{"id":108376,"date":"2016-07-18T20:00:14","date_gmt":"2016-07-18T18:00:14","guid":{"rendered":"http:\/\/vincentiens.org\/?p=108376"},"modified":"2016-07-18T20:00:14","modified_gmt":"2016-07-18T18:00:14","slug":"essai-sur-la-philosophie-de-dante-05","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-05\/","title":{"rendered":"Essai sur la philosophie de Dante (05)"},"content":{"rendered":"<h3>PREMIERE PARTIE CH. 4\u00a0: Vie, \u00e9tudes, g\u00e9nie de Dante. Dessein g\u00e9n\u00e9ral de la <em>divine com\u00e9die,<\/em> place que l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment philosophique y obtient.<\/h3>\n<p>1 en l&rsquo;ann\u00e9e 1265, sous des sinistres auspices et dans la maison d&rsquo;un exil\u00e9, un enfant \u00e9tait n\u00e9, qui fut Dante. De m\u00e9morables \u00e9v\u00e9nements entour\u00e8rent son berceau : la croisade de Tunis, la fin du grand interr\u00e8gne par l&rsquo;\u00e9lection de Rodolphe De Habsburg, le second concile de Lyon, les v\u00eapres siciliennes, la mort d&rsquo;Ugolin, tels furent les premiers entretiens auxquels s\u2019ouvrit son oreille.<\/p>\n<p>Il avait vu sa patrie divis\u00e9e entre les guelfes et les gibelins ; les uns, repr\u00e9sentants de l&rsquo;ind\u00e9pendance italienne et des libert\u00e9s communales ; les autres, d\u00e9fenseurs des droits f\u00e9odaux et de la vieille suzerainet\u00e9 du saint empire.<\/p>\n<p>Les traditions de sa famille et ses propres inclinations l&rsquo;attachaient \u00e0 la cause des guelfes ; il prit la robe virile en combattant dans leurs rangs, \u00e0 Campaldino, o\u00f9 ils triomph\u00e8rent (1289). Bient\u00f4t apr\u00e8s, il assista aux dissensions du parti victorieux, quand, sous l&rsquo;orageux tribunal della bella (1292), les constitutions de la commune furent modifi\u00e9es, les nobles exclus des magistratures, et les int\u00e9r\u00eats de la r\u00e9publique remis aux mains des pl\u00e9b\u00e9iens. Charg\u00e9 successivement de plusieurs ambassades, quand il reparut dans son pays, les supr\u00eames honneurs et les derniers p\u00e9rils l&rsquo;y attendaient. En rev\u00eatant les fonctions de prieur (1300), il trouva les nobles et les pl\u00e9b\u00e9iens rentrant en lutte sous les nouveaux noms de noirs et de blancs ; ses sympathies pour les seconds lui donn\u00e8rent les premiers pour ennemis. Tandis qu&rsquo;il allait \u00e0 Rome combattre leur influence, ils appel\u00e8rent \u00e0 Florence Charles De Valois, fr\u00e8re de Philippe-Le-Bel : il ne parut pas que ce f\u00fbt trop d&rsquo;un prince de maison royale pour lutter contre l&rsquo;autorit\u00e9 d&rsquo;un grand citoyen. Le prince l&#8217;emporta ; mais il se d\u00e9shonora lui-m\u00eame et le nom fran\u00e7ais, en faisant prononcer contre les chefs des blancs une sentence de proscription. Deux solennelles iniquit\u00e9s, dans l&rsquo;espace de quelques mois, s\u2019accomplirent en Italie, \u00e0 l&rsquo;ombre de nos lys : l&rsquo;exil de Dante, et l&rsquo;enl\u00e8vement de Boniface VIII. Dante maudit ses juges, mais non pas sa patrie ; le souvenir qu&rsquo;il garda d&rsquo;elle l&rsquo;accompagna, errant de ville en ville, aux foyers des marquis de Lunigiane, des Scaligieri de V\u00e9rone, des seigneurs de Polenta, sombre, et trouvant toujours amer le pain de l&rsquo;hospitalit\u00e9.<\/p>\n<p>Tant\u00f4t par la force, et tant\u00f4t par la pri\u00e8re, par toutes les voies, hormis celles o\u00f9 il aurait fallu ramper, il tenta de rentrer dans ces murs ch\u00e9ris, bercail de ses premiers ans. Et, quand ses attentes d\u00e9\u00e7ues ne lui laiss\u00e8rent plus d&rsquo;autre recours, s\u2019il sembla passer dans le camp des gibelins, c&rsquo;est qu&rsquo;il crut y retrouver la cause de la libert\u00e9 pour laquelle il avait combattu contre eux : c&rsquo;est que l&rsquo;intervention fran\u00e7aise, sollicit\u00e9e par l&rsquo;imprudence des guelfes, mena\u00e7ait l&rsquo;Italie d&rsquo;un p\u00e9ril nouveau. Ou plut\u00f4t, ces deux noms de factions rivales avaient plusieurs fois chang\u00e9 de sens au milieu des luttes intestines : ils demeuraient comme des mots de sinistre augure inscrits sur des \u00e9tendards qui ne ralliaient plus que des int\u00e9r\u00eats, des passions, et des crimes.<\/p>\n<p>Dante ne cessa pas de confondre dans une commune r\u00e9probation les exc\u00e8s des deux partis, et de chercher dans une r\u00e9gion plus haute les doctrines sociales auxquelles appartenait son d\u00e9vouement. Car ce besoin d&rsquo;intervenir dans les affaires de son temps, qui l&rsquo;avait pr\u00e9cipit\u00e9 dans de si \u00e9tranges infortunes, ne l&rsquo;abandonna jamais : il venait de remplir une mission diplomatique \u00e0 Venise, quand il mourut \u00e0 Ravenne (1321). Le bruit des hommes et des choses ne manqua pas non plus \u00e0 ses derniers jours : les r\u00e9volutions, qui chang\u00e8rent en seigneuries la plupart des r\u00e9publiques italiennes ; les triomphes populaires de la Flandre et de la Suisse ; les guerres de l&rsquo;Allemagne, de la France et de l&rsquo;Angleterre ; la majest\u00e9 pontificale