Jean-Gabriel Perboyre, Lettre 052. A M. Martin, son ancien élève

Francisco Javier Fernández ChentoÉcrits de Jean-Gabriel PerboyreLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean-Gabriel Perboyre .
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Paris, le 2 janvier 1835.

Mon cher Monsieur Martin1,

Votre lettre m’a fait un trop sensible plaisir pour que je ne tâche pas d’y répondre un petit mot. Oui, votre souvenir m’est bien cher, ainsi que celui de tous mes anciens enfants. Je ne vous ai jamais oubliés devant le Seigneur, et je me crois bien dédommagé quand je pense que vous avez la charité de lui adresser pour moi de ferventes prières. Je réciproque bien sincèrement vos souhaits de bonne année : soyez tous saints, devenez de plus en plus parfaits et Celui qui peut faire infiniment plus que nous ne désirons ou concevons, ne manquera pas de vous procurer la possession du véritable bonheur.

Vous persistez donc toujours dans votre premier dessein ; vous êtes donc toujours plein d’ardeur pour les missions étrangères. J’espère que les obstacles que votre vocation rencontre ne serviront qu’à l’éprouver davantage et à l’affermir de plus en plus. Il ne faut pas s’étonner de l’opposition des parents. Priez Notre-Seigneur de changer leur volonté, de vous faire connaître et accomplir la sienne. Tout tourne à bien pour ceux qui ne cherchent que Lui. Pour ne pas manquer une vocation telle que celle à laquelle vous aspirez, il faut par-dessus tout travailler à devenir saints. Si Deus pro nobis quis contra nos !

M. Expert2 sera bientôt rétabli. Il fait déjà retentir l’infirmerie de sa nouvelle voix ; hier il a chanté plusieurs fois l’Adeste fideles3.

Adieu, mon cher ami, priez pour votre très affectionné serviteur,

Perboyre i. p. d. l. m.

Lettre 52. — Maison-Mère, copie 42.

  1. M. Martin est mort doyen de Massiac, Cantal. (note de M. Baros).
  2. Expert (Jean), C.M., prêtre, né à Albepierre, diocèse de Saint-Flour, le 15 décembre 1811 ; reçu au séminaire à Paris le 6 décembre 1833 ; y fit les vœux le 28 février 1837 ; décédé à Montdidier le 15 février 1863.
  3. M. Expert, compatriote de M. Martin, avait une belle voix. (note de M. Baros).

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