{"id":108369,"date":"2016-07-24T20:00:14","date_gmt":"2016-07-24T18:00:14","guid":{"rendered":"http:\/\/vincentiens.org\/?p=108369"},"modified":"2016-07-24T20:00:14","modified_gmt":"2016-07-24T18:00:14","slug":"essai-sur-la-philosophie-de-dante-11","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/vincentians.com\/fr\/essai-sur-la-philosophie-de-dante-11\/","title":{"rendered":"Essai sur la philosophie de Dante (11)"},"content":{"rendered":"<h3>TROISIEME PARTIE CH. 2\u00a0: Rapports de la philosophie de Dante avec les \u00e9coles de l&rsquo;antiquit\u00e9, Platon et Aristote. Id\u00e9alisme et sensualisme<\/h3>\n<p>1 toutefois, l&rsquo;Asie ne pouvait \u00eatre encore pour Dante, comme elle l&rsquo;est pour nous, qu&rsquo;une contr\u00e9e voil\u00e9e des ombres du myst\u00e8re. C&rsquo;\u00e9tait sur l&rsquo;horizon de la Gr\u00e8ce qu&rsquo;il voyait se lever, pour la premi\u00e8re fois, la lumi\u00e8re de la philosophie en toute sa splendeur. Il assistait \u00e0 ses phases principales, qu&rsquo;il trouvait d\u00e9crites dans plusieurs ouvrages excellents de l&rsquo;antiquit\u00e9, mais surtout dans ceux du premier, et peut-\u00eatre du plus parfait, historien de la science, Aristote. Sans doute, la traduction de la <em>morale <\/em>par Brunetto Latini, son ma\u00eetre, l&rsquo;avait familiaris\u00e9 de bonne heure avec le Stagirite. Plus tard, deux versions compl\u00e8tes et de nombreux commentaires lui avaient permis, non seulement de p\u00e9n\u00e9trer dans l&rsquo;immense \u00e9difice de la doctrine p\u00e9ripat\u00e9ticienne, mais encore d&rsquo;en sonder scrupuleusement toutes les parties. Ces explorations f\u00e9condes n&rsquo;\u00e9taient pas sans r\u00e9sultat ; et, dans le <em>convito <\/em>seul, on trouve, outre les simples allusions, soixante et dix citations formelles de la <em>m\u00e9taphysique,<\/em> de la <em>physique,<\/em> du <em>trait\u00e9 de l&rsquo;\u00e2me,<\/em> de l&rsquo;<em>\u00e9thique,<\/em> de la <em>politique,<\/em> des diff\u00e9rents \u00e9crits dont se compose l&rsquo;<em>organon,<\/em> et de plusieurs autres moins c\u00e9l\u00e8bres. Ces r\u00e9miniscences sont, en m\u00eame temps, comme des autorit\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ombre desquelles Dante s\u2019abrite : il leur donne autant d&#8217;empire sur ses convictions que de place dans sa m\u00e9moire. Aristote est nomm\u00e9 par lui des noms les plus beaux : le docteur de la raison, le sage pour qui la nature eut le moins de secrets, le ma\u00eetre de ceux qui savent.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 temporelle, selon lui, pour vivre de longs si\u00e8cles de prosp\u00e9rit\u00e9, aurait assez de se soumettre aux deux puissances philosophique et politique, Aristote et l&#8217;empereur. Apr\u00e8s avoir exalt\u00e9 si haut les successeurs des c\u00e9sars, il leur donne, pour coll\u00e8gue au gouvernement du monde, le pr\u00e9cepteur d&rsquo;Alexandre ; il le fait asseoir, seul immortel, sur le tr\u00f4ne o\u00f9 les princes ne font que passer. Il va plus loin : et, rappelant les erreurs des philosophes des premiers temps, qui poursuivirent de leurs recherches le souverain bien, fin derni\u00e8re de l&rsquo;existence humaine, il montre cette v\u00e9rit\u00e9, entrevue par Socrate et Platon, mais d\u00e9gag\u00e9e de toutes les obscurit\u00e9s qui l&rsquo;entouraient encore, par les soins d&rsquo;Aristote. Et, comme la direction des moyens appartient \u00e0 celui qui conna\u00eet la fin ; comme les nautoniers se reposent sur la foi du pilote : ainsi, ceux qui flottent sur la mer orageuse de la vie doivent s\u2019abandonner \u00e0 la conduite du guide inspir\u00e9, que le ciel leur envoya.<\/p>\n<p>Ainsi, les destin\u00e9es scientifiques de l&rsquo;humanit\u00e9 sont renferm\u00e9es dans la doctrine p\u00e9ripat\u00e9ticienne.<\/p>\n<p>Souverainement digne de foi et d&rsquo;ob\u00e9issance, consacr\u00e9e par une adoption universelle, elle acquiert un caract\u00e8re religieux : on peut la proclamer catholique.