outrag\u00e9e dans Agnani ; la condamnation des templiers ; la translation du Saint-Si\u00e9ge \u00e0 Avignon. Ces tragiques spectacles, qui suffisaient pour laisser de profondes images dans la m\u00e9moire de Dante s\u2019il en f\u00fbt rest\u00e9 le t\u00e9moin, devaient, quand il s\u2019y donnait un r\u00f4le, \u00e9mouvoir puissamment sa conscience : car, le sens moral qui s\u2019\u00e9veille \u00e0 l&rsquo;aspect du juste et de l&rsquo;injuste s\u2019exalte en s\u2019attachant \u00e0 l&rsquo;un, en se sentant opprim\u00e9 par l&rsquo;autre. Il avait connu le mal par la souffrance, la seule \u00e9cole o\u00f9 puissent apprendre les hommes vertueux : il avait connu le bien par la joie qui s\u2019\u00e9prouve \u00e0 le faire ; il l&rsquo;avait voulu d&rsquo;une volont\u00e9 ardente, par cons\u00e9quent communicative. D\u00e8s lors, il avait d\u00fb chercher \u00e0 le r\u00e9aliser autour de soi dans la soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re, en vertu de ces tendances g\u00e9n\u00e9ralisatrices qui font les hommes d&rsquo;\u00e9tat. Et, plus tard, le souvenir de ses intentions g\u00e9n\u00e9reuses \u00e9tait pour lui comme un compagnon d&rsquo;exil, dans les entretiens duquel il trouvait la justification de sa conduite politique et l&rsquo;excuse avec la consolation de ses malheurs.<\/p>\n<p>2 mais, \u00eatre con\u00e7u dans l&rsquo;exil et y mourir, remplir de hautes magistratures et subir d&rsquo;in\u00e9narrables infortunes, ce destin a \u00e9t\u00e9 celui de beaucoup d&rsquo;autres ; ce sont l\u00e0 les c\u00f4t\u00e9s par lesquels Dante touche \u00e0 la foule et se confondrait avec elle, si, au milieu des agitations de la vie publique, d&rsquo;autres circonstances ne lui avaient fait une vie intime dont il faut p\u00e9n\u00e9trer les myst\u00e8res.<\/p>\n<p>En effet, selon les lois qui r\u00e9gissent le monde spirituel, pour \u00e9lever une \u00e2me il est besoin de l&rsquo;attraction d&rsquo;une autre \u00e2me : cette attraction c&rsquo;est l&rsquo;amour, qui s\u2019appelle aussi amiti\u00e9 dans la langue de la philosophie, et charit\u00e9 dans celle du christianisme. Dante dut \u00e9prouver quelque chose de pareil. \u00e0 neuf ans, \u00e0 un \u00e2ge dont l&rsquo;innocence ne laissait rien soup\u00e7onner d&rsquo;impur, il rencontra, dans une f\u00eate de famille, une jeune enfant pleine de noblesse et de gr\u00e2ce. Cette vue fit na\u00eetre en lui une affection qui n&rsquo;a pas de nom sur la terre, et qu&rsquo;il conserva plus tendre et plus chaste encore durant la p\u00e9rilleuse saison de l&rsquo;adolescence. C&rsquo;\u00e9taient des r\u00eaves, o\u00f9 B\u00e9atrix se montrait radieuse ; c&rsquo;\u00e9tait un d\u00e9sir inexprimable de se trouver sur son passage ; c&rsquo;\u00e9tait un salut d&rsquo;elle, une inclination de sa t\u00eate, en quoi il avait mis tout son bonheur ; c&rsquo;\u00e9taient des craintes et des esp\u00e9rances, des tristesses et des jouissances, qui exer\u00e7aient, \u00e9puraient sa sensibilit\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 une extr\u00eame d\u00e9licatesse, et le d\u00e9gageaient peu \u00e0 peu des habitudes et des sollicitudes vulgaires.<\/p>\n<p>Mais surtout quand B\u00e9atrix quitta la terre, dans tout l&rsquo;\u00e9clat de sa jeunesse et de la virginit\u00e9, il la suivit par la pens\u00e9e dans ce monde invisible dont elle \u00e9tait devenue l&rsquo;habitante, et se plut \u00e0 la parer de toutes les fleurs de l&rsquo;immortalit\u00e9 : il l&rsquo;entoura des cantiques des anges ; il la fit asseoir au plus haut degr\u00e9 du tr\u00f4ne de Dieu. Il oubliait sa mort, en la contemplant dans cette glorieuse transfiguration. Ainsi, cette beaut\u00e9, qui s\u2019\u00e9tait montr\u00e9e \u00e0 lui sous des formes r\u00e9elles, devenait un type id\u00e9al qui remplissait son imagination, qui devait la faire se dilater et s\u2019\u00e9pancher au dehors. Il sut dire ce qui se passait en lui ; il sut noter les chants int\u00e9rieurs de l&rsquo;amour : et Dante fut po\u00e8te.<\/p>\n<p>Puis, quand une fois l&rsquo;inspiration fut venue le visiter, il lui fut peu difficile de la retenir, parmi les circonstances favorables qui l&rsquo;environnaient : contemporain de Guido Cavalcanti, de Giacopo De Todi, de Dante Da Majano, de Cino Da Pistoja, dont les po\u00e9tiques accents se provoquaient, se r\u00e9pondaient, comme un concert sans fin ; ami du musicien Casella, de l&rsquo;architecte Arnolfo, du peintre Giotto ; au temps o\u00f9 Florence \u00e9levait trois de ces monuments qui la font surnommer la belle, le palais vieux, sainte-croix, la cath\u00e9drale ; au milieu d&rsquo;une atmosph\u00e8re enchant\u00e9e, o\u00f9 s\u2019\u00e9panouissaient tous les arts.