{"id":107038,"date":"2014-12-11T21:06:53","date_gmt":"2014-12-11T20:06:53","guid":{"rendered":"http:\/\/vincentiens.org\/?p=107038"},"modified":"2014-12-11T21:06:53","modified_gmt":"2014-12-11T20:06:53","slug":"frederic-ozanam-lhomme-et-loeuvre-chapitre-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lhomme-et-loeuvre-chapitre-3\/","title":{"rendered":"Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam, l\u2019homme et l\u2019\u0153uvre (Chapitre 3)"},"content":{"rendered":"<h2>Chapitre III: La Sorbonne<\/h2>\n<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/vincentiens.org\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/Ozanam01.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-132766\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/vincentiens.org\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/Ozanam01-254x300.jpg?resize=254%2C300\" alt=\"Ozanam01\" width=\"254\" height=\"300\" \/><\/a>Ozanam dut bient\u00f4t partir pour d\u00e9buter dans &lsquo;sa chaire de laSorbonne ; mais combien ce d\u00e9part \u00e9tait diff\u00e9rent des pr\u00e9c\u00e9dents ! \u00ab Que de choses \u00e0 vous dire ! \u00e9crit-il \u00e0 son ami Lallier ; et comme cette cruelle question de vocation, si longtemps incertaine, s\u2019est tout \u00e0 coup dessin\u00e9e ! En m\u00eame temps que la Providence me rappelle sur ce terrain glissant de la capitale, elle semble vouloir m\u2019y donner un ange gardien pour consoler ma solitude ; je pars en laissant conclue une alliance qui se terminera \u00e0 mon retour. \u00bb Et il s\u2019\u00e9tonne lui-m\u00eame du sentiment nouveau qui s\u2019est empar\u00e9 de lui : \u00ab Vous me trouverez bien tendrement \u00e9pris ; mais je ne m\u2019en cache pas, encore que je ne puisse m\u2019emp\u00eacher quelquefois d\u2019en rire. Je me croyais le c\u0153ur plus bronz\u00e9&#8230; Vous me verrez heureux : ce sera pour compenser le partage que vous f\u00eetes si souvent de mes douleurs. \u00bb<\/p>\n<p>Ozanam allait, on le sait, suppl\u00e9er M. Fauriel, condamn\u00e9 au repos par une sant\u00e9 de plus en plus chancelante. Pendant ses ann\u00e9es de professorat, ce dernier avait successivement trait\u00e9 l\u2019\u00e9pop\u00e9e hom\u00e9rique, la po\u00e9sie proven\u00e7ale, les litt\u00e9ratures italienne et espagnole au moyen \u00e2ge. Ozanam, suivant le m\u00eame plan, projetait d\u2019exposer l\u2019his\u00adtoire de la litt\u00e9rature allemande du douzi\u00e8me au quinzi\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Il n\u2019\u00e9tait pas un inconnu pour son auditoire ; il poss\u00e9dait de nombreuses relations dans le per\u00adsonnel de l\u2019Universit\u00e9. De plus, pour la jeunesse catholique du moment, Ozanam \u00e9tait le fonda\u00adteur de la Soci\u00e9t\u00e9 de Saint-Vincent-de-Paul ; elle ne pouvait que s\u2019enorgueillir de ses succ\u00e8s. Il d\u00e9butait donc sous d\u2019heureux auspices, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de la r\u00e9putation que lui avait cr\u00e9\u00e9e sa brillante r\u00e9ception au concours de l&rsquo;agr\u00e9gation et son livre sur Dante ; il pouvait esp\u00e9rer arr\u00eater cet audi\u00adtoire mobile de la Sorbonne qui rend parfois si dur l\u2019enseignement, en privant le professeur de cette union si indispensable avec les \u00e9l\u00e8ves qui l\u2019\u00e9coutent.<\/p>\n<p>Dans sa le\u00e7on d\u2019ouverture, il tra\u00e7a \u00e0 grands traits le plan qu\u2019il se pr\u00e9parait \u00e0 suivre ; il s\u2019y proposait d&rsquo;\u00e9tudier les transformations de l\u2019Alle\u00admagne du xn<sup>e<\/sup> au xv<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, \u00e9tudiant les insti\u00adtutions et les faits historiques pour bien montrer comment, dans ces r\u00e9gions, la litt\u00e9rature put se d\u00e9velopper, \u00e0 quels r\u00e9sultats elle arriva, et comment elle fut le miroir des diff\u00e9rents \u00e9tats de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Sa m\u00e9thode constante fut la d\u00e9duction, mais une d\u00e9duction au service d\u2019une id\u00e9e premi\u00e8re qui, dirigeant les premi\u00e8res recherches, se retrou\u00advait partout comme le fil indicateur et la con\u00adclusion pr\u00e9vue.<\/p>\n<p>De tout ce cours nous ne trouvons dans les \u0152uvres compl\u00e8tes que la seule le\u00e7on d\u2019ouver\u00adture ; cependant deux articles publi\u00e9s dans les volumes de \u00ab M\u00e9langes \u00bb, l&rsquo;un sur la litt\u00e9rature allemande au moyen \u00e2ge, l\u2019autre sur la c\u00e9l\u00e8bre \u00e9pop\u00e9e des Niebelungen, semblent r\u00e9sumer cer\u00adtaines parties de cet enseignement. Ce po\u00e8me des Niebelungen \u00e9tait pour Ozanam l\u2019objet d\u2019une admi\u00adration qu\u2019il chercha \u00e0 faire partager \u00e0 tous ceux qui l\u2019\u00e9coutaient, chaque fois que l\u2019occasion l\u2019a\u00admena \u00e0 en parler. Il regardait cette \u00e9pop\u00e9e comme l\u2019Iliade des nations germaniques, et, la rapprochant des brillants romans de chevalerie, y d\u00e9couvrait avec la r\u00e9habilitation de la femme, les premiers vestiges de l\u2019id\u00e9e chr\u00e9tienne.