<\/p>\n<p>En pr\u00e9sence de cette reconnaissance authentique d&rsquo;une suzerainet\u00e9, devant laquelle toute intelligence \u00e9tait oblig\u00e9e de plier, il semble que la fid\u00e9lit\u00e9 promise dut \u00eatre gard\u00e9e. On s\u2019\u00e9tonne donc, au premier abord, d&rsquo;entendre de graves t\u00e9moins classer Dante, vassal infid\u00e8le, dans des rangs contraires, et le repr\u00e9senter comme un des plus illustres disciples de Platon. Cependant, nous venons d&rsquo;apercevoir Platon compt\u00e9 parmi les pr\u00e9curseurs de l&rsquo;aristot\u00e9lisme, et assur\u00e9 d&rsquo;une haute pr\u00e9\u00e9minence sur les chefs des autres \u00e9coles. Souvent encore, Dante le mentionne avec honneur, et comme un homme excellent : il se pr\u00e9vaut de son exemple ; s\u2019il le combat, c&rsquo;est apr\u00e8s de respectueux pr\u00e9liminaires ; s\u2019il le condamne, il s\u2019empresse d&rsquo;indiquer une justification possible. On ne saurait douter qu&rsquo;il ne conn\u00fbt le <em>tim\u00e9e,<\/em> dont on avait, \u00e0 son \u00e9poque, deux commentaires principaux, l&rsquo;un, de Chalcidius, employ\u00e9 avec faveur dans l&rsquo;enseignement scolastique ; l&rsquo;autre, de saint Thomas D&rsquo;Aquin, dont nous devons d\u00e9plorer la perte. Mais surtout Cic\u00e9ron, Bo\u00ebce, saint Augustin, et quelques autres docteurs chr\u00e9tiens, dont les \u00e9crits sont encore tout p\u00e9n\u00e9tr\u00e9s des parfums de l&rsquo;acad\u00e9mie, durent exercer sur lui une action irr\u00e9sistible, et l&rsquo;attirer peut-\u00eatre, pros\u00e9lyte involontaire, aux id\u00e9es platoniciennes.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, il y a lieu d&rsquo;examiner quels \u00e9l\u00e9ments les deux grandes \u00e9coles grecques peuvent revendiquer dans la philosophie de Dante.<\/p>\n<p>2 plusieurs traits g\u00e9n\u00e9raux nous avaient paru, d&rsquo;avance, devoir caract\u00e9riser le g\u00e9nie philosophique du po\u00e8te italien ; l&rsquo;exposition d\u00e9taill\u00e9e de son oeuvre nous les a rendus ais\u00e9ment reconnaissables.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une pens\u00e9e hardie, et, naturellement, m\u00e9taphysicienne, qui se place tout d&rsquo;abord dans le monde invisible, au-dessus du temps et de la terre ; une expression m\u00e9taphorique, non par caprice, mais par syst\u00e8me, et qui s\u2019empare de toutes les images de la cr\u00e9ation, parce que toutes sont des reflets des v\u00e9rit\u00e9s \u00e9ternelles qu&rsquo;elle veut manifester ; une aspiration profonde vers deux choses, ici-bas absentes, mais qui s\u2019y peuvent reproduire, au moins en partie : la perfection, et la f\u00e9licit\u00e9. -mais ce triple essor vers le vrai, le bien, et le beau, n&rsquo;est-ce pas ce qui fait l&rsquo;honneur principal du g\u00e9nie de Platon ? Lui aussi abandonne le monde des ph\u00e9nom\u00e8nes et des apparences, la caverne o\u00f9 se dessinent de p\u00e2les ombres, pour aller contempler les r\u00e9alit\u00e9s absolues, au grand jour de la m\u00e9taphysique. Habitu\u00e9 \u00e0 ne plus apercevoir, dans les choses visibles, qu&rsquo;une repr\u00e9sentation des conceptions divines, il ne voyait, dans la nature, qu&rsquo;un magnifique langage parl\u00e9 par le tr\u00e8s-haut ; il essayait de le parler, \u00e0 son tour ; et son style s\u2019ornait de ces couleurs admirables, qui font l&rsquo;envie des po\u00e8tes. Et cependant, il d\u00e9daigne de se perdre dans des sp\u00e9culations oiseuses, ou de s\u2019oublier au bruit flatteur de ses propres discours : sa parole appelle des r\u00e9sultats positifs, et des r\u00e9formes salutaires ; toute science, pour lui, se r\u00e9sout dans la science du bien. C&rsquo;est l&rsquo;objet annonc\u00e9 de toutes ses le\u00e7ons ; et ses disciples, surpris de l&rsquo;entendre disserter, sous ce titre, de la g\u00e9om\u00e9trie et de l&rsquo;astronomie, de la gymnastique et de la musique, le comprendront enfin, quand, de ces notions vari\u00e9es, il d\u00e9gagera les lois qui doivent pr\u00e9sider au perfectionnement et au bonheur des hommes. -des facult\u00e9s, si uniform\u00e9ment assorties de part et d&rsquo;autre, donnent d\u00e9j\u00e0 lieu de s\u2019attendre \u00e0 une singuli\u00e8re ressemblance dans leurs productions.