<\/p>\n<p>3 ce n&rsquo;\u00e9tait point encore assez ; et Dante devait s\u2019offrir, sous un autre aspect, \u00e0 l&rsquo;\u00e9tonnement de la post\u00e9rit\u00e9. Brunetto Latini, qui l&rsquo;avait vu na\u00eetre et qui avait tir\u00e9 son horoscope, en voulut v\u00e9rifier les pr\u00e9sages ; il se fit son ma\u00eetre, et lui tint lieu d&rsquo;un p\u00e8re perdu de bonne heure : il lui enseigna les premiers \u00e9l\u00e9ments des sciences diverses, que lui-m\u00eame avait r\u00e9unies dans son <em>tr\u00e9sor <\/em>. Par ses soins, Dante fut initi\u00e9 d&rsquo;abord \u00e0 la connaissance des langues. Il n&rsquo;ignora pas enti\u00e8rement le grec ; et, s\u2019il n&rsquo;y fit point des progr\u00e8s assez soutenus pour lire ais\u00e9ment les textes originaux, les versions ne lui manqu\u00e8rent pas. La litt\u00e9rature latine lui \u00e9tait famili\u00e8re, et, parmi les auteurs dont la conversation journali\u00e8re peuplait sa solitude, il comptait Virgile, dont il savait l&rsquo;<em>\u00e9n\u00e9ide <\/em>enti\u00e8re, Ovide, Lucain, Stace, Pline, Frontin, et Paul Orose. Les divers idiomes romans avaient partag\u00e9 son attention ; il citait volontiers des vers espagnols, et en composait en proven\u00e7al. Il n&rsquo;est pas douteux qu&rsquo;il ne conn\u00fbt le fran\u00e7ais, dont \u00a0\u00bb la parleure passoit d\u00e9j\u00e0 pour plus d\u00e9littable \u00e0 ou\u00efr et plus commune \u00e0 toutes gens \u00a0\u00bb . Mais c&rsquo;\u00e9taient surtout les dialectes de l&rsquo;Italie qu&rsquo;il avait explor\u00e9s avec une infatigable pers\u00e9v\u00e9rance ; et la forme d\u00e9sormais fix\u00e9e de la langue litt\u00e9raire ne fut pas la moins glorieuse de ses oeuvres. La rh\u00e9torique et l&rsquo;histoire, la physique et l&rsquo;astronomie, qu&rsquo;il suivit jusqu&rsquo;aux d\u00e9couvertes les plus avanc\u00e9es des observateurs arabes, se disputaient aussi son temps. Oblig\u00e9 de choisir entre les diff\u00e9rents arts sous le titre desquels se classaient les habitants de Florence, il s\u2019\u00e9tait inscrit dans la corporation des m\u00e9decins. Cette qualit\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait pas usurp\u00e9e, et la vari\u00e9t\u00e9 de son instruction lui aurait permis de prendre sans injustice le nom de jurisconsulte.<\/p>\n<p>Sa jeunesse s\u2019\u00e9tait \u00e9coul\u00e9e parmi ces pr\u00e9parations f\u00e9condes ; la mort de B\u00e9atrix (1292) lui fit chercher des pens\u00e9es consolantes dans quelques \u00e9crits de Cic\u00e9ron et de Bo\u00ebce. Il y trouva plus : il y trouva les premiers vestiges d&rsquo;une science qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas encore atteinte, et qui l&rsquo;avait en quelque sorte attendu au terme de ses \u00e9tudes pr\u00e9liminaires : la philosophie. D\u00e8s lors, il la poursuivit dans les discussions publiques de ceux qui passaient pour philosophes et dans les \u00e9coles des religieux, dans des lectures auxquelles il se livrait avec tant d&rsquo;opini\u00e2tret\u00e9 que sa vue en ressentit une longue alt\u00e9ration, dans des m\u00e9ditations enfin que nul tumulte ext\u00e9rieur ne pouvait distraire. Les deux traductions d&rsquo;Aristote, peut-\u00eatre quelques dialogues de Platon, saint Augustin et saint Gr\u00e9goire-Le-Grand, Avicenne et le livre <em>de Causis,<\/em> saint Bernard, Richard De Saint-Victor, saint Thomas D&rsquo;Aquin, Aegidius Colonna, tels \u00e9taient les guides sur les traces desquels s\u2019acheminait avec impatience son infatigable pens\u00e9e. Pourtant, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la m\u00e9taphysique, le myst\u00e8re de la cr\u00e9ation l&rsquo;arr\u00eata longtemps et le fit se d\u00e9tourner avec pr\u00e9f\u00e9rence vers la morale. Au bout de trente mois, la philosophie \u00e9tait devenue sa ma\u00eetresse exclusive, et, pour parler son langage, la dame de ses pens\u00e9es.<\/p>\n<p>Alors il commen\u00e7a \u00e0 trouver trop restreinte la sph\u00e8re intellectuelle de Florence : il dut aller chercher, aux universit\u00e9s d&rsquo;Italie et d&rsquo;outremonts, cet \u00e9change de la parole vivante, ce bienfait de l&rsquo;enseignement oral qui, mieux que la lettre morte des \u00e9crits les plus vant\u00e9s, a le don de f\u00e9conder les esprits. Des motifs pareils avaient conduit les sages de la Gr\u00e8ce aux \u00e9coles de la Ph\u00e9nicie et de l&rsquo;\u00c9gypte. N\u00e9anmoins les \u00e9poques et les limites des voyages de Dante \u00e9chappent \u00e0 toute d\u00e9termination certaine. Plusieurs villes de la p\u00e9ninsule, Padoue, Cr\u00e9mone, Bologne, et Naples ont revendiqu\u00e9 l&rsquo;honneur de le compter au nombre de leurs \u00e9l\u00e8ves ; et les plus illustres provinces de la chr\u00e9tient\u00e9, l&rsquo;Allemagne et la France, la Flandre et l&rsquo;Angleterre, ont voulu s\u2019\u00eatre rencontr\u00e9es sur son passage. Il semble qu&rsquo;on retrouve dans ses \u00e9crits les traces d&rsquo;un itin\u00e9raire, qui passant par Arles, Paris, Bruges, et Londres, a pu se terminer \u00e0 Oxford. Mais on ne saurait r\u00e9voquer en doute son s\u00e9jour \u00e0 Paris. L\u00e0, dans la rue du fouarre, et sur le chaume o\u00f9 s\u2019asseyait la foule des \u00e9tudiants, il assista, disciple immortel, aux le\u00e7ons du professeur Sigier, qu&rsquo;il a sauv\u00e9 de l&rsquo;oubli. L\u00e0, sans doute, apr\u00e8s de longues veilles, quand il se crut en droit