<\/p>\n<p>\u00ab Le r\u00f4le principal des Nicbelungen, lisons- nous dans sa le\u00e7on, est celui d\u2019une femme : c\u2019est &lt; elle qui la premi\u00e8re entre sur le th\u00e9\u00e2tre, n&rsquo;en dis\u00adpara\u00eet jamais, au moins par la pens\u00e9e, et n\u2019en sort qu\u2019en le fermant. C\u2019est une nature vraiment h\u00e9ro\u00efque, dont le d\u00e9veloppement remplit toute la fable, grandissant avec une effrayante v\u00e9rit\u00e9 depuis l\u2019innocence du premier \u00e2ge jusqu&rsquo;\u00e0 l\u2019atro\u00adcit\u00e9 d\u2019une agonie sanglante ; c\u2019est la pudeur de la vierge, la tendresse de l\u2019\u00e9pouse, le ressentiment de la veuve ; mais toujours c\u2019est l\u2019amour. Si cette femme tendre comme Andromaque, fid\u00e8le comme P\u00e9n\u00e9lope, efface toutes les figures des anciennes \u00e9pop\u00e9es, si elle fait p\u00e2lir m\u00eame les plus redou\u00adtables acteurs de l\u2019\u00e9pop\u00e9e allemande, si le sexe le plus faible est choisi pour r\u00e9aliser le type de l\u2019h\u00e9ro\u00efsme, n\u2019est-ce pas l\u00e0 une chose tout \u00e0 fait neuve, possible seulement au temps de la cheva\u00adlerie? Alors la fille d\u2019Eve, relev\u00e9e de sa longue d\u00e9ch\u00e9ance, fut r\u00e9habilit\u00e9e dans les lois, glorifi\u00e9e dans les arts. Un m\u00eame culte r\u00e9unit sous des cieux diff\u00e9rents les \u00ab Minnesinger \u00bb et les trouba\u00addours, et l\u2019image de deux femmes, Chriemhild et B\u00e9atrix, couronnent les deux plus grands po\u00e8mes de la barbarie et du christianisme. \u00bb<\/p>\n<p>Tout ramenait son esprit vers l\u2019incomparable po\u00e8te, le grand g\u00e9nie auquel il devait ses premiers succ\u00e8s et qui avait fait sur son esprit une impres\u00adsion ind\u00e9l\u00e9bile.<\/p>\n<p>Et l\u2019homme de foi, l\u2019homme de tradition se re\u00adtrouve toujours chez le professeur. Dans cette le\u00e7on d\u2019ouverture il s\u2019\u00e9leva vivement contre le scepticisme allemand, et nous ne r\u00e9sistons pas \u00e0 citer ce passage : \u00ab Il n\u2019est pas aujourd\u2019hui de laur\u00e9at, dans les Universit\u00e9s de l&rsquo;Allemagne, qui, au lendemain de ses th\u00e8ses, se r\u00e9veillant docteur, ne songe \u00e0 se faire place dans le monde lettr\u00e9 par la t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 d\u2019un nouveau doute. Il cherche quelqu\u2019une de ces figures devant les\u00adquelles se soit longtemps inclin\u00e9e l\u2019admiration des hommes ; il n\u2019aura pas de paix qu\u2019il n\u2019ait bris\u00e9 l\u2019idole, \u00e0 peu pr\u00e8s comme ces enfants dont les bandes malfaisantes errent autour de nos ca\u00adth\u00e9drales, et qui, \u00e0 coups de pierres, s\u2019exercent \u00e0 mutiler les statues&#8230; C\u2019est un triste jeu de d\u00e9\u00admolir les vieilles gloires. \u00bb<\/p>\n<p>Peut-\u00eatre pourra-t-on lui reprocher d\u2019avoir par\u00adfois trop laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 cet esprit de critique qui fit faire tant de progr\u00e8s aux sciences historiques du xix\u00ae si\u00e8cle. La conviction ardente qui le d\u00e9\u00advorait int\u00e9rieurement,l\u2019esprit d\u2019apostolat intellec\u00adtuel pour lequel il semblait cr\u00e9\u00e9, nuirent quel\u00adquefois, malgr\u00e9 sa grande mod\u00e9ration, \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 de scs vues. Nous retrouvons souvent dans ses travaux de l\u2019\u00e2ge m\u00fbr cette bonne volont\u00e9 et cet enthousiasme trop vif qui le firent t\u00e9m\u00e9rairement r\u00e9pondre \u00e0 Lyon aux th\u00e9ories des saint-simoniens.<\/p>\n<p>Au pied de sa chaire se group\u00e8rent bient\u00f4t des hommes de tous les partis, \u00e9tonn\u00e9s par ce spec\u00adtacle, nouveau pour beaucoup, d\u2019une vie consa\u00adcr\u00e9e \u00e0 la d\u00e9fense d\u2019une id\u00e9e ; d\u2019une foi in\u00e9bran\u00adlable, d\u2019un amour br\u00fblant pour la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Et des incroyants se m\u00ealent aux croj<sup>r<\/sup>ants pour \u00e9couter le jeune orateur. C\u2019est Renan, \u00e9crivant \u00e0 sa \u00ab bonne m\u00e8re \u00bb de Bretagne le d\u00e9tail de ses journ\u00e9es et parlant des cours auxquels il assiste, qualifie celui d\u2019Ozanam d\u2019\u00ab apologie constante de tout ce qu\u2019il y a de plus respectable \u00bb. C\u2019est Sarcey dont le journal vient tout r\u00e9cemment de nous r\u00e9v\u00e9ler l\u2019\u00e9tonnement et l\u2019admiration Rap\u00adprochant avec esprit les deux noms d\u2019Ozanam et de Jules Simon, il se demande quel merveilleux orateur aurait fait le m\u00e9lange de ces deux hom\u00admes. Ce dernier, en effet, poss\u00e9dait le charme et le brio qui cach\u00e8rent souvent chez lui tout ce qu\u2019il y avait de superficiel et de vain. Chez Ozanam rien de semblable : pour lui, dans quel\u00adques circonstances qu\u2019il e\u00fbt \u00e0 prendre la parole, que ce f\u00fbt dans sa chaire de la Sorbonne ou dans un \u00e7ercle plus restreint et m\u00eame intime, il le faisait toujours avec quelque souffrance, avec quelque peine. Un r\u00e9el malaise accompagnait ses premi\u00e8res phrases ; et une agitation f\u00e9brile faite de crainte et de timidit\u00e9 l\u2019assaillait chaque fois qu\u2019il devait parler en public.<\/p>\n<p>Quelques minutes suffisaient pour faire dispa\u00adra\u00eetre ce malaise; et le ma\u00eetre prenait possession, avec autorit\u00e9, de l\u2019\u00e2me de ses auditeurs. Cette h\u00e9\u00adsitation de parole tenait, comme son inqui\u00e9tude d\u2019esprit, \u00e0 sa sant\u00e9 d\u00e9licate, \u00e0 son temp\u00e9rament extraordinairement nerveux.<\/p>\n<p>Le succ\u00e8s de ces cours de Sorbonne ne lui fai\u00adsait oublier aucune des questions qui lui tenaient tant au c\u0153ur. Il avait retrouv\u00e9 avec joie ses con\u00adfr\u00e8res del\u00e0 Soci\u00e9t\u00e9 de Saint-Vincent-de-Paul,ses amis d\u2019autrefois et parmi eux, avant tous, Mon- talembert. Une amiti\u00e9 imp\u00e9rissable devait unir ces deux hommes si bien faits pour se com\u00adprendre et s\u2019aimer. Profond\u00e9ment religieux l\u2019un et l\u2019autre, leur seul but \u00e9tait le triomphe du christianisme. Tous deux travaillaient \u00e0 la r\u00e9con\u00adciliation du pass\u00e9 et de l&rsquo;avenir, dans la libert\u00e9 pour tous et surtout pour l\u2019Eglise. Ils aimaient leur temps, en avaient compris les besoins et les aspirations ; ils \u00e9taient tous deux erm\u00e9s pour la lutte incessante.