<\/p>\n<p>Entre toutes les conjectures, par lesquelles les philosophes grecs tent\u00e8rent de s\u2019\u00e9lever jusqu&rsquo;\u00e0 la connaissance de la divinit\u00e9, nulles ne s\u2019\u00e9taient rencontr\u00e9es plus heureusement que celles de Platon, si incompl\u00e8tes qu&rsquo;elles fussent, avec les r\u00e9v\u00e9lations du christianisme : elles avaient obtenu le suffrage de ses plus graves apologistes. Dante n&rsquo;avait pas le droit d&rsquo;\u00eatre plus s\u00e9v\u00e8re. Le dieu, que le disciple de Socrate adore, est d\u00e9montr\u00e9, non seulement par les forces m\u00e9caniques de la nature, mais par l&rsquo;ordre g\u00e9n\u00e9ral qui y domine. Il se con\u00e7oit donc, non seulement comme puissant, mais aussi comme intelligent et bon : il est incorporel ; il est l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 premi\u00e8re, le beau absolu, l&rsquo;un absolu, celui qui ne conna\u00eet ni changement ni repentir. Roi de la cit\u00e9 du monde, il ne se confond point avec le monde ; il demeure ind\u00e9pendant et solitaire, suffisant lui-m\u00eame \u00e0 sa b\u00e9atitude. Toutefois, \u00e0 la lueur de quelques expressions qui trahissent peut-\u00eatre le secret de l&rsquo;enseignement \u00e9sot\u00e9rique, on croit apercevoir, dans cette notion de l&rsquo;unit\u00e9 divine, un vestige du dogme de la trinit\u00e9 ; soit que le fondateur de l&rsquo;acad\u00e9mie, dans ses voyages, e\u00fbt \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 aux myst\u00e8res des h\u00e9breux ; soit plut\u00f4t qu&rsquo;il e\u00fbt recueilli les d\u00e9bris \u00e9pars des traditions primitives. Quoi qu&rsquo;il en soit, on ne saurait contester l&rsquo;importance de sa th\u00e9orie sur le verbe, dont il ignora sans doute la g\u00e9n\u00e9ration \u00e9ternelle et l&rsquo;incarnation future, mais qu&rsquo;il reconnut comme ordonnateur dans la nature, comme illuminateur dans la raison. C&rsquo;est l\u00e0 le noeud de la c\u00e9l\u00e8bre doctrine platonicienne des id\u00e9es ; c&rsquo;est l\u00e0 aussi que l&rsquo;imitation de Dante semble s\u2019\u00eatre attach\u00e9e d&rsquo;abord. A l&rsquo;origine des choses, telle que le philosophe grec la d\u00e9couvre, appara\u00eet la bont\u00e9 infinie, inaccessible \u00e0 l&rsquo;avarice et \u00e0 la jalousie, et qui voulut s\u2019entourer d&rsquo;ouvrages bons et parfaits, s\u2019il se pouvait, comme elle-m\u00eame. Ces ouvrages ne pouvaient s\u2019accomplir sans un mod\u00e8le pr\u00e9existant, dessein form\u00e9 d&rsquo;avance, parole que l&rsquo;artiste prof\u00e8re en lui-m\u00eame pour se guider en son travail, et qui n&rsquo;est autre que sa raison m\u00eame, appliqu\u00e9e \u00e0 un objet d\u00e9termin\u00e9. On peut l&rsquo;appeler aussi une id\u00e9e universelle. Cette id\u00e9e, en tant qu&rsquo;elle correspond aux diff\u00e9rentes classes d&rsquo;\u00eatres que l&rsquo;univers embrasse, se subdivise en autant d&rsquo;id\u00e9es distinctes. Les id\u00e9es jouissent d&rsquo;une r\u00e9alit\u00e9 supr\u00eame, soit qu&rsquo;elles demeurent de simples attributs de l&rsquo;entendement divin, soit qu&rsquo;elles s\u2019en d\u00e9tachent comme des \u00e9manations vivantes.<\/p>\n<p>Immat\u00e9rielles et immuables, elles pr\u00eatent leur essence \u00e0 tout ce qui passe et qui se voit ; c&rsquo;est par une constante participation \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e qui est le type de leur esp\u00e8ce, que les individus subsistent.<\/p>\n<p>Mais, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cet \u00e9l\u00e9ment de vie et de perfection, il y a, dans les individus, un \u00e9l\u00e9ment de corruption n\u00e9cessaire : l&rsquo;ouvrage ne r\u00e9alise jamais le dessein primitif, dans son int\u00e9grit\u00e9. Il en faut chercher la cause dans une force aveugle et fatale, dans ce r\u00e9ceptacle de toutes les existences, que nous nommons mati\u00e8re, que Platon suppose incr\u00e9\u00e9e, et, par cons\u00e9quent, invincible dans sa r\u00e9sistance. -or, en rempla\u00e7ant le r\u00f4le d&rsquo;ordonnateur par celui de cr\u00e9ateur, ne retrouve-t-on pas ici toutes les conceptions de Dante sur le commencement des choses : les motifs qui d\u00e9terminent l&rsquo;action du tout puissant ; l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;engendre le ma\u00eetre supr\u00eame, se r\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 tous les degr\u00e9s du monde, et soutenant par une \u00e9nergie int\u00e9rieure les plus passag\u00e8res cr\u00e9atures ; et la source de l&rsquo;imperfection plac\u00e9e dans la mati\u00e8re, cire rebelle qui se d\u00e9robe \u00e0 l&#8217;empreinte impos\u00e9e, ou plut\u00f4t, r\u00e9servoir insuffisant \u00e0 contenir tout ce que pourrait enfanter la f\u00e9condit\u00e9 infinie ? -ce dernier trait est surtout remarquable en ce que la conclusion est accept\u00e9e sans les pr\u00e9misses, et que la mati\u00e8re est suppos\u00e9e cause du mal, quoique d\u00e9pouill\u00e9e de sa pr\u00e9tendue \u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n<p>En passant de l&rsquo;ordre physique \u00e0 l&rsquo;ordre moral, les id\u00e9es se pr\u00e9sentent sous un autre aspect : elles pr\u00e9sident \u00e0 l&rsquo;origine des connaissances. La raison supr\u00eame, de qui proc\u00e8dent tous les \u00eatres, se r\u00e9v\u00e8le aussi \u00e0 toutes les intelligences, d&rsquo;abord aux g\u00e9nies sup\u00e9rieurs, \u00e0 l&rsquo;homme ensuite : elle est comme un rayon, qui effleure les sommit\u00e9s de l&rsquo;\u00e2me ; elle y fait luire les notions g\u00e9n\u00e9rales, faites \u00e0 l&rsquo;image des id\u00e9es \u00e9ternelles dont elles empruntent le nom.