mes yeux se sont fatigu\u00e9s \u00e0 force de s\u2019\u00e9lever au ciel.<br \/>\n\u00ab Seigneur, je souffre violence. R\u00e9pondcz-moi. Mais que dirai-je et que me r\u00e9pondra celui qui a fait mes douleurs?<br \/>\n\u00ab Je repasserai devant vous toutes mes ann\u00e9es dans l\u2019amertume de mon c\u0153ur.<br \/>\n&#8230;<br \/>\n\u00ab C\u2019est le commencement du cantique d\u2019\u00c9z\u00e9- chias. Je ne sais si Dieu permettra que je puisse m\u2019en appliquer la fin. Je sais que j\u2019accomplis aujourd\u2019hui ma quaranti\u00e8me ann\u00e9e, plus que la moiti\u00e9 du chemin ordinaire de la vie. Je sais que j\u2019ai une femme jeune et bien-aim\u00e9e, une char\u00admante enfant, d\u2019excellents fr\u00e8res, une seconde m\u00e8re, beaucoup d\u2019amis, une carri\u00e8re honorable, des travaux conduits pr\u00e9cis\u00e9ment au point o\u00f9 ils pouvaient servir de fondement \u00e0 un ouvrage long\u00adtemps r\u00eav\u00e9.<br \/>\n\u00ab Voil\u00e0 cependant que je suis pris d\u2019un mal grave, opini\u00e2tre, et d\u2019autant plus dangereux, qu\u2019il cache un \u00e9puisement complet. Faut-il donc quitter tous ces biens que vous-m\u00eame, mon Dieu, m\u2019avez donn\u00e9s? Ne voulez-vous point, Seigneur, vous contenter d\u2019une partie du sacrifice ? Laquelle faut-il que je vous immole de mes affections d\u00e9r\u00e9\u00adgl\u00e9es? N\u2019accepterez-vous point l\u2019holocauste de mon amour-propre litt\u00e9raire, de mes ambitions acad\u00e9miques, de mes projets m\u00eame d\u2019\u00e9tude, o\u00f9 se m\u00ealait plus d\u2019orgueil que de z\u00e8le pour la v\u00e9rit\u00e9 ? Si je vendais la moiti\u00e9 de mes livres pour en donner le prix aux pauvres, et si, me bornant \u00e0 remplir les devoirs de mon emploi, je consacrais le reste de ma vie \u00e0 visiter les indigents, \u00e0 instruire les apprentis et les soldats, Seigneur, seriez-vous satisfait, et me laisseriez-vous la douceur de vieil\u00adlir aupr\u00e8s de ma femme et d\u2019achever l\u2019\u00e9ducation de mon enfant? Peut-\u00eatre,mon Dieu, ne le voulez- vous point ? Vous n\u2019acceptez pas ces offrandes in\u00adt\u00e9ress\u00e9es ; vous rejetez mes holocaustes et mes sacrifices. C\u2019est moi que vous demandez. Il est \u00e9crit au commencement du livre que je dois faire votre volont\u00e9. Et j\u2019ai dit : Je viens, Seigneur.<br \/>\n\u00ab Je viens, si vous m\u2019appelez, et je n\u2019ai pas le droit de me plaindre. Vous avez donn\u00e9 qua\u00adrante ans de vie \u00e0 une cr\u00e9ature qui est arriv\u00e9e sur la terre, maladive, fr\u00eale, destin\u00e9e \u00e0 mourir dix fois, si la tendresse et l\u2019intelligence d\u2019un p\u00e8re et d\u2019une m\u00e8re ne l\u2019avaient dix fois sauv\u00e9e. Que les miens ne se scandalisent point si vous ne vou\u00adlez pas faire aujourd\u2019hui un miracle pour me gu\u00e9\u00adrir ! Mon enfance, heureusement \u00e9coul\u00e9e au milieu de tant de p\u00e9rils, n\u2019\u00e9tait-elle pas un premier mira\u00adcle? Il y a cinq ans, ne m\u2019avez-vous pas ramen\u00e9 de bien loin, et ne m\u2019avez-vous pas accord\u00e9 ce d\u00e9lai pour faire p\u00e9nitence de mes p\u00e9ch\u00e9s et pour deve\u00adnir meilleur? Ah! toutes les pri\u00e8res qu\u2019alors on<br \/> vous adressa pour moi furent \u00e9cout\u00e9es. Pourquoi celles qu&rsquo;on vous fait aujourd\u2019hui, et en bien plus grand nombre, seraient-elles perdues ? Mais peut- \u00eatre, Seigneur, vous me donnerez le courage de la r\u00e9signation, la paix de l\u2019\u00e2me, et ces consolations inexprimables qui accompagnent votre pr\u00e9sence r\u00e9elle. Vous me ferez trouver dans la maladie une source de m\u00e9rites et de b\u00e9n\u00e9dictions ; vous les ferez retomber sur ma femme, mon enfant, sur tous les miens, \u00e0 qui mes travaux auront peut- \u00eatre moins servi que mes souffrances. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chapitre V: Les derni\u00e8res ann\u00e9es Durant l\u2019ann\u00e9e 1849, Ozanam continuait r\u00e9gu\u00adli\u00e8rement son cours, toujours entour\u00e9 et applaudi, en m\u00eame temps qu\u2019il surveillait la publication de son \u00e9tude sur les Germains, qui parut dans les derniers &#8230; <a href=\"https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lhomme-et-loeuvre-chapitre-5\/\" class=\"more-link\">Read More<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":132766,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-107938","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-frederic-ozanam"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.3 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam, l\u2019homme et l\u2019\u0153uvre (Chapitre 5) - Nous Sommes Vincentiens<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lhomme-et-loeuvre-chapitre-5\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam, l\u2019homme et l\u2019\u0153uvre (Chapitre 5) - Nous Sommes Vincentiens\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Chapitre V: Les derni\u00e8res ann\u00e9es Durant l\u2019ann\u00e9e 1849, Ozanam continuait r\u00e9gu\u00adli\u00e8rement son cours, toujours entour\u00e9 et applaudi, en m\u00eame temps qu\u2019il surveillait la publication de son \u00e9tude sur les Germains, qui parut dans les derniers ... 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A son P\u00e8re","author":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","date":"17\/08\/2016","format":false,"excerpt":"V\u0153ux de f\u00eate. Promesse de sagesse et de travail. Lyon, 23 juillet 1821. Cher Papa, Je viens vous souhaiter votre f\u00eate et vous pr\u00e9senter mon petit bouquet. 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