<\/p>\n<p>Le printemps de 1841 rapprochait Ozanam du grand \u00e9v\u00e9nement qui allait fixer \u00e0 jamais son exis\u00adtence. Son cours termin\u00e9, il partit aussit\u00f4t pour Lyon, o\u00f9 la nouvelle de ses succ\u00e8s l&rsquo;avait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 et o\u00f9 sa fianc\u00e9e l\u2019attendait doublement heureuse. Le mariage fut c\u00e9l\u00e9br\u00e9 le 23 juin. Quelques jours plus tard, \u00e9crivant \u00e0 un ami, il laisse d\u00e9border l\u2019ivresse de son c\u0153ur : \u00ab Depuis cinq jours que nous sommes ensemble, quelle s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 dans cette \u00e2me que vous connaissiez si inqui\u00e8te et si ing\u00e9nieuse \u00e0 se faire souffrir ! Je me laisse \u00eatre heureux. Je ne compte plus les moments, ni les heures. Le cours du temps n\u2019est plus pour moi&#8230; Que m\u2019importe l\u2019avenir ? \u00bb<\/p>\n<p>Apr\u00e8s quelques semaines pass\u00e9es en Dau- phin\u00e9 aux eaux d\u2019Allevard, le jeune couple s&#8217;em\u00adbarqua \u00e0 Marseille pour l&rsquo;Italie. Ozanam devait d\u00e9sirer, avant tout, refaire ce voyage qui avait laiss\u00e9 dans son esprit des traces si profondes ; et le faire dans ces conditions allait \u00eatre pour lui une double joie. Apr\u00e8s dix jours de travers\u00e9e, les voyageurs d\u00e9barqu\u00e8rent \u00e0 Naples, et, malgr\u00e9 le peu de s\u00fbret\u00e9 qu\u2019offrait alors une semblable excursion, ils se d\u00e9cid\u00e8rent \u00e0 visiter la Sicile. Les lettres qu\u2019Ozanam \u00e9crivit pendant ce voyage offrent ce m\u00e9lange d\u2019\u00e9rudition et de po\u00e9sie que nous retrouvons si souvent chez lui et qui n&rsquo;est pas le moindre charme de sa mani\u00e8re de com\u00adposer.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s cette excursion dans l\u2019\u00eele, ils remont\u00e8\u00adrent \u00e0 Rome, qu\u2019Ozanam tenait \u00e0 revoir et \u00e0 ai\u00admer en compagnie de M<sup>m<\/sup>e Ozanam. Ils y pas\u00ads\u00e8rent plusieurs jours, parcourant les \u00e9glises et les ruines. \u00ab Ce que le voyage de Sicile \u00e9tait pour l\u2019antiquit\u00e9, le s\u00e9jour de Rome l\u2019est encore davantage pour l\u2019intelligence du christianisme. \u00bb La r\u00e9putation croissante d\u2019Ozanam lui donnait libre acc\u00e8s aupr\u00e8s des hommes comme aupr\u00e8s des choses : le Souverain Pontife fit le meilleur accueil au jeune m\u00e9nage.<\/p>\n<p>Mais il fallait songer au retour et \u00e0 l\u2019installa\u00adtion prochaine \u00e0 Paris. Ils quitt\u00e8rent Rome pour la France. La jeunesse d\u2019Ozanam \u00e9tait finie.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s quelques jours pass\u00e9s \u00e0 Lyon aupr\u00e8s de ses beaux-parents, Ozanam partit pour Paris et s\u2019installa avec sa jeune femme dans un modeste appartement, rue de Grenclle-Saint-Germain.<\/p>\n<p>A la rentr\u00e9e de son cours, il put constater un nouvel accroissement dans le nombre de ses auditeurs ; de m\u00eame que pendant l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9\u00addente, il \u00e9tudia la litt\u00e9rature allemande au moyen \u00e2ge, traitant encore des Niebelungen, puis de la po\u00e9sie en g\u00e9n\u00e9ral, pour terminer scs derni\u00e8res le\u00e7ons par une \u00e9tude sur les prosateurs, chro\u00adniqueurs et philosophes scolastiques.<\/p>\n<p>Depuis bien longtemps la parole d\u2019un profes\u00adseur chr\u00e9tien ne s\u2019\u00e9tait fait entendre \u00e0 la Sorbonne. A peine \u00e2g\u00e9 de vingt-sept ans. Ozanam y d\u00e9butait en ma\u00eetre, et en ma\u00eetre \u00e9cout\u00e9. Malgr\u00e9 la m\u00e9fiance de l\u2019\u00c9tat, qui, arm\u00e9 de son monopole, n\u2019entendait pas \u00eatre attaqu\u00e9 au nom des droits de l\u2019\u00c9glise, il s\u2019\u00e9tait prononc\u00e9 sans d\u00e9tour d\u00e8s le d\u00e9but, d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 atteindre un but qu\u2019il s\u2019\u00e9tait ouvertement fix\u00e9. Les catholiques applaudissaient : les scep\u00adtiques, int\u00e9ress\u00e9s par cette \u00e9loquence nouvelle, l\u2019entouraient aussi. \u00ab Ath\u00e8nes l\u2019\u00e9coute, s\u2019\u00e9cria le P\u00e8re Lacordaire, comme elle e\u00fbt \u00e9cout\u00e9 Gr\u00e9goire ou Basile, si, au lieu de retourner dans les soli\u00adtudes de leur patrie, ils eussent, aux pieds de l\u2019Ar\u00e9opage o\u00f9 pr\u00eachait saint Paul, ouvert ce tr\u00e9sor de go\u00fbt et de savoir qui devait illustrer leurs noms. \u00bb<\/p>\n<p>Et sous cette improvisation brillante qui attirait les succ\u00e8s, on pouvait deviner les pr\u00e9parations laborieuses, les recherches opini\u00e2tres, la science accumul\u00e9e \u00e0 grand effort.<\/p>\n<p>Entre temps il rassemblait les mat\u00e9riaux d\u2019une \u00e9tude qu&rsquo;il voulait \u00e9crire sur les origines des peuples germaniques et leur \u00e9tablissement dans l\u2019empire romain. Dans une de ses lettres nous trouvons le plan qu\u2019il se proposait de suivre : il voulait montrer que l\u2019Allemagne \u00e9tait rede\u00advable de son g\u00e9nie et de sa civilisation \u00e0 l\u2019\u00e9duca\u00adtion chr\u00e9tienne qui lui fut donn\u00e9e, et que si elle sut acqu\u00e9rir puissance, lumi\u00e8res et po\u00e9sie, ce fut gr\u00e2ce \u00e0 une communion fraternelle avec les autres nations europ\u00e9ennes. R\u00e9duits \u00e0 eux seuls, les Germains ne furent que des barbares, et pour eux il n\u2019y eut de v\u00e9ritables destin\u00e9es que gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019unit\u00e9 romaine d\u00e9positaire de toutes les tradi\u00adtions temporelles de l\u2019humanit\u00e9, comme des desseins \u00e9ternels de la Providence ; par la foi romaine, par la langue latine, ils sont entr\u00e9s en possession de l\u2019h\u00e9ritage religieux, scientifique et politique des peuples modernes. Dans ce nouveau travail, Ozanam avait pour but de r\u00e9pondre aux th\u00e9ories d\u2019Hegel et de Strauss, qui avaient pro\u00adfond\u00e9ment obscurci et m\u00eame alt\u00e9r\u00e9 le sujet.