<\/p>\n<p>Ces notions, dans leur ensemble, constituent la raison individuelle : elles fournissent l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment scientifique, invariable, des connaissances humaines ; l&rsquo;autre \u00e9l\u00e9ment, incertain et fugitif, se puise dans les t\u00e9moignages des sens. -si tels sont les enseignements de l&rsquo;acad\u00e9mie, pouvaient-ils trouver un \u00e9cho plus fid\u00e8le que cette philosophie po\u00e9tique, o\u00f9 toute lumi\u00e8re ruisselle du sein de la divinit\u00e9 pour \u00e9clairer les contemplations des esprits bienheureux, pour r\u00e9pandre encore un dernier cr\u00e9puscule autour des tristes habitants de l&rsquo;enfer ? Les vivants n&rsquo;en sont point priv\u00e9s : ils trouvent aussi, dans le secret de leur \u00e2me, une puissance qui vient d&rsquo;en haut, qui r\u00e8gne en souveraine, et qui ne permet pas de m\u00e9conna\u00eetre la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>La moiti\u00e9 de nos destin\u00e9es est de conna\u00eetre ; l&rsquo;autre est d&rsquo;agir. Le principe de l&rsquo;activit\u00e9 est l&rsquo;amour : l&rsquo;amour remplit de sa pr\u00e9sence l&rsquo;univers entier ; il en meut les ressorts, et les fait concourir \u00e0 un admirable concert. Mais, dans l&rsquo;homme surtout, s\u2019exerce son influence. Il le r\u00e9veille par l&rsquo;attrait, le met en mouvement par la vue de l&rsquo;objet propos\u00e9, et ne le laisse reposer que dans l&rsquo;union. L&rsquo;union ne saurait \u00eatre st\u00e9rile : elle n&rsquo;engendre pas seulement des cr\u00e9atures p\u00e9rissables, mais quelquefois des d\u00e9couvertes inesp\u00e9r\u00e9es, des chefs-d&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;art, des actions g\u00e9n\u00e9reuses. Ainsi, multiforme et flexible, l&rsquo;amour ne saurait \u00eatre appel\u00e9 bon ou mauvais, en lui-m\u00eame ; il tire son m\u00e9rite de la fin o\u00f9 il nous dirige. Une inclination inn\u00e9e nous entra\u00eene aux volupt\u00e9s grossi\u00e8res ; un essor plus heureux, que l&rsquo;\u00e9tude et l&rsquo;\u00e9ducation favorisent, nous conduit \u00e0 la vertu. Cet amour est le seul que l&rsquo;\u00e2me du vrai philosophe connaisse : \u00e0 la vue de la beaut\u00e9, elle n&rsquo;\u00e9prouve point d&rsquo;impurs d\u00e9sirs ; le beau n&rsquo;est pour elle que la splendeur du vrai, l&rsquo;ombre d&rsquo;un id\u00e9al invisible vers lequel elle voudrait voler ; l&rsquo;admiration lui rend les ailes que, dans sa captivit\u00e9 terrestre, elle avait perdues. -en retra\u00e7ant ces lignes, la plume h\u00e9site : elle ne sait si les souvenirs qui la guident sont ceux du <em>Ph\u00e8dre <\/em>et du <em>banquet,<\/em> ou bien ceux de la <em>divine com\u00e9die <\/em>et du <em>convito <\/em>.<\/p>\n<p>Les analogies vont se multiplier, \u00e0 mesure que se presseront les cons\u00e9quences. Cet instinct sublime, qui conduit \u00e0 la vertu, se divise, en approchant de son terme. La vertu, unique en son essence, rev\u00eat quatre formes principales : la prudence, la temp\u00e9rance, la force, et la justice, classification devenue c\u00e9l\u00e8bre. Mais la vertu implique la fuite du mal ; et, le courage de le faire, le premier dont on ait besoin dans le combat de la vie, ne vient que du ciel. Elle implique, de m\u00eame, un effort pour l&rsquo;accomplissement du bien ; et c&rsquo;est au ciel aussi que cet effort doit aboutir. Tout homme ressent, en lui-m\u00eame, un vague d\u00e9sir, dont l&rsquo;objet encore ind\u00e9termin\u00e9 est ce qu&rsquo;il appelle du nom de bien. Or, entre les choses qui semblent satisfaire ses d\u00e9sirs, les unes ne lui laissent qu&rsquo;une joie courte et incompl\u00e8te ; les autres seules sont capables de lui faire une durable f\u00e9licit\u00e9. Il faut