d&rsquo;aspirer aux honneurs de l&rsquo;\u00e9cole, il vint soutenir avec les solennit\u00e9s accoutum\u00e9es une dispute th\u00e9ologique <em>de quolibet,<\/em> o\u00f9 il r\u00e9pondit sans interruption sur quatorze questions tir\u00e9es de diverses mati\u00e8res et propos\u00e9es avec leurs arguments pour et contre par des docteurs habiles. Il lut aussi et commenta publiquement le ma\u00eetre des sentences et l&rsquo;\u00e9criture sainte, et subit toutes les \u00e9preuves requises en la facult\u00e9 de th\u00e9ologie. Admis au grade supr\u00eame, l&rsquo;argent lui manqua pour les frais de r\u00e9ception. Les portes de l&rsquo;universit\u00e9 se ferm\u00e8rent devant ses pas, comme celles de la patrie, et pour lui la science eut aussi des rigueurs. S&rsquo;il quitta Paris sans emporter le titre dont il avait \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 digne, il lui resta du moins une incontestable \u00e9rudition et l&rsquo;amour des \u00e9tudes s\u00e9rieuses : et si, comme il est permis de le penser, l&rsquo;\u00e9clat des triomphes acad\u00e9miques ne lui fut pas indiff\u00e9rent, ses voeux furent satisfaits dans la suite. Apr\u00e8s vingt ann\u00e9es de proscription (1320), blanchi par l&rsquo;\u00e2ge, entour\u00e9 de la double majest\u00e9 de la renomm\u00e9e et du malheur, on le voit soutenant, dans l&rsquo;\u00e9glise sainte-H\u00e9l\u00e8ne \u00e0 V\u00e9rone, en pr\u00e9sence d&rsquo;un auditoire admirateur, une th\u00e8se <em>de duobus elementis aquae et terrae <\/em>. Un an plus tard, quand, \u00e0 Ravenne, furent c\u00e9l\u00e9br\u00e9es ses fun\u00e9railles, Guido Novello, seigneur de Polenta, son dernier protecteur, fit placer une couronne de laurier sur son cercueil. -Dante avait donc v\u00e9cu, pour ainsi dire, une troisi\u00e8me vie, qui fut vou\u00e9e aux labeurs scientifiques, et qui eut aussi ses phases in\u00e9gales, ses jours tristes et sereins. Les passions politiques et les affections du coeur n&rsquo;avaient pas suffi \u00e0 l&rsquo;envahir tout entier : il restait en lui une large place inaccessible au tumulte des opinions et aux s\u00e9ductions des sens, o\u00f9 son intelligence se retirait, comme en un sanctuaire, et rendait \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 un culte exclusif. Et ce culte ne se renfermait pas dans les bornes d&rsquo;un seul ordre de connaissances : il embrassait la v\u00e9rit\u00e9 absolue et compl\u00e8te.<\/p>\n<p>Universalit\u00e9 du savoir, hauteur du point de vue, ne sont-ce pas l\u00e0 les deux \u00e9l\u00e9ments constitutifs de l&rsquo;esprit philosophique ?<\/p>\n<p>4 ainsi se rencontr\u00e8rent, en la personne de Dante ; ainsi se d\u00e9velopp\u00e8rent, \u00e0 la faveur d&rsquo;une triple existence, ces trois facult\u00e9s, qui, r\u00e9unies dans une certaine proportion, composent le g\u00e9nie : l&rsquo;intelligence pour percevoir, l&rsquo;imagination pour id\u00e9aliser, la volont\u00e9 pour r\u00e9aliser. Il resterait \u00e0 dire par quels myst\u00e9rieux liens elles se rattach\u00e8rent entre elles et se confondirent en une parfaite unit\u00e9 : comment trois destin\u00e9es pes\u00e8rent sur une seule t\u00eate, qu&rsquo;elles purent faire plier, mais qu&rsquo;elles n&rsquo;\u00e9cras\u00e8rent pas. -au lieu que l&rsquo;\u00e9ducation ordinaire, en donnant \u00e0 chacune de nos facult\u00e9s une culture s\u00e9par\u00e9e et souvent exclusive, les divise et les affaiblit, Dante, g\u00e9nie ind\u00e9pendant et fier, avait laiss\u00e9 les siennes cro\u00eetre et se jouer ensemble, s\u2019emprunter mutuellement leurs ressources, et quelquefois \u00e9changer leurs r\u00f4les de mani\u00e8re \u00e0 produire d&rsquo;int\u00e9ressans contrastes. Tant\u00f4t c&rsquo;est l&rsquo;homme d&rsquo;\u00e9tat qui s\u2019adresse, dans la langue des sages ou dans celle des muses, aux princes et aux peuples rest\u00e9s sourds \u00e0 la voix de leurs conseillers habituels. Tant\u00f4t c&rsquo;est le po\u00e8te qui n&rsquo;a point perdu, dans les occupations aust\u00e8res de la science, le sens d\u00e9licat des beaut\u00e9s de la nature, la promptitude des \u00e9motions g\u00e9n\u00e9reuses, une cr\u00e9dulit\u00e9 na\u00efve qui provoque le sourire : il s\u2019incline avec amour devant les classiques vertus de Caton, il a foi aux boucliers que Numa vit tomber du ciel et aux oies du capitole. Mais surtout c&rsquo;est le philosophe qui se retrouve, apportant une gravit\u00e9 religieuse \u00e0 l&rsquo;accomplissement de son oeuvre po\u00e9tique, attendant l&rsquo;inspiration dans le recueillement de l&rsquo;\u00e9tude, cachant une docte r\u00e9miniscence ou la conclusion d&rsquo;un long raisonnement sous ses images les plus hardies, pr\u00eat \u00e0 rendre raison de chaque vers \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 sa plume : ses scrupules sont all\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 vouloir expliquer <em>ex professo,<\/em> par une rigoureuse analyse logique, les sonnets et les ballades o\u00f9 sa jeune verve s\u2019\u00e9tait d&rsquo;abord essay\u00e9e.