<\/p>\n<p>Cette nouvelle t\u00e2che lui imposait les plus rudes travaux, et il s\u2019avouait lui-m\u00eame fatigu\u00e9 ; il avait gard\u00e9 ses habitudes de traail d\u2019autrefois, o\u00f9 r\u00e9\u00adguli\u00e8rement chaque jour il consacrait dix heures \u00e0 l\u2019\u00e9tude.C\u2019est\u00e0 ce propos qu\u2019ayant\u00e2prononcer quel\u00adques mots un soir dans un cercle catholique, il eut cette belle pens\u00e9e, proph\u00e9tiquepourlui-m\u00eame :<\/p>\n<p>\u00ab Tous les jours, nos amis, nos fr\u00e8res se font tuer comme soldats ou comme missionnaires sur la terre d\u2019Afrique ou devant le palais des manda\u00adrins. Que faisons-nous, nous autres, pendant ce temps-l\u00e0? Croyez-vous donc que Dieu ait donn\u00e9 aux uns de mourir au service de la civilisation et de l&rsquo;Eglise, aux autres la t\u00e2che de vivre les mains dans leurs poches ? Ah ! Messieurs, travailleurs de la science, gens de lettres chr\u00e9tiens, montrons que nous ne sommes pas assez l\u00e2ches pour croire \u00e0 un partage qui serait une accusation contre Dieu qui l\u2019aurait fait, et une ignominie pour nous qui l\u2019accepterions.<\/p>\n<p>\u00ab Pr\u00e9parons-nous \u00e0 prouver que, nous aussi, nous avons nos champs de bataille o\u00f9 parfois l&rsquo;on sait mourir. \u00bb<\/p>\n<p>A son retour \u00e0 Paris, \u00e0 la fin de 1&lt;S41, le P\u00e8re Gratry, alors directeur du coll\u00e8ge Stanislas, lui avait propos\u00e9 de joindre \u00e0 sa chaire de la Sor\u00adbonne celle de rh\u00e9torique dans ce m\u00eame coll\u00e8ge. Il avait accept\u00e9, malgr\u00e9 le surcro\u00eet de travail au\u00adquel cette nouvelle fonction devait l\u2019astreindre.<\/p>\n<p>Ce fut dans cette chaire du coll\u00e8ge Stanislas, dans l\u2019enseignement modeste d\u2019une classe de rh\u00e9torique, qu\u2019Ozanam se r\u00e9v\u00e9la tout entier. Nous connaissons l\u2019impression profonde qu\u2019il laissa \u00e0 ses \u00e9l\u00e8ves parles souvenirs de l\u2019un d eux, M. Caro. \u00ab Je me souviens, dit-il, comme si c\u2019\u00e9tait hier, du jour o\u00f9 nous le v\u00eemes para\u00eetre dans sa chaire du coll\u00e8ge Stanislas. La premi\u00e8re impression fut toute \u00e0 la curiosit\u00e9, et, je dois le dire, \u00e0 une curiosit\u00e9 un peu maligne. Ozanam n\u2019avait pour lui rien de ce qui pr\u00e9dispose en faveur d\u2019un homme, ni la beaut\u00e9, ni l\u2019\u00e9l\u00e9gance, ni la gr\u00e2ce. Sa taille \u00e9tait m\u00e9diocre, son attitude gauche et embarrass\u00e9e. Des traits incorrects, un teint livide, une extr\u00eame faiblesse de la vue, qui donnait \u00e0 son regard quelque chose de trouble et d\u2019ind\u00e9cis, une chevelure longue et en d\u00e9sordre, lui composaient une physionomie assez \u00e9trange&#8230; Si la malignit\u00e9 souriait d\u2019abord, la sympathie avait son tour. On ne pouvait rester longtemps indiff\u00e9\u00adrent \u00e0 cette expression de douceur et de bont\u00e9, transmise du c\u0153ur \u00e0 travers un masque un peu lourd, mais qui n\u2019\u00e9tait disgracieux qu\u2019\u00e0 la pre\u00admi\u00e8re vue&#8230; Joignez \u00e0 cela un sourire d\u2019une tr\u00e8s spirituelle finesse, et, \u00e0 certains moments, un \u00e9pa\u00adnouissement d\u2019intelligence sur cette physionomie transform\u00e9e, comme si elle se f\u00fbt ouverte pour laisser passer un rayon de l\u2019\u00e2me ; ajoutez enfin, comme dernier trait, l\u2019habitude de souffrir, visi\u00adblement empreinte sur ce visage maladif, mais, en m\u00eame temps, l\u2019habitude de souffrir avec calme, marqu\u00e9e dans cette expression singuli\u00e8re de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 douloureuse, qui devint chez lui dominante dans les deux derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie&#8230; Comme il y avait de la g\u00eane dans son main\u00adtien, il y avait aussi de l&#8217;embarras et presque de la gaucherie dans ses premi\u00e8res paroles. Son \u00e9locution, au d\u00e9but, semblait souffrir d\u2019une sorte de timidit\u00e9 physique ; elle \u00e9tait difficile, lente, et ne se d\u00e9gageait qu\u2019avec peine d\u2019une certaine obscurit\u00e9. Elle n\u2019osait s\u2019enhardir que peu \u00e0 peu, sous la pression de cette dialectique int\u00e9rieure de la pens\u00e9e que l\u2019obstacle provoque ou que la sym\u00adpathie \u00e9chauffe. Mais cette mauvaise honte c\u00e9dait bient\u00f4t, non pas tant au l\u00e9gitime sentiment d\u2019une sup\u00e9riorit\u00e9 qui se rend justice \u00e0 elle-m\u00eame, qu\u2019au vaillant effort d\u2019une volont\u00e9 pour laquelle c\u2019\u00e9tait un devoir de produire les id\u00e9es avec toute la force et la chaleur qu\u2019on doit mettre au service de la v\u00e9rit\u00e9. Son talent \u00e9tait encore de laconscience. Ces singuli\u00e8res timidit\u00e9s d\u2019une pens\u00e9e qui s\u2019effrayait d\u2019elle-m\u00eame se marquaient visiblement dans son \u00e9criture tourment\u00e9e in\u00e9gale, surcharg\u00e9e de ratures. Une lettre, des notes \u00e9parses, une page destin\u00e9e \u00e0 la publicit\u00e9, tout ce qui sortait de sa plume portait l\u2019empreinte