donc distinguer entre les biens humains ou secondaires, qui sont les qualit\u00e9s du corps et les faveurs de la fortune, et le bien souverain, qui est la perfection, telle qu&rsquo;elle peut s\u2019obtenir par la science et la vertu, telle qu&rsquo;elle existe supr\u00eame et incomparable en Dieu m\u00eame. Dieu est donc celui de qui descendent, \u00e0 qui remontent, tous les biens inf\u00e9rieurs ; celui qu&rsquo;appellent tous les d\u00e9sirs, ou plut\u00f4t tous les souvenirs, de l&rsquo;\u00e2me. Car un temps fut, o\u00f9 elle le contempla face \u00e0 face : elle jouissait de lui, avant d&rsquo;habiter la terre ; elle ne peut se rapprocher de lui qu&rsquo;en s\u2019\u00e9levant, en devenant libre et pure, semblable \u00e0 lui et agr\u00e9able \u00e0 ses yeux par cette ressemblance. Mais une si grande destin\u00e9e ne saurait s\u2019achever dans les \u00e9troites limites de la vie pr\u00e9sente. Il faut donc que, au del\u00e0 du tombeau, s\u2019ouvre la perspective radieuse de l&rsquo;immortalit\u00e9, pour \u00eatre le refuge de nos esp\u00e9rances d\u00e9\u00e7ues, le terme de nos voeux insatiables, la r\u00e9mun\u00e9ration de nos m\u00e9rites rest\u00e9s sans r\u00e9compense ici-bas. A ces hauteurs extr\u00eames, o\u00f9 le regard ne peut plus les suivre, le cygne des jardins d&rsquo;Acad\u00e9mus et l&rsquo;aigle de Florence planent encore de concert, et vont se perdre dans les m\u00eames splendeurs.<\/p>\n<p>Dieu reconnu <em>a priori <\/em>pour expliquer le monde, les id\u00e9es pour faire comprendre les r\u00e9alit\u00e9s, la raison pour dominer l&rsquo;exp\u00e9rience, la vie future pour coordonner la vie pr\u00e9sente, les v\u00e9rit\u00e9s intelligibles devan\u00e7ant dans l&rsquo;ordre logique les v\u00e9rit\u00e9s exp\u00e9rimentales, ne sont-ce pas tous les traits de l&rsquo;id\u00e9alisme ? 3 n&rsquo;oublions point cependant que Dante, en acceptant un si grand nombre de dogmes platoniciens sur Dieu, la nature, et l&rsquo;humanit\u00e9, ne pensait pas trahir la foi de son premier ma\u00eetre, Aristote.<\/p>\n<p>Si libre en effet que soit la muse dans son allure, il est impossible de ne pas apercevoir qu&rsquo;elle tra\u00eene au pied les restes d&rsquo;une cha\u00eene, dor\u00e9e sans doute, mais qui, sous l&rsquo;or, laisse deviner le fer : insignes d&rsquo;une servitude qui vient de finir. Nous voulons parler de ces termes techniques, \u00e9tonn\u00e9s de se trouver align\u00e9s en strophes harmonieuses ; de ces classifications sym\u00e9triques, o\u00f9 la pens\u00e9e se range avec une parfaite exactitude, mais o\u00f9 l&rsquo;enthousiasme n&rsquo;entre pas ; de la terminologie enfin et de la m\u00e9thode, dont jamais Dante, malgr\u00e9 ses efforts, ne s\u2019affranchit enti\u00e8rement. On y reconna\u00eet sans peine l&#8217;empreinte puissante du Stagirite, le premier qui ait cr\u00e9\u00e9 la langue de la science, et qui lui ait fait \u00e0 la fois un lexique et une syntaxe, en lui donnant la d\u00e9finition et la division pour principes constitutifs.<\/p>\n<p>Rien ne tient plus intimement au langage que les notions abstraites, qui s\u2019\u00e9vanouiraient en son absence, et qui semblent au premier abord n&rsquo;avoir hors de lui nulle r\u00e9alit\u00e9. L&rsquo;ontologie n&rsquo;est point seulement dans les mots ; mais elle n&rsquo;est pas non plus sans les mots. Dante ne recourait aux expressions d&rsquo;Aristote que pour conserver la tradition de ses id\u00e9es ontologiques ; il gardait le fil, afin de p\u00e9n\u00e9trer \u00e0 son gr\u00e9 dans le labyrinthe.<\/p>\n<p>De l\u00e0, ces consid\u00e9rations profondes sur l&rsquo;essence et la cause ; cette distinction, souvent r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, de la substance et de l&rsquo;accident, de la n\u00e9cessit\u00e9 et de la contingence, de la puissance et de l&rsquo;acte, de la mati\u00e8re et de la forme. Ces abstractions ne sont point d\u00e9nu\u00e9es de toute valeur : le genre est r\u00e9ellement dans l&rsquo;esp\u00e8ce, l&rsquo;esp\u00e8ce dans l&rsquo;individu ; elles forment comme la trame subtile, sur laquelle viennent se dessiner toutes les r\u00e9alit\u00e9s vivantes.<\/p>\n<p>Ainsi l&rsquo;a prononc\u00e9 le ma\u00eetre : ainsi l&rsquo;entend le disciple.