Louise de Marillac, Lettre 0023: à ma Sœur Élisabeth Martin

Francisco Javier Fernández ChentoÉcrits de Louise de MarillacLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Louise de Marillac .
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l’une des Filles de la Charité (à Angers)

(1640).

Ma bonne Sœur,

Que je compatis à vos peines ! Je voudrais que vous les adoucissiez par une pensée continuelle que vous êtes en l’état que Dieu vous veut ; et puis, vous ne vous soucieriez point si vous êtes à charge, si vous ne travaillez pas comme vous voudriez bien, ainsi vous rejetteriez toutes ces pensées qui vous empêchent d’être toute selon le cœur de notre bon Dieu, et peut-être aussi vous empêchent de guérir.. Pensez donc que Dieu veut que vous soyez gaie et en paix parmi toutes vos peines, et que je suis souvent auprès de vous à vous dire: ma chère Sœur, souvenez-vous que vous avez été une autre fois en l’état auquel vous êtes; et puis, Dieu vous a donné la santé, quand il a voulu que vous le servissiez. Je me plains de ce que vous ne m’avez pas écrit une seule fois de votre main depuis que je suis partie, faites-le, si vous le pouvez; mais mandez-moi bien franchement vos peines, je lirai et entendrai bien tout.

Je salue toutes nos Sœurs, encouragez-les bien dans votre affliction et me croyez, Ma Sœur, Votre Sœur et meilleure amie.

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