d&rsquo;un labeur diffi\u00adcile, d\u2019un go\u00fbt inquiet, toujours m\u00e9content de son \u0153uvre et d\u2019une certaine ind\u00e9cision h\u00e9sitant entre les formes diverses et les nuances d\u2019une id\u00e9e. Il y avait de tout cela dans Ozanam quand il \u00e9tait de sang-froid. Mais le travail de l\u2019id\u00e9e produisait l\u2019enthousiasme, et tous ces embarras dispa\u00adraissaient : la parole ou le style devenaient tout d\u2019un coup vifs, imp\u00e9tueux; en un instant, tout changeait de face ; l\u2019homme trop d\u00e9fiant de lui- m\u00eame disparaissait dans l&rsquo;orateur ou dans l\u2019\u00e9crivain s\u00fbr de la v\u00e9rit\u00e9<span id='easy-footnote-1-107038' class='easy-footnote-margin-adjust'><\/span><span class='easy-footnote'><a href='https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lhomme-et-loeuvre-chapitre-3\/#easy-footnote-bottom-1-107038' title='Revue Contemporaine, 15 juillet 1856.'><sup>1<\/sup><\/a><\/span>. \u00bb<\/p>\n<p>Nous n\u2019avons pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 rapporter ce long portrait du ma\u00eetre trac\u00e9 avec amour par un \u00e9l\u00e8ve pr\u00e9f\u00e9r\u00e9. Il nous montre ce qu\u2019\u00e9tait Ozanam au moment o\u00f9 il commen\u00e7a sa vie d\u2019enseignement. Il professa pendant deux ann\u00e9es au coll\u00e8ge Stanislas son cours de rh\u00e9torique, avec un tel succ\u00e8s que plusieurs \u00e9l\u00e8ves demand\u00e8rent \u00e0 redou\u00adbler leur classe, dans la seule pens\u00e9e de prolonger la douce intimit\u00e9 intellectuelle qui les unissait \u00e0 leur ma\u00eetre.<\/p>\n<p>Ozanam fut en effet un de ces ma\u00eetres incompa\u00adrables de l\u2019intimit\u00e9, qui du haut d\u2019une modeste chaire de coll\u00e8ge savent, par la continuit\u00e9 de leur action, exercer une influence d\u00e9cisive sur leurs \u00e9l\u00e8ves, qui se r\u00e8glent sur eux et les entra\u00eenent, plus encore, peut-\u00eatre, par leur c\u0153ur que par leur science. Une des caract\u00e9ristiques de son en\u00adseignement c\u2019\u00e9tait l\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019il savait donner aux choses et l\u2019art tout spontan\u00e9 avec lequel il \u00e9veil\u00adlait dans les intelligences le sentiment litt\u00e9raire. \u00ab Avec lui on aimait \u00e0 penser, \u00bb ajoute M. \u00c7aro. N\u2019est-ce pas l\u2019\u00e9loge le plus d\u00e9licat que puisse faire un \u00e9l\u00e8ve parlant d\u2019un ancien ma\u00eetre ? Sous un tel professeur, 1 intelligence seule ne profitait pas ; l\u2019\u00e2me tout enti\u00e8re \u2022 s\u2019\u00e9panouissait. Jamais peut-\u00eatre il ne fut plus \u00e9loquent que dans ce cours de rh\u00e9torique ; ne m\u00e9prisant aucun des exercices scolaires parfois bien arides, il savait y mettre la grandeur et la force de ses pens\u00e9es, les \u00e9levant toujours \u00e0 la hauteur d&rsquo;une d\u00e9monstra\u00adtion. Il savait faire aimer tout ce qu\u2019il enseignait ; il s\u2019abandonnait \u00e0 toute l\u2019ing\u00e9nuit\u00e9 et la vivacit\u00e9 de son intelligence, \u00e0 cet esprit de repartie par quoi il savait rendre attrayantes les mati\u00e8res les plus arides. Il s\u2019y abandonnait alors dans toute la sinc\u00e9rit\u00e9 et la paix de son \u00e2me, le temps de la douleur et de la tristesse n\u2019\u00e9tait pas encore venu pour lui.<\/p>\n<p>Les cinq premi\u00e8res ann\u00e9es qui suivirent son mariage compt\u00e8rent parmi les plus heureuses de son existence. Il se sentait dans sa voie; le succ\u00e8s entourait sa chaire de la Sorbonne, et \u00e0 son foyer il trouvait l\u2019affection la plus tendre, la bont\u00e9 la plus d\u00e9vou\u00e9e.<\/p>\n<p>Pendant la dur\u00e9e des ann\u00e9es 1843 et 1844, Ozanam continua son cours en Sorbonne par l\u2019histoire litt\u00e9raire de l\u2019Italie. La premi\u00e8re de ces deux ann\u00e9es fut consacr\u00e9e \u00e0 la p\u00e9riode qui s\u2019\u00e9\u00adtend depuis les d\u00e9buts de l\u2019\u00e8re chr\u00e9tienne jus\u00adqu\u2019au r\u00e8gne de Charlemagne. Il y \u00e9tudia l\u2019\u0153uvre de la Papaut\u00e9 et les efforts de l\u2019Eglise pour sau\u00adver au milieu du chaos de ces \u00e9poques troubl\u00e9es l\u2019h\u00e9ritage de science, de civilisation et de libert\u00e9 que l\u2019antiquit\u00e9 leur avait l\u00e9gu\u00e9 et qu\u2019elles surent purifier et d\u00e9velopper. Nous retrouvons le plan g\u00e9n\u00e9ral de cette partie de son cours dans une \u00e9tude qu\u2019il publia alors dans le <em>Correspondant<\/em> sur la <em>tradition litt\u00e9raire en Italie<\/em>. Ce fut encore en cette m\u00eame ann\u00e9e qu\u2019il publia un long travail sur le Bouddhisme, plac\u00e9 par les \u00e9diteurs de ses \u0153uvres dans le second volume des <em>M\u00e9langes<\/em>.<\/p>\n<p>Mais s\u2019il continuait ses travaux avec l\u2019acharne\u00adment qu\u2019il savait y apporter, il dut, dans cette ann\u00e9e 1843, prendre une part active \u00e0 la lutte qui s\u2019engageait. La question de la libert\u00e9 de l\u2019ensei\u00adgnement restait tout enti\u00e8re apr\u00e8s la condamna\u00adtion de Y Avenir ; et M. de Montalembert, dans une brochure sur le Devoir des catholiques, donnait<\/p>\n<p>une nouvelle impulsion \u00e0 cette ardente question. Ozanam, \u00ab\u00e0 qui cette libert\u00e9 tenait tant au c\u0153ur, bien qu\u2019attach\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 par la chaire qu\u2019il occupait, n\u2019h\u00e9sita pas \u00e0 soutenir vigoureusement la lutte contre le monopole, de concert avec M. Lenormant, M C\u0153ur et quelques autres.