Louise de Marillac, Lettre 0115: à Monsieur l’abbé de Vaux

Francisco Javier Fernández ChentoÉcrits de Louise de MarillacLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Louise de Marillac .
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(à Paris)

Ce 8 février (1641).

Monsieur,

Votre charité a pris la peine de marquer le dernier article de notre règlement I que je vous renvoie afin, s’il vous plaît, de le réformer en la manière que vous jugerez bon être. Pardonnez-moi, Monsieur, si je prends cette liberté et aussi celle de vous dire que, si vous ne vous êtes point purgé, que vous m’obligeriez extrêmement de m’employer à vous rendre le petit service de vous préparer le médicament, que je pense devoir être du poids de trois écus* de séné* infusé toute nuit dans une bonne décoction de racines rafraîchissantes et apéritives, et y ajouter une demi-once* de bonne casse* mondée* avec une once* de sirop de fleurs de pêcher. (L’apothicaire de céans * m’en a fait avoir de bon) ou à ce défaut, autant de sirop de roses pâles. Mais je crois qu’il faut que la douleur que vous donne la fluxion soit passée, ou au moins qu’il y ait sept jours qu’elle ait commencé, de crainte d’en émouvoir* d’autre. Que direz-vous de moi, Monsieur, qui fais ainsi la suffisante ? C’est la liberté que votre bonté me donne qui me fait aussi croire que votre charité ne le trouvera point mauvais, puisque je suis, Monsieur, Votre très humble fille et obéissante servante.

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