<\/p>\n<p>Fort de cette force v\u00e9ritable, qui n&rsquo;est point la roideur, qui est souple parce qu&rsquo;elle est vivante, Dante savait se pr\u00eater au gr\u00e9 du devoir et du besoin, et ramener ensuite toutes choses \u00e0 ses pers\u00e9v\u00e9rantes pr\u00e9occupations. Il n&rsquo;avait jamais estim\u00e9 que le culte des lettres f\u00fbt un sacerdoce exempt des charges publiques : il ne d\u00e9roba point ses moments \u00e0 la patrie, pour s\u2019en faire d&rsquo;\u00e9go\u00efstes loisirs. Son \u00e9loquence, ailleurs peu prodigue d&rsquo;elle-m\u00eame, se r\u00e9pandait sans regret dans les conseils de la cit\u00e9, comme ses sueurs et son sang sous les drapeaux. C&rsquo;\u00e9tait cette ambition de se multiplier en quelque sorte pour le bien g\u00e9n\u00e9ral, ordinairement confi\u00e9 \u00e0 des mains inhabiles, qui le faisait s\u2019\u00e9crier un jour, h\u00e9sitant s\u2019il accepterait une mission diplomatique : \u00a0\u00bb qui donc ira si je reste ? Et qui restera si je vais ? \u00a0\u00bb il sut ob\u00e9ir aussi aux douces exigences de la soci\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e.<\/p>\n<p>L&rsquo;amiti\u00e9 le trouvait fid\u00e8le \u00e0 ses rendez-vous ; son front m\u00e9lancolique s\u2019\u00e9claircissait dans la compagnie des femmes et des jeunes gens ; on y vantait la gr\u00e2ce de ses mani\u00e8res et la courtoisie de ses discours. Comme il ne se renfermait point dans un orgueilleux myst\u00e8re, il ne se retranchait pas non plus dans une sp\u00e9cialit\u00e9 jalouse ; il ne d\u00e9daignait pas de cultiver les arts, comme la musique et le dessin, o\u00f9 il pouvait trouver des ma\u00eetres. Cependant une temp\u00e9rance rare, une pr\u00e9sence d&rsquo;esprit qui saisissait au passage les plus fugitives occasions de savoir, une attention \u00e0 qui rien ne pouvait arracher sa proie, une m\u00e9moire enfin qui ne connaissait pas la douloureuse n\u00e9cessit\u00e9 de rapprendre, lui permettaient de poursuivre ses travaux de pr\u00e9dilection, et faisaient que le temps semblait lui mesurer des heures moins avares. Ainsi le vit-on, dans la rue principale de Sienne, pench\u00e9 sur un livre, rester impassible pendant toute la dur\u00e9e d&rsquo;une f\u00eate publique, dont il ne s\u2019aper\u00e7ut pas. -mais, comme il faut toujours que la nature humaine trahisse par quelque endroit la blessure originelle dont elle est atteinte, les belles qualit\u00e9s de Dante se d\u00e9shonor\u00e8rent quelquefois par leurs exc\u00e8s. Au milieu des luttes civiles, sa haine de l&rsquo;iniquit\u00e9 devint une col\u00e8re aveugle, qui ne sut plus pardonner m\u00eame \u00e0 l&rsquo;erreur. Alors, dit-on, dans l&rsquo;\u00e9garement de ses pens\u00e9es, il allait, jetant des pierres aux femmes et aux enfants qu&rsquo;il entendait calomnier son parti. Alors, dans une discussion philosophique, pr\u00e9voyant les objections de ses adversaires : \u00a0\u00bb ce n&rsquo;est point avec des arguments, disait-il, c&rsquo;est avec le couteau qu&rsquo;il faut r\u00e9pondre \u00e0 ces brutales doctrines. \u00a0\u00bb en m\u00eame temps, son extr\u00eame sensibilit\u00e9, quoique prot\u00e9g\u00e9e par le souvenir de B\u00e9atrix, r\u00e9sistait mal aux s\u00e9ductions de la beaut\u00e9 : le recueil de ses compositions lyriques a gard\u00e9 la trace de ses affections passag\u00e8res, qu&rsquo;il essaya vainement de voiler \u00e0 demi par d&rsquo;ing\u00e9nieuses interpr\u00e9tations. Enfin, l&rsquo;\u00e9tude m\u00eame, qui est le refuge de tant d&rsquo;\u00e2mes p\u00e9niblement tent\u00e9es, eut des pi\u00e8ges pour lui. La connaissance de soi-m\u00eame, si recommand\u00e9e par la sagesse ancienne, n&rsquo;est pas sans danger pour les grands hommes : elle les expose \u00e0 partager d&rsquo;avance l&rsquo;admiration de la post\u00e9rit\u00e9. Les amis de Dante ont regrett\u00e9 qu&rsquo;il ne leur e\u00fbt pas abandonn\u00e9 le soin de sa gloire : on souffre \u00e0 le voir empress\u00e9 pour des honneurs qui n&rsquo;\u00e9taient pas dignes de lui. Il est impossible de m\u00e9conna\u00eetre, dans ses \u00e9crits, un savoir quelquefois inopportun qui sollicite l&rsquo;applaudissement par la surprise, et des locutions volontairement obscures qui humilient la simplicit\u00e9 du lecteur. Ces fautes portent leur peine avec elles ; car, en rendant l&rsquo;auteur moins accessible, elles le privent aussi quelquefois de cette louange famili\u00e8re et pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e, qui se recueille sur les l\u00e8vres de la foule.<\/p>\n<p>-toutefois ces faiblesses, pour se faire oublier, ont un secret merveilleux : le repentir. Au XIII\u00e8me si\u00e8cle, on connaissait peu l&rsquo;art, aujourd&rsquo;hui si commun, de l\u00e9gitimer le vice par de complaisantes doctrines. On venait, t\u00f4t ou tard, demander \u00e0 la religion l&rsquo;expiation et la gr\u00e2ce, dont elle est l&rsquo;immortelle dispensatrice. Ainsi fit le po\u00e8te ; et, dans un de ses plus beaux chants, il se repr\u00e9senta lui-m\u00eame, \u00a0\u00bb les yeux baiss\u00e9s, comme l&rsquo;enfant qui reconna\u00eet ses torts, \u00a0\u00bb confessant, \u00e0 la face des si\u00e8cles rassembl\u00e9s, les \u00e9garements de sa jeunesse.