<\/p>\n<p>Il ne perdait aucune occasion, au cours de scs le\u00e7ons, de r\u00e9pondre aux insinuations et aux attaques de Michelet et de Quinet, qui, surtout dans leurs chaires du Coll\u00e8ge de France, me\u00adnaient l\u2019assaut contre le catholicisme. \u2022 L\u2019audi\u00adtoire se retrouvait presque le m\u00eame aux diff\u00e9rents cours ; il n\u2019y eut cependant aucun tumulte : c\u2019\u00e9tait la lutte oratoire loyale et ferme. R\u00e9pon\u00addant aux m\u00eames, Ozanam publia dans le Corres\u00adpondant un article sur r\u00e9tablissement du christia\u00adnisme en Allemagne. A ce moment le Correspon\u00addant \u00e9tait sorti des difficult\u00e9s qu\u2019il avait tout d\u2019abord rencontr\u00e9es et comptait parmi ses r\u00e9dac\u00adteurs Montalembert, de Falloux, Ozanam, de Champigny, etc&#8230;<\/p>\n<p>Dans cette voie militante o\u00f9 Ozanam venait d\u2019entrer, il fut courageusement second\u00e9 par M Lenormant. Celui-ci suppl\u00e9ait depuis d\u00e9j\u00e0 trois ann\u00e9es M. Guizot dans sa chaire d\u2019histoire, et constamment il avait profess\u00e9 les th\u00e9ories les plus rationalistes. Mais son incr\u00e9dulit\u00e9 \u00e9tait tomb\u00e9e peu \u00e0 peu, et sa conscience \u00e9tant trop droite pour feindre des opinions qui n\u2019\u00e9taient plus les siennes, il ne chercha pas \u00e0 dissimuler ses nouvelles croyances. Cet \u00e9v\u00e9nement eut un grand retentisse\u00adment \u00e0 la Sorbonne. Le parti antichr\u00e9tien, dirig\u00e9 et excit\u00e9 par Quinet et Michelet, r\u00e9solut de ne rien \u00e9pargner pour fermer la bouche \u00e0 celui qu\u2019ils appelaient ironiquement le converti de la Sor\u00adbonne. Ozanam comprit la gravit\u00e9 de la situation et il f\u00eet tous ses efforts pour que la cause de M. Lenormanl ne f\u00fbt pas s\u00e9par\u00e9e de la sienne. Il r\u00e9solut d\u2019user de toute son influence et m\u00eame de payer de sa personne pour que les cours pussent cqntinuer. Le gouvernement cependant c\u00e9da \u00e0 la violence, et l\u2019enseignement de M. Lenonnant fut suspendu quelques mois plus tard.<\/p>\n<p>La hardiesse de la conduite d\u2019Ozanam dans toute cette affaire lui avait attir\u00e9 une grande popu\u00adlarit\u00e9, mais le pla\u00e7ait dans une situation d\u00e9licate. Il lui fallut un singulier m\u00e9lange de courage, de douceur et de tact pour concilier avec ses prin\u00adcipes si profond\u00e9ment chr\u00e9tiens l\u2019int\u00e9r\u00eat et la dignit\u00e9 du professeur. Il passait \u00e0 ce moment, et \u00e0 juste titre, pour un des chefs les plus \u00e9cout\u00e9s du parti catholique ; et d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 il appar\u00adtenait au corps d\u00e9positaire du monopole de l\u2019en\u00adseignement dont il voulait comme catholique la compl\u00e8te libert\u00e9. Fallait-il abandonner son cours, ou, tout en le continuant, prendre une part active \u00e0 la lutte entreprise contre l\u2019Universit\u00e9 ? Oza\u00adnam garda sa chaire : c\u2019\u00e9tait son poste dans le combat pour la v\u00e9rit\u00e9. Mais il sut avec tant de tact disjoindre la cause de l\u2019Universit\u00e9 et celle de l\u2019ath\u00e9isme que tant de gens voulaient confondre, que personne ne songea \u00e0 lui en vouloir. Il con\u00adserva \u00e0 la fois la confiance des catholiques et l\u2019estime du corps dont il \u00e9tait membre. Sa popu\u00adlarit\u00e9 sortit augment\u00e9e de ces difficult\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans le but de cr\u00e9er un centre de r\u00e9union pour les jeunes \u00e9tudiants appel\u00e9s \u00e0 Paris par leurs \u00e9tudes, on venait de fonder, sous les auspices de Mgr AfTre, le cercle catholique. Montalembert, Lacordaire, le P. de Ravignan, l\u2019abb\u00e9 Bautain, c\u00e9l\u00e8bre parles cours qu\u2019il venait de faire \u00e0 Stras\u00adbourg, s\u2019int\u00e9ressaient et prenaient une part active \u00e0 l\u2019\u0153uvre nouvelle. Ozanam avait \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de la pr\u00e9sidence de la conf\u00e9rence litt\u00e9raire qui y avait \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie. Il remplit ce r\u00f4le avec succ\u00e8s, et sut attirer autour de lui un grand nombre de jeunes gens. Ce fut l\u00e0 qu\u2019il pronon\u00e7a, entre autres, un discours sur les devoirs litt\u00e9raires des chr\u00e9\u00adtiens, qui eut le plus grand retentissement. Une grande partie du clerg\u00e9 de Paris d\u00e9plorait alors vivement les violences d\u2019une certaine presse qui compromettait aupr\u00e8s de beaucoup d\u2019esprits la cause de l\u2019Eglise. Ozanam, dans le discours dont nous venons de parler, devint, sur les in\u00adstances m\u00eames de Mgr AfTrc, le porte-parole de ce parti. Il s\u2019effor\u00e7a de montrer combien la pol\u00e9\u00admique doit \u00eatre loyale et mod\u00e9r\u00e9e, et il appuya principalement sur la charit\u00e9 dont il faut user avant tout dans la discussion. \u00ab Beaucoup, disait- il, se ressentent am\u00e8rementde la douleur denepas croire : on leur doit une compassion qui n\u2019exclut pas l\u2019estime. II serait habile, quand il ne serait pas juste, de ne les point rejeter dans la foule d\u00e9croissante des impies, et de distinguer entre les \u00e9trangers et les ennemis. \u00bb<\/p>\n<p>Au milieu de tous ses travaux, Ozanam \u00e9tait profond\u00e9ment heureux et tranquille, lorsqu\u2019un \u00e9v\u00e9nement vint changer son existence. M. Fauriel, dont la sant\u00e9 \u00e9tait chancelante depuis de longues ann\u00e9es, vint \u00e0 mourir. Cette mort n\u2019avait rien d&rsquo;impr\u00e9vu, et cependant elle fut pour Oza\u00adnam un v\u00e9ritable coup de foudre. Il avait toujours trouv\u00e9 chez son pr\u00e9d\u00e9cesseur un conseil \u00e9clair\u00e9 et, de plus, il jouissait de sa suppl\u00e9ance perp\u00e9-<\/p>\n<p>tuelle, les