Jean-Gabriel Perboyre, Lettre 034. A son Frère Antoine, au Puech

Francisco Javier Fernández ChentoÉcrits de Jean-Gabriel PerboyreLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean-Gabriel Perboyre · La source : Lettre 34. — Maison-Mère, original 26..
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Paris, 23 mars 1833.

Mon très cher frère,

On dirait que vous boudez, tant on a de peine à vous arracher une lettre. Voyons, écrivez-moi quelques mots. Dites-moi si vous avez tiré au sort, si vous y êtes tombé ou non, quel parti vous avez pris pour ne pas devenir soldat, comment vont notre cher père, notre chère mère. Notre sœur Antoinette nous en a donné d’assez bonnes nouvelles. Tâchez de leur donner de la satisfaction par votre docilité, vos égards envers eux et par votre bonne conduite. Je ne saurais trop vous recommander, mon cher frère, de remplir exactement vos devoirs de religion. Réconciliez-vous de temps en temps avec Dieu par une bonne confession, N’imitez pas les autres jeunes gens qui ordinairement abandonnent le service de Dieu et se comportent mal. N’ayez pas trop d’attachement pour les biens de la terre. N’oubliez pas que l’affaire du salut est l’affaire dont on doit s’occuper avant tout, par dessus tout et toujours. Que servirait à l’homme de gagner l’Univers s’il perdait son âme ?

Nous avons un frère et une sœur dans le ciel, il faut aller les y joindre. Mais il n’y a que la vertu et la sainteté qui y conduisent. Telle vie telle mort !

Jacques et moi nous nous portons bien.

Mes respects à M. le Curé.

Bien des choses à Jeanneton, à notre beau-frère, à tous nos parents.

Nous embrassons Papa et Maman de tout notre cœur.

Votre très affectionné frère,

J.G. Perboyre

Notre adresse est :

MM. Perboyre à Paris, rue de Sèvres n° 95.

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