<\/p>\n<p>Plus tard, il laissa pour dernier testament cet hymne \u00e0 la vierge, o\u00f9 il offrait les larmes de son coeur comme ran\u00e7on des mauvais jours qu&rsquo;il avait v\u00e9cus. Il voulut rev\u00eatir, sur sa couche fun\u00e8bre, l&rsquo;habit de saint Fran\u00e7ois. Le reste est le secret de Dieu, qui seul put concevoir tout ce qu&rsquo;il y avait d&rsquo;\u00e9trange dans ce caract\u00e8re, un des plus remarquables qui aient pass\u00e9 ici-bas. -les contemporains eux-m\u00eames ne le comprirent point. Leur \u00e9tonnement s\u2019exprima par de fabuleux r\u00e9cits, et Dante eut sa l\u00e9gende. On disait le songe proph\u00e9tique envoy\u00e9 \u00e0 sa m\u00e8re, \u00e0 la veille de sa naissance ; on affirmait la r\u00e9alit\u00e9 de ses voyages dans le royaume des morts ; on devait \u00e0 un double miracle l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de son po\u00e8me, deux fois perdu ; plusieurs jours apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 la terre, il \u00e9tait apparu, couronn\u00e9 d&rsquo;une aur\u00e9ole lumineuse. Et, s\u2019il ne fut pas permis de lui faire partager l&rsquo;encens des saints, celui des po\u00e8tes ne lui a jamais manqu\u00e9.<\/p>\n<p>Aux diverses vicissitudes politiques, po\u00e9tiques, scientifiques, par lesquelles Dante passa, correspondent trois sortes d&rsquo;ouvrages, o\u00f9 se r\u00e9v\u00e9la son infatigable activit\u00e9 : 1 le trait\u00e9 <em>de monarchia,<\/em> th\u00e9orie savante de la constitution du saint-empire, qui, rattachant l&rsquo;organisation de l&rsquo;Europe chr\u00e9tienne aux traditions de l&rsquo;ancien empire romain, allait enfin chercher les derni\u00e8res origines du pouvoir et de la soci\u00e9t\u00e9 dans la profondeur des desseins providentiels ; -2 les <em>rime,<\/em> ou compositions lyriques ; la <em>vita nuova,<\/em> confession na\u00efve de la jeunesse de l&rsquo;auteur ; et les deux livres <em>de vulgari eloquentia,<\/em> \u00e9bauche des travaux philologiques par lesquels il sut faire de la langue vulgaire, jusque l\u00e0 d\u00e9daign\u00e9e, un instrument digne de servir les plus belles inspirations ; 3 enfin, le <em>convito,<\/em> ou banquet, o\u00f9 il se propose de mettre \u00e0 la port\u00e9e du grand nombre le pain trop rare de la science, et r\u00e9pand, avec une bienveillante et libre expansion, les id\u00e9es philosophiques qu&rsquo;il rassembla dans le commerce des sages de l&rsquo;antiquit\u00e9 et des docteurs modernes. Toutefois, ce n&rsquo;\u00e9taient l\u00e0 que des pr\u00e9ludes, ou des \u00e9pisodes. L&rsquo;unit\u00e9 du g\u00e9nie devait se reproduire dans une oeuvre unique : la divine com\u00e9die fut con\u00e7ue.<\/p>\n<p>5 le cadre de la <em>divine com\u00e9die <\/em>devait \u00eatre emprunt\u00e9 aux habitudes de l&rsquo;\u00e9poque, aux exemples des anciens, ou plut\u00f4t, au pass\u00e9 tout entier de la po\u00e9sie. -la po\u00e9sie, \u00e0 sa plus haute puissance, est une intuition de l&rsquo;infini : c&rsquo;est Dieu aper\u00e7u dans la cr\u00e9ation, l&rsquo;immuable destination de l&rsquo;homme pr\u00e9sent\u00e9e au milieu des vicissitudes de l&rsquo;histoire.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi elle appara\u00eet, \u00e0 son origine, rev\u00eatue d&rsquo;un caract\u00e8re sacerdotal, se m\u00ealant \u00e0 la pri\u00e8re et \u00e0 l&rsquo;enseignement religieux ; c&rsquo;est pourquoi, dans les temps m\u00eame de d\u00e9cadence, le merveilleux demeure un des pr\u00e9ceptes de l&rsquo;art po\u00e9tique. Aussi, d\u00e8s le paganisme, les grandes compositions orientales, comme le <em>mahabarata <\/em>; les cycles grecs, comme ceux d&rsquo;Hercule, de Th\u00e9s\u00e9e, d&rsquo;Orph\u00e9e, d&rsquo;Ulysse, de Psych\u00e9 ; les \u00e9pop\u00e9es latines de Virgile, de Lucain, de Stace, de Silius Italicus ; et enfin ces ouvrages, qu&rsquo;on peut nommer des po\u00e8mes philosophiques, la <em>r\u00e9publique <\/em>de Platon et celle de Cic\u00e9ron, eurent leurs voyages aux cieux, leurs descentes aux enfers, leurs n\u00e9cromancies, leurs morts ressuscit\u00e9s ou apparus, pour raconter les myst\u00e8res de la vie future. Le christianisme dut favoriser encore davantage l&rsquo;intervention des choses surnaturelles dans la litt\u00e9rature qui se forma sous ses auspices. Les visions qui remplissent l&rsquo;ancien et le nouveau testament inspir\u00e8rent les premi\u00e8res l\u00e9gendes. Les martyrs furent visit\u00e9s dans leurs prisons par des visions proph\u00e9tiques ; les anachor\u00e8tes de la Th\u00e9ba\u00efde et les moines du mont Athos avaient des r\u00e9cits qui trouv\u00e8rent des \u00e9chos dans les monast\u00e8res d&rsquo;Irlande et dans les cellules du mont Cassin. Les troubadours proven\u00e7aux, les trouv\u00e8res de France, les meistersanger d&rsquo;Allemagne, et les derniers skaldes scandinaves s\u2019empar\u00e8rent des donn\u00e9es fournies par les hagiographes, et y