infirmit\u00e9s de M. Fauriel lui interdisant pour toujours l\u2019acc\u00e8s de sa chaire. On comprend les angoisses que cette disparition \u00e9veillait dans le c\u0153ur d\u2019Ozanam. Apr\u00e8s quatre ans d\u2019un ensei\u00adgnement de plus en plus applaudi par un nombreux auditoire, on ne pouvait \u00e9videm\u00adment songer \u00e0 l\u2019\u00e9liminer purement et simple\u00adment, ou \u00e0 appeler un \u00e9tranger dans la chaire qu\u2019il occupait avec tant d&rsquo;\u00e9clat. Mais il n\u2019avait que trente et un ans, et jamais aucun professeur titulaire n\u2019avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 si jeune \u00e0 la Sor\u00adbonne ; de plus, il apprit que les anciens profes\u00adseurs eussent d\u00e9sir\u00e9 voir prendre la place par un homme jouissant d\u2019avance d\u2019une grande r\u00e9puta\u00adtion. , \u2022<\/p>\n<p>II se voyait d\u00e9j\u00e0 envoy\u00e9 au fond de la province lorsqu\u2019on parla de le nommer simplement charg\u00e9 de cours, la vacance de la chaire devant \u00eatre pro\u00adlong\u00e9e par respect pour la m\u00e9moire de M. Fau\u00adriel. Si les angoisses et les craintes d\u2019Ozanam n\u2019avaient \u00e9t\u00e9 que trop fond\u00e9es, un heureux en\u00adsemble de circonstances allait cependant aplanir toutes les difficult\u00e9s, et, cinq mois plus tard, la nomination tant d\u00e9sir\u00e9e fut sign\u00e9e, le 21 no\u00advembre 1844.<\/p>\n<p>La situation morale et surtout financi\u00e8re \u00e9tait toute chang\u00e9e pour lui par cette nomination ; une seule chose vint assombrir la joie qu\u2019il dut en ressentir. Il lui fallait abandonner sa chaire de Stanislas, o\u00f9 ses succ\u00e8s avaient peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 moins \u00e9clatants, mais combien plus intimes et plus doux!<\/p>\n<p>M. Amp\u00e8re fut le premier auquel il fit part de la bonne nouvelle ; le bonheur d\u00e9borde dans sa lettre: \u00ab Je savais bien, \u00e9crit-il, et Dieu nous en avait fait faire assez l\u2019exp\u00e9rience, qu\u2019on avait besoin de ses amis dans la tristesse ; mais je ne savais pas qu\u2019on en e\u00fbt tant besoin dans le bonheur. \u00bb<\/p>\n<p>Le successeur de M. Fauricl ne pouvait se dis\u00adpenser de consacrer quelques pages \u00e0 ce savant aussi modeste que bon. C\u2019\u00e9tait aussi pour Ozanam un t\u00e9moignage de reconnaissance \u00e0 rendre \u00e0 celui qui, le lendemain de son succ\u00e8s \u00e0 l\u2019agr\u00e9gation, l\u2019avait d\u00e9sign\u00e9 pour son suppl\u00e9ant et lui avait ouvert ainsi les portes de l\u2019Universit\u00e9. La notice qu\u2019il fit para\u00eetre dans la circonstance lui fut dict\u00e9e par son c\u0153ur, et il trouva des accents touchants pour louer la science autant que la modestie et la droiture de son pr\u00e9d\u00e9cesseur.<\/p>\n<p>Au mois d\u2019avril de la m\u00eame ann\u00e9e, M. Soula- croix fut nomm\u00e9 \u00e0 Paris, au minist\u00e8re de l\u2019Ins\u00adtruction publique. Cette nomination, vivement d\u00e9sir\u00e9e par Ozanam, fixait la famille de sa femme pr\u00e8s de lui.<\/p>\n<p>Ils allaient \u00eatre tous r\u00e9unis pour partager une joie qui couronnait toutes les autres joies. Il l\u2019annonce en ces termes \u00e0 son ami Foisset : \u00ab Mes amis ont beaucoup \u00e0 faire cette ann\u00e9e pour m\u2019aider \u00e0 remercier Dieu. Apr\u00e8s tant de faveurs qui fixaient ma vocation dans ce monde, qui mettaient fin \u00e0 la dispersion de ma famille, un bienfait nouveau est venu me faire conna\u00eetre la plus grande joie probablement qu\u2019on puisse \u00e9prouver ici-bas: je suis p\u00e8re ! \u00bb A M. Lallier, il \u00e9crit quelques jours apr\u00e8s : \u00ab Je ne sais rien de plus doux sur la terre que de trouver en rentrant chez moi ma femme bien-aim\u00e9e avec ma ch\u00e8re enfant dans ses bras. Je fais alors la troisi\u00e8me figure du groupe, et je demeurerais volontiers des heures enti\u00e8res dans l\u2019admiration, si, t\u00f4t ou tard, des cris ne venaient me rappeler que la pauvre nature humaine est bien fragile, que sur cette petite t\u00eate bien des p\u00e9rils sont suspendus et que toutes les joies de la paternit\u00e9 ne sont don\u00adn\u00e9es que pour en adoucir les devoirs. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9t\u00e9 arrivait ; il ne quitta pas tout de suite Paris, malgr\u00e9 un malaise assez violent dont il souffrait depuis quelques mois. A la fin d\u2019ao\u00fbt seulement, il alla s\u2019installer \u00e0 Nogent avec sa famille, o\u00f9 il employa ces vacances \u00e0 terminer son \u00ab interminable volume \u00bb, <em>l&rsquo;Histoire de la Civilisation chr\u00e9tienne chez les Germains<\/em>. II y passa une grande partie de l\u2019automne, go\u00fb\u00adtant pr\u00e8s de sa femme et de sa fille un repos bien gagn\u00e9. \u00ab C\u2019est un de ces moments de bonheur, \u00e9crivait-il alors, comme il y en a bien peu dans la vie, et qui font sentir de plus pr\u00e8s la bont\u00e9 de la Providence. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chapitre III: La Sorbonne Ozanam dut bient\u00f4t partir pour d\u00e9buter dans &lsquo;sa chaire de laSorbonne ; mais combien ce d\u00e9part \u00e9tait diff\u00e9rent des pr\u00e9c\u00e9dents ! \u00ab Que de choses \u00e0 vous dire ! \u00e9crit-il \u00e0 &#8230; <a href=\"https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lhomme-et-loeuvre-chapitre-3\/\" class=\"more-link\">Read More<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":132766,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-107038","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-frederic-ozanam"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.3 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam, l\u2019homme et l\u2019\u0153uvre (Chapitre 3) - Nous Sommes Vincentiens<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lhomme-et-loeuvre-chapitre-3\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam, l\u2019homme et l\u2019\u0153uvre (Chapitre 3) - Nous Sommes Vincentiens\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Chapitre III: La Sorbonne Ozanam dut bient\u00f4t partir pour d\u00e9buter dans &lsquo;sa chaire de laSorbonne ; mais combien ce d\u00e9part \u00e9tait diff\u00e9rent des pr\u00e9c\u00e9dents ! \u00ab Que de choses \u00e0 vous dire ! \u00e9crit-il \u00e0 ... 