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, il ne faudra pas s\u2019\u00e9tonner si l&rsquo;un et l&rsquo;autre r\u00e9duisent la physique enti\u00e8re au jeu de trois principes : la mati\u00e8re, la forme, et la privation. De l&rsquo;opposition de ces deux derni\u00e8res r\u00e9sulte le mouvement ; et le mouvement, dans sa vari\u00e9t\u00e9 et sa multiplicit\u00e9, produit et explique les ph\u00e9nom\u00e8nes du monde visible. Depuis les mol\u00e9cules \u00e9l\u00e9mentaires jusqu&rsquo;aux organisations anim\u00e9es, tout se meut ou par impulsion, ou par spontan\u00e9it\u00e9 : les r\u00e9volutions des astres et la g\u00e9n\u00e9ration des animaux en sont les deux plus remarquables exemples.<\/p>\n<p>Toutefois, l&rsquo;astronomie et la physiologie \u00e9taient repr\u00e9sent\u00e9es dans l&rsquo;antiquit\u00e9 par deux hommes, Ptol\u00e9m\u00e9e et Galien, dont les aper\u00e7us, plus \u00e9tendus et plus exacts, satisfaisaient mieux la curiosit\u00e9 de Dante.<\/p>\n<p>Sa confiance au Stagirite, \u00e9branl\u00e9e sur ces deux points, demeurait intacte sur les questions vraiment philosophiques : celles qui touchent \u00e0 la constitution, aux facult\u00e9s, \u00e0 la destination, de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>L&rsquo;homme, tel que la doctrine p\u00e9ripat\u00e9ticienne le d\u00e9finit, est un compos\u00e9 qui a pour mati\u00e8re le corps, et l&rsquo;\u00e2me pour forme. Mais, comme la forme ne peut subsister qu&#8217;empreinte dans la mati\u00e8re, l&rsquo;\u00e2me, bien que diff\u00e9rente du corps, ne saurait se conserver hors de lui. Ces d\u00e9ductions, qui viennent heurter le dogme de l&rsquo;immortalit\u00e9, semblent avoir tromp\u00e9 la perspicacit\u00e9 du philosophe italien : l&rsquo;\u00e2me lui appara\u00eet encore comme l&rsquo;acte constitutif, la mani\u00e8re d&rsquo;\u00eatre essentielle, de la nature humaine, bien qu&rsquo;il la con\u00e7oive s\u00e9parable et la fasse se maintenir s\u00e9par\u00e9e. Analysant ensuite les puissances qui sont en elle, ainsi qu&rsquo;Aristote, il en constate trois principales : v\u00e9g\u00e9tative, sensitive, rationnelle ; il en explique l&rsquo;unit\u00e9 et la superposition ; et, pour se faire comprendre, il emprunte \u00e0 la g\u00e9om\u00e9trie les m\u00eames similitudes. S&rsquo;il d\u00e9crit les op\u00e9rations des sens, et, particuli\u00e8rement, celles de la vue, il suit tous les traits \u00e9bauch\u00e9s par Aristote, faisant arriver la figure de l&rsquo;objet \u00e0 l&rsquo;oeil par le milieu diaphane, et de l&rsquo;oeil au cerveau par l&rsquo;impression communiqu\u00e9e. Mais, nulle part, il ne se montre plus scrupuleux imitateur que dans l&rsquo;exploration des r\u00e9gions sup\u00e9rieures de la pens\u00e9e, quand il caract\u00e9rise l&rsquo;appr\u00e9hension, l&rsquo;imagination, la m\u00e9moire ; quand il distingue l&rsquo;intellect actif, et l&rsquo;intellect passif ; quand il aper\u00e7oit des principes immuables, que l&rsquo;exp\u00e9rience n&rsquo;a point donn\u00e9s, et qui se soutiennent d&rsquo;eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>En sorte que toute connaissance suppose deux conditions accomplies : des faits per\u00e7us au dehors, une v\u00e9rit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale r\u00e9v\u00e9l\u00e9e au dedans. En sorte que, la sensibilit\u00e9 \u00e9tant le foyer des choses visibles, l&rsquo;intelligence celui des choses intelligibles, l&rsquo;\u00e2me, en qui elles se r\u00e9unissent, est l&rsquo;abr\u00e9g\u00e9 de l&rsquo;univers.<\/p>\n<p>Si le fondateur du lyc\u00e9e avait consacr\u00e9 ses m\u00e9ditations les plus laborieuses au d\u00e9veloppement de la logique, et si ce fut l\u00e0 sa premi\u00e8re gloire dans l&rsquo;opinion commune de la post\u00e9rit\u00e9, la morale avait, plusieurs fois aussi, appel\u00e9 ses recherches ; elles formaient son plus beau titre \u00e0 l&rsquo;admiration de Dante. Il y trouvait le ph\u00e9nom\u00e8ne de l&rsquo;amour, observ\u00e9 dans tous ses d\u00e9tails avec une d\u00e9licatesse \u00e0 laquelle rien n&rsquo;\u00e9chappe, mais consid\u00e9r\u00e9 plus sp\u00e9cialement sous une forme nouvelle, celle de l&rsquo;amiti\u00e9 : les circonstances dans lesquelles ce sentiment prend naissance, les proportions qu&rsquo;il exige entre ceux qu&rsquo;il unit, l&rsquo;in\u00e9vitable \u00e9go\u00efsme qui se cache \u00e0 sa racine, les fruits bienfaisants qu&rsquo;il peut porter : rien n&rsquo;\u00e9tait omis. Les autres \u00e9l\u00e9ments de la moralit\u00e9 humaine avaient aussi leur place dans cette large analyse : le plaisir, et