ajout\u00e8rent le charme du rythme et du chant. Rien n&rsquo;\u00e9tait plus c\u00e9l\u00e8bre, au XIII\u00e8me si\u00e8cle, que les songes de sainte Perp\u00e9tue et de saint Cyprien, le p\u00e8lerinage de saint Macaire romain au paradis terrestre, le ravissement du jeune Alb\u00e9ric, le purgatoire de saint Patrick, et les courses miraculeuses de saint Bradan. Ainsi, de nombreux ant\u00e9c\u00e9dents et toutes les tendances litt\u00e9raires contemporaines s\u2019accordaient avec la foi, qui nous montre les r\u00e9gions \u00e9ternelles comme la patrie de l&rsquo;\u00e2me, comme le lieu naturel de la pens\u00e9e. Dante le comprit ; et, franchissant les limites de l&rsquo;espace et du temps pour entrer dans triple royaume dont la mort ouvre les portes, il pla\u00e7a, de prime abord, la sc\u00e8ne de son po\u00e8me dans l&rsquo;infini.<\/p>\n<p>L\u00e0, il se trouvait au rendez-vous des g\u00e9n\u00e9rations jouissant du m\u00eame horizon, qui sera celui du jugement universel et qui embrassera toutes les familles du genre humain. Il assistait \u00e0 la solution d\u00e9finitive de l&rsquo;\u00e9nigme des r\u00e9volutions sociales. Il jugeait les peuples, et les chefs des peuples ; il \u00e9tait \u00e0 la place de celui qui, un jour, cessera d&rsquo;\u00eatre patient, puisant \u00e0 son gr\u00e9 au tr\u00e9sor des r\u00e9compenses et des peines. Il avait l&rsquo;occasion de d\u00e9rouler, avec la magnificence de l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e, ses th\u00e9ories politiques, et d&rsquo;exercer, avec cette verge de la satire que les proph\u00e8tes n&rsquo;ont pas d\u00e9daign\u00e9 de manier, ses impitoyables vengeances. L\u00e0, comme un voyageur attendu \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e, il rencontrait B\u00e9atrix, qui l&rsquo;avait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de quelques jours ; il la voyait, telle qu&rsquo;il se l&rsquo;\u00e9tait faite dans ses plus beaux r\u00eaves ; il la poss\u00e9dait dans son triomphe. Ce triomphe c\u00e9leste avait peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 l&rsquo;id\u00e9e primitive et g\u00e9n\u00e9ratrice de la <em>divine com\u00e9die,<\/em> con\u00e7ue comme une \u00e9l\u00e9gie o\u00f9 viendraient se r\u00e9fl\u00e9chir les m\u00e9lancolies et les consolations d&rsquo;un pieux amour. -enfin, il se reconnaissait l\u00e0, comme au point de vue normal de toutes choses : il dominait la cr\u00e9ation, dont nul recoin obscur ne pouvait lui \u00e9chapper ; il \u00e9tait convi\u00e9 \u00e0 faire voir la prodigieuse vari\u00e9t\u00e9 de ses connaissances et la profondeur de ses aper\u00e7us ; il pouvait, po\u00e8te didactique, \u00e9baucher le syst\u00e8me entier d&rsquo;une admirable philosophie.<\/p>\n<p>Or, la philosophie, avec l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 de ses formes savantes, ne pouvait occuper qu&rsquo;un espace restreint, et ne s\u2019unissait point heureusement aux autres \u00e9l\u00e9ments du po\u00e8me : il fallait un moyen, \u00e0 l&rsquo;aide duquel elle se transform\u00e2t, et se r\u00e9pand\u00eet par une fusion intime sur tous les points de l&rsquo;ensemble. Ce moyen fut le symbolisme, proc\u00e9d\u00e9 philosophique, puisqu&rsquo;il repose sur la loi incontestable de l&rsquo;association des id\u00e9es, et \u00e9minemment po\u00e9tique d&rsquo;ailleurs. Car, pendant que la prose place imm\u00e9diatement sous le signe de la parole la pens\u00e9e propos\u00e9e, la po\u00e9sie y place des images qui sont les signes, elles-m\u00eames, d&rsquo;une pens\u00e9e plus haute. Mais l&rsquo;image destin\u00e9e \u00e0 servir ainsi de moyen terme entre la parole et la pens\u00e9e ne doit point \u00eatre choisie au hasard ; encore moins doit-elle \u00eatre compos\u00e9e de traits fantastiques capricieusement r\u00e9unis. Il faut que cette image soit prise dans l&rsquo;ordre des r\u00e9alit\u00e9s ; qu&rsquo;elle offre une fid\u00e8le analogie avec l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;elle repr\u00e9sente ; qu&rsquo;on y trouve, selon l&rsquo;\u00e9nergie originelle de ce mot, un symbole (&#8230;), c&rsquo;est-\u00e0-dire, un rapprochement. Les rapprochements de ce genre sont nombreux dans la nature. Le chant des oiseaux est le signe du jour, et la fleur nouvelle celui de la saison ; l&rsquo;ombre d&rsquo;un roseau sur le sable mesure la hauteur du soleil dans les cieux. Les po\u00e8tes des anciens \u00e2ges avaient le sentiment de ces universelles harmonies : toute chose leur apparaissait environn\u00e9e de ses rapports ; pour eux, toute comparaison \u00e9tait s\u00e9rieuse : ils professaient, comme croyances positives, les mythes auxquels ils donnaient d&rsquo;ing\u00e9nieuses interpr\u00e9tations.