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Son p\u00e8re, Antoine, enr\u00f4l\u00e9 en 1793 dans les arm\u00e9es r\u00e9volutionnaires, avait pris une part bril\u00adlante aux combats des arm\u00e9es d\u2019Italie. Les guer\u00adres de la R\u00e9publique termin\u00e9es, il\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam&quot;","block_context":{"text":"Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/category\/the-vincentian-family\/founders\/frederic-ozanam\/"},"img":{"alt_text":"Ozanam01","src":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentiens.org\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/Ozanam01-254x300.jpg?resize=350%2C200","width":350,"height":200},"classes":[]},{"id":104277,"url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lettre-0005-a-sa-mere\/","url_meta":{"origin":107038,"position":3},"title":"Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam, Lettre 0005. A sa M\u00e8re","author":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","date":"19\/08\/2016","format":false,"excerpt":"1827. Ch\u00e8re maman, C'est encore cet \u00e9colier \u00e9tourdi, qui vient vous rompre la t\u00eate avec son latin. Prenez-vous-en \u00e0 votre indulgence; vous l'avez accoutum\u00e9 \u00e0 croire que tout ce qu'il fait pour vous peut vous \u00eatre agr\u00e9able. D'ailleurs, il vous paye de sa monnaie. C'est le seul pr\u00e9sent que sa\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Lettres de Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam&quot;","block_context":{"text":"Lettres de Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/category\/lettres-de-frederic-ozanam\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200 1x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=525%2C300 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=700%2C400 2x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=1050%2C600 3x"},"classes":[]},{"id":104276,"url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lettre-0004-a-son-pere\/","url_meta":{"origin":107038,"position":4},"title":"Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam, Lettre 0004. A son P\u00e8re","author":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","date":"17\/08\/2016","format":false,"excerpt":"V\u0153ux de f\u00eate. Promesse de sagesse et de travail. Lyon, 23 juillet 1821. Cher Papa, Je viens vous souhaiter votre f\u00eate et vous pr\u00e9senter mon petit bouquet. Ce n'est pas pour la m\u00eame raison que ces gens qui viennent de donner tout \u00e0 l'heure une s\u00e9r\u00e9nade au mar\u00e9chal-ferrant et au\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Lettres de Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam&quot;","block_context":{"text":"Lettres de Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/category\/lettres-de-frederic-ozanam\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200 1x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=525%2C300 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=700%2C400 2x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=1050%2C600 3x"},"classes":[]},{"id":104274,"url":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/frederic-ozanam-lettre-0002-a-son-pere\/","url_meta":{"origin":107038,"position":5},"title":"Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam, Lettre 0002. A son P\u00e8re","author":"Francisco Javier Fern\u00e1ndez Chento","date":"12\/08\/2016","format":false,"excerpt":"Lyon, 17 janvier 1820. Cher Papa, Je voudrais que le jour de Saint-Antoine f\u00fbt un jour de plaisir puisque c'est ta f\u00eate, je ne sais comment faire pour la bien c\u00e9l\u00e9brer, je ne peux te donner que beaucoup de baisers et le r\u00e9p\u00e9ter mille et mille fois: je te souhaite\u2026","rel":"","context":"Dans &quot;Lettres de Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam&quot;","block_context":{"text":"Lettres de Fr\u00e9d\u00e9ric Ozanam","link":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/category\/lettres-de-frederic-ozanam\/"},"img":{"alt_text":"","src":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200","width":350,"height":200,"srcset":"https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=350%2C200 1x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=525%2C300 1.5x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=700%2C400 2x, https:\/\/i0.wp.com\/vincentians.com\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/10\/2016\/07\/cartas-federico-ozanam.jpg?fit=1200%2C630&ssl=1&resize=1050%2C600 3x"},"classes":[]}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107038","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=107038"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107038\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=107038"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=107038"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/vincentians.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=107038"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}