le rapport d&rsquo;excitation mutuelle qui lie le plaisir avec l&rsquo;action, et la libert\u00e9, qui demeure constante au milieu d&rsquo;eux et qui souvent les s\u00e9pare, r\u00e9sistant \u00e0 la jouissance, allant au-devant de la douleur ; le vice, et sa division en trois cat\u00e9gories, intemp\u00e9rance, malice, et brutalit\u00e9 ; les vertus intellectuelles et morales, formant pour ainsi dire deux familles, deux vies aussi entre lesquelles l&rsquo;homme a le choix, celle de la contemplation et celle de la pratique, la premi\u00e8re plus noble, la seconde plus facile. Avec ces donn\u00e9es, il \u00e9tait permis de r\u00e9soudre le probl\u00e8me du bonheur.<\/p>\n<p>Les avantages de la sant\u00e9, de la force, de la richesse, y entraient comme conditions essentielles, mais insuffisantes : le bien v\u00e9ritable, auquel tous les autres devaient se coordonner, c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;activit\u00e9 de l&rsquo;\u00e2me exerc\u00e9e dans les limites de la vertu. Et cette activit\u00e9 vertueuse, quand elle s\u2019applique aux paisibles fonctions de la vie contemplative, donne la plus pleine mesure de b\u00e9atitude que l&rsquo;humanit\u00e9 puisse obtenir.<\/p>\n<p>Enfin, parvenu au sommet de la hi\u00e9rarchie des \u00eatres, Aristote rassemble les principaux r\u00e9sultats qu&rsquo;il a recueillis, dans sa marche ascensionnelle : l&rsquo;id\u00e9e de cause, qui appartient \u00e0 l&rsquo;ordre des abstractions ; le mouvement, qui se voit r\u00e9pandu dans l&rsquo;univers ; la r\u00e9flexion et le bonheur, qui sont le privil\u00e8ge de l&rsquo;homme. De ces r\u00e9sultats combin\u00e9s, il d\u00e9gage la notion de Dieu. Les forces m\u00e9caniques des corps supposent un moteur qui les mette en action, immobile lui-m\u00eame, et, par cons\u00e9quent, immat\u00e9riel. Il est donc forme pure, acte sans fin.<\/p>\n<p>Mais, cet acte ne saurait \u00eatre que celui de la contemplation, laquelle est aussi souverainement heureuse. Dieu donc peut se d\u00e9finir : une pens\u00e9e qui se pense \u00e9ternellement, autour de laquelle gravitent le ciel et la nature. Les lacunes et les erreurs d&rsquo;une semblable th\u00e9orie se trahissent sans peine : elle suppose l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, non seulement de la mati\u00e8re, mais du monde ; elle ne laisse au premier moteur ni providence, ni libert\u00e9, ni personnalit\u00e9 ; elle ne peut donc \u00eatre admise qu&rsquo;avec de nombreuses restrictions. Et le po\u00e8te philosophe ne l&rsquo;a pas oubli\u00e9 ; mais il lui doit des vues profondes, et des formules singuli\u00e8rement expressives.<\/p>\n<p>Or, les points que nous venons de parcourir composent, dans leur ensemble, ce qu&rsquo;on appelle, improprement peut-\u00eatre, le sensualisme p\u00e9ripat\u00e9ticien, qui fait, de l&rsquo;exp\u00e9rience acquise par les sens, la base n\u00e9cessaire, mais non pas unique, de toute science.<\/p>\n<p>4 il reste \u00e0 d\u00e9terminer comment se concilient, dans la pens\u00e9e de Dante, les enseignements rivaux de l&rsquo;acad\u00e9mie et du lyc\u00e9e, et par quel prodige nouveau, aux accents de la lyre, des querelles s\u00e9culaires se sont suspendues.<\/p>\n<p>Platon, dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;esprit humain, repr\u00e9sente l&rsquo;id\u00e9alisme, et, par cons\u00e9quent, la synth\u00e8se : il s\u2019adresse surtout aux \u00e2mes dou\u00e9es de cette merveilleuse puissance d&rsquo;intuition, qu&rsquo;on appelle aussi enthousiasme. Comme ces \u00e2mes d&rsquo;\u00e9lite sont rares et ne se succ\u00e8dent qu&rsquo;\u00e0 des intervalles irr\u00e9guliers, les traditions platoniciennes ont pu s\u2019interrompre ; d&rsquo;ailleurs, n&rsquo;\u00e9tant point rassembl\u00e9es par le lien d&rsquo;une m\u00e9thode rigoureuse, elles \u00e9taient expos\u00e9es \u00e0 se disperser, et \u00e0 se laisser absorber en d&rsquo;autres syst\u00e8mes. Aristote repr\u00e9sente le sensualisme, et, par cons\u00e9quent, l&rsquo;analyse. Son oeuvre est \u00e0 la port\u00e9e de tous les esprits laborieux ; et comme, tous les jours, il en na\u00eet de pareils, elle a pu se conserver par leurs soins et se transmettre, comme un h\u00e9ritage, entre des mains connues ; enfin, les opinions dont elle se compose, puissamment syst\u00e9matis\u00e9es, devaient demeurer ins\u00e9parables et garder leur commune ind\u00e9pendance. Le g\u00e9nie po\u00e9tique aurait donc conduit Dante aux pieds de Platon : mais il n&rsquo;avait d&rsquo;acc\u00e8s imm\u00e9diat, aupr\u00e8s de ce grand homme, que par un petit nombre d&rsquo;\u00e9crits mal interpr\u00e9t\u00e9s. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, il en retrouva les plus excellentes conceptions, modifi\u00e9es, \u00e9pur\u00e9es, dans la th\u00e9ologie chr\u00e9tienne ; il les accueillait, avec un pieux respect, sans savoir les ramener \u00e0 leur origine et nommer leur auteur. Au contraire, d\u00e8s qu&rsquo;il franchit le seuil de l&rsquo;\u00e9cole, il y vit immuablement assise l&rsquo;autorit\u00e9 du Stagirite ; il re\u00e7ut ses le\u00e7ons, par des interpr\u00e8tes sans doute, mais qui se donnaient pour tels, et n&rsquo;aspiraient qu&rsquo;au m\u00e9rite de la fid\u00e9lit\u00e9 : il dut s\u2019incliner devant tant d&rsquo;honneurs, et subir une influence \u00e0 laquelle rien ne r\u00e9sistait. Il y avait place, en lui, pour toutes les admirations justes, parce qu&rsquo;elles ne sont jamais incompatibles. Sans doute, le disciple de Socrate et le pr\u00e9cepteur d&rsquo;Alexandre ont rempli l&rsquo;histoire du bruit de leurs controverses, et l&rsquo;on ne saurait nier que l&rsquo;exag\u00e9ration de leurs pr\u00e9occupations dominantes ne les ait conduits \u00e0 de graves dissentiments. Mais rien aussi n&rsquo;est, en apparence, plus oppos\u00e9 que l&rsquo;analyse et la synth\u00e8se, qui se personnifient en eux ; et cependant, rien ne s\u2019accorde mieux, dans l&rsquo;harmonie g\u00e9n\u00e9rale de la science. Ils se placent aux deux points de vue contraires, et, pour ainsi dire, aux deux p\u00f4les du monde intellectuel ; mais un axe commun les r\u00e9unit, et ils jouissent du m\u00eame horizon. Leurs dogmes, r\u00e9duits \u00e0 des expressions plus mod\u00e9r\u00e9es, se compl\u00e8tent et se soutiennent mutuellement. Il serait m\u00eame permis de dire que les <em>id\u00e9es,<\/em> qui sont la clef de vo\u00fbte de l&rsquo;\u00e9difice acad\u00e9micien, touchent de pr\u00e8s aux <em>formes <\/em>p\u00e9ripat\u00e9ticiennes. L'(&#8230;), dans ces dialogues o\u00f9 elle est magnifiquement c\u00e9l\u00e9br\u00e9e, prend souvent le nom d'(&#8230;) ; elle devient <em>forma,<\/em> en se traduisant en latin. Si l&rsquo;id\u00e9e est, \u00e0 la fois, type et cause ; la forme est aussi, tout ensemble, l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment par lequel les choses sont connues, et celui par lequel elles subsistent. Il n&rsquo;est pas prouv\u00e9 que Platon ait assign\u00e9 aux id\u00e9es une existence distincte des objets qui y participent, et de l&rsquo;entendement divin en qui elles r\u00e9sident. Aristote reconna\u00eet la pr\u00e9sence de ses formes, dans les objets qu&rsquo;elles modifient et dans l&rsquo;esprit qui les abstrait. Dante semble avoir compris ces analogies, quand il s\u2019efforce de rapprocher, par des emprunts alternatifs, les deux philosophes grecs. Son intention conciliatrice s\u2019annonce, d&rsquo;une mani\u00e8re plus claire encore, lorsqu&rsquo;il les fait appara\u00eetre tous deux dans les Champs-\u00c9lys\u00e9es, plac\u00e9s \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de son enfer, et qu&rsquo;il les montre, l&rsquo;un, entour\u00e9 d&rsquo;hommages, comme le ma\u00eetre de ceux qui savent ; l&rsquo;autre, assis \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, et partageant avec lui la royaut\u00e9 de l&rsquo;intelligence.<\/p>\n<p>Il avait donc rencontr\u00e9, peut-\u00eatre \u00e0 la faveur de la distance, cette position propice tant cherch\u00e9e par les \u00e9clectiques alexandrins, o\u00f9 l&rsquo;on voit s\u2019intersectionner et se confondre les tendances diverses de l&rsquo;id\u00e9alisme et du sensualisme. Du reste, ses relations avec la philosophie ancienne paraissent s\u2019\u00eatre restreintes dans les limites que nous venons de tracer. S&rsquo;il combat l&rsquo;\u00e9picur\u00e9isme, c&rsquo;est surtout celui qui r\u00e9gnait \u00e0 son \u00e9poque ; et il ne conna\u00eet qu&rsquo;imparfaitement, par les livres de S\u00e9n\u00e8que, la morale du sto\u00efcisme, qu&rsquo;il exalta sans mesure en la personne de Caton.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>TROISIEME PARTIE CH. 2\u00a0: Rapports de la philosophie de Dante avec les \u00e9coles de l&rsquo;antiquit\u00e9, Platon et Aristote. 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