<\/p>\n<p>Il en est de m\u00eame, dans l&rsquo;\u00e9criture sainte : chaque \u00e9v\u00e9nement y a tout ensemble une existence r\u00e9elle et une signification figurative ; chacun de ses plus illustres personnages y remplit un r\u00f4le historique et une fonction proph\u00e9tique en m\u00eame temps. Le g\u00e9nie de Dante, nourri des traditions de la bible, devait proc\u00e9der ainsi. Les personnages qu&rsquo;il met en sc\u00e8ne sont r\u00e9els dans sa pens\u00e9e, et significatifs dans son intention ; ce sont des id\u00e9es incarn\u00e9es, des figures vivantes. Les actes qu&rsquo;il leur fait accomplir expriment les rapports des id\u00e9es au nom desquelles ils agissent. Enfin toute sa <em>divine com\u00e9die <\/em>est p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e d&rsquo;un enseignement all\u00e9gorique, qui en est la vie int\u00e9rieure. Lui-m\u00eame le d\u00e9clare, dans sa d\u00e9dicace \u00e0 Cangrande Della Scala.<\/p>\n<p>H\u00e9ritier des traditions paternelles, Giacopo Di Dante d\u00e9veloppe plus clairement encore cette intention morale du po\u00e8me, dans la pr\u00e9face du commentaire qu&rsquo;il entreprit et dont sa pi\u00e9t\u00e9 filiale garantit l&rsquo;exactitude : \u00a0\u00bb l&rsquo;oeuvre enti\u00e8re se divise en trois parties,&#8230; etc. \u00a0\u00bb les plus anciens commentateurs adoptent et reproduisent cette explication.<\/p>\n<p>6 avant d&rsquo;aller plus loin, il est temps de jeter un regard en arri\u00e8re. Nous avons vu comment le mouvement g\u00e9n\u00e9ral de transition, qui s\u2019accomplit au milieu de la soci\u00e9t\u00e9 europ\u00e9enne du treizi\u00e8me au quatorzi\u00e8me si\u00e8cle, devait se faire ressentir dans la marche de l&rsquo;esprit humain ; comment la philosophie, parvenue au plus haut point de sa p\u00e9riode scolastique, eut besoin de se populariser et de s\u2019\u00e9terniser par les chants d&rsquo;un po\u00e8te ; comment elle rencontra celui qu&rsquo;elle attendait, parmi les \u00e9l\u00e8ves de cette vieille \u00e9cole italienne, o\u00f9 le culte du vrai ne fut jamais s\u00e9par\u00e9 du culte du beau et du bien ; comment enfin les vicissitudes de la vie de Dante d\u00e9velopp\u00e8rent en lui le triple sens moral, esth\u00e9tique, et intellectuel. Ce triple germe, grandissant sous une opini\u00e2tre culture, devait porter son plus beau fruit, la <em>divine com\u00e9die,<\/em> et celle-ci, ouverte par l&rsquo;analyse, devait laisser \u00e9chapper de son enveloppe brillante et parfum\u00e9e les semences philosophiques qu&rsquo;elle contient. Ainsi, nous avons assist\u00e9 \u00e0 la naissance d&rsquo;un grand homme.<\/p>\n<p>Il nous est apparu tel qu&rsquo;une de ces divinit\u00e9s aux deux visages, que les romains adoraient, regardant d&rsquo;une part le pass\u00e9 dont il est le repr\u00e9sentant, d&rsquo;autre part l&rsquo;avenir dont il est le pr\u00e9curseur.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une nature g\u00e9n\u00e9reuse, qui rend plus qu&rsquo;elle n&rsquo;a re\u00e7u. Il r\u00e9sume une \u00e9poque et un pays, et c&rsquo;est l\u00e0, pour parler le langage scolastique, la mati\u00e8re dont il se compose ; mais il les r\u00e9sume dans une personnalit\u00e9 puissante, et c&rsquo;est la forme qui le constitue. Nous avons observ\u00e9 de pr\u00e8s la formation d&rsquo;un de ces livres qui sont immortels : leur dur\u00e9e est celle de l&rsquo;humanit\u00e9 m\u00eame, qu&rsquo;ils ne cessent pas d&rsquo;int\u00e9resser, parce qu&rsquo;ils expriment toute une phase de ses r\u00e9volutions, parce qu&rsquo;ils se rattachent \u00e0 tout ce qu&rsquo;il y a de pens\u00e9es et d&rsquo;affections immuables en elle. En signalant quelques-unes des origines de la <em>divine com\u00e9die,<\/em> nous les avons vues se perdre dans les derni\u00e8res profondeurs de l&rsquo;histoire ; mais il est surtout facile d&rsquo;y reconna\u00eetre l&rsquo;expression de toutes les pr\u00e9occupations politiques, litt\u00e9raires, scientifiques, de la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine. Enfin, dans cette oeuvre principale et dans les autres \u00e9crits qui en sont le compl\u00e9ment, nous avons aper\u00e7u la pr\u00e9sence d&rsquo;une vaste philosophie, dont l&rsquo;exposition d\u00e9taill\u00e9e va nous occuper d\u00e9sormais, et dont nous pouvons d\u00e9terminer d&rsquo;avance les caract\u00e8res g\u00e9n\u00e9raux, d&rsquo;apr\u00e8s les faits corr\u00e9latifs qui ont \u00e9t\u00e9 l&rsquo;objet de nos recherches pr\u00e9liminaires.<\/p>\n<p>Elle sera \u00e9clectique dans ses doctrines, comme le furent les plus illustres doctrines d&rsquo;alors ; po\u00e9tique par sa forme, et morale dans sa direction, comme il le fallait pour ob\u00e9ir aux habitudes nationales ; elle sera, comme l&rsquo;esprit de son auteur, hardie dans son essor, encyclop\u00e9dique dans l&rsquo;\u00e9tude qu&rsquo;elle embrasse. Car une doctrine philosophique peut se comparer \u00e0 une liqueur : le g\u00e9nie de celui qui la professe est comme le vase o\u00f9 elle est contenue, et dont elle prend la configuration. Les circonstances de temps et de lieu ressemblent \u00e0 l&rsquo;atmosph\u00e8re environnante, dont elle subit la temp\u00e9rature et dont les vents rident sa surface.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PREMIERE PARTIE CH. 4\u00a0: Vie, \u00e9tudes, g\u00e9nie de Dante. 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