Jean-Gabriel Perboyre, Lettre 060. A Jean-Baptiste Torrette, C.M., à Macao

Francisco Javier Fernández ChentoÉcrits de Jean-Gabriel Perboyre0 Comments

CRÉDITS
Auteur: Jean-Gabriel Perboyre .
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Surabaya, le 15 juillet 1835.

Monsieur et très cher confrère,

La grâce de N.S. soit toujours avec nous.

Quoique j’espère avoir dans peu le plaisir de vous embrasser, je profite de l’occasion que nous offre le départ d’une jonque chinoise, pour vous prévenir de l’arrivée pro-chaine chez vous de trois nouveaux missionnaires. L’un d’eux vous est déjà connu, puisque c’est ce J.G. Perboyre qui a été ordonné prêtre avec vous et qui a demeuré à Saint-Flour. Les deux autres sont deux jeunes confrères qui n’ont pas encore fait les vœux, mais qui feront deux bons missionnaires.

Le premier est prêtre depuis dix-neuf mois et en a dix-sept de vocation. Il s’appelle Gabet, du pays et ancien élève de M. Rameaux. Le deuxième, s’appelle Perry, du diocèse de Saint-Dié. Il a vingt-deux mois de vocation, mais il n’est que diacre, son départ n’ayant pas été décidé assez tôt pour qu’il fût prêtre avant. Si nous fussions passé par Manille, où nous ne passerons pas, il y aurait été ordonné avant de passer outre.

Vous trouverez en nous trois dociles enfants, disposés à tout.

Pour moi en particulier très heureux de combattre sous vos drapeaux, je me livre à vous sans réserve. Je travaillerai sous le confrère que vous voudrez, j’irai où vous voudrez, même dans la Tartarie et au-delà. Ce sera assez que vous puissiez tirer de moi quelque parti.

Il paraît que nos supérieurs vous laissent pleinement libre sur la destination de votre pauvre serviteur.

Nous nous portons bien tous les trois. J’ai beaucoup de lettres pour vous et les autres confrères de Chine, mais comme je ne sais si l’occasion est assez sûre, je les garde. Il n’y avait rien de bien neuf à notre départ ni à Paris, ni à Saint-Flour. On avait reçu vos dépêches de septembre ou octobre.

Nous sommes partis du Havre le 21 mars, sur l’Edmond, qui a porté M. Baldus, et nous sommes arrivés le 26 juin à Batavia, où nous sommes passés sur le Royal-George, navire anglais, qui s’est chargé de nous conduire à Macao. Ce qui nous retarde, c’est que ce nouveau navire a été obligé de venir prendre un chargement à l’autre extrémité de Java, à Surabaya, où nous sommes arrivés hier et où nous serons environ un mois ; puis il nous faudra bien une vingtaine de jours pour le trajet jusqu’à Macao.

En attendant que je puisse vous embrasser avec M. Danicourt, M. Ly etc., croyez-moi votre très obéissant, affectionné et respectueux,

J.G. Perboyre i. p. d. l. m.

Suscription : Monsieur Torrette, Prêtre et Procureur de la Congrégation de la Mission à Macao — Chine.

Lettre 60. — Maison-Mère, original 49.

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