Ephémérides: 9 décembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1806. À Rome, Pie VII confirme le choix de Claude-Joseph Placiard comme vicaire général, succédant à M. Brunet. Le document pontifical a soin de préciser que ses pouvoirs sont ceux qui ont été indiqués dans le bref du 13 mai. Autrement dit : du vicaire général, M. Placiard n’a que le titre ; la fonction reste toujours entre les mains de M. Sicardi. “Dans ces conditions, répondra en substance M. Placiard, je démissionne !” Enfin, au mois de juin 1807, Rome, révoquant les textes antérieurs, rétablira l’unité de gouvernement dans la double famille de saint Vincent1.

1827. À Paris, est reçu au séminaire interne Jean Brands. C’est le premier hollandais qui entre dans la Compagnie. L’année suivante, Jean Brands s’embarquera au Havre pour aller renforcer en Amérique du Nord, la petite équipe de notre confrère, Mrg Rosati, – alors coadjuteur de la Nouvelle-Orléans. Ordonné prêtre à Sainte-Marie-des-Barrens, le premier Lazariste hollandais travaillera, malgré une santé précaire, pendant vingt-sept ans, sur ce soi d’Amérique qui garde sa dépouille2.

1856. Une épidémie de choléra éclate au Matto Grosso (Brésil) ; cinquante Filles de la Charité s’offrent au Directeur pour aller soigner ces contagieux. I1 en désigne cinq qui partiront avec deux Missionnaires.

1870. L’évacuation de l’Hospice d’Ivry est décidé à cause de l’avance des ennemis sur Paris. A la Salpêtrière, on refuse les 600 femmes qui finalement échouent aux Incurables (Laennec), trente Sœurs resteront là à leur service. Douze autres partent aux ambulances : 23 retourneront à Ivry où dans les locaux inoccupés, on a placé 2 000 blessés. Douze autres Sœurs partent encore à l’ambulance d’Alfort.

1937. À Paris, vers les 9 heures du matin, à son pupitre de la Procure générale, M. Ernest Hertault meurt brusquement. Il est tombé à son poste, ce poste qu’il occupa pendant trente-quatre ans de sa vie sacerdotale, après avoir donné cinq années de ministère à son diocèse d’origine — Tours — et dix ans à trois séminaires de France… Une vie et une âme ne se résument pas dans une image. Et pourtant, à ce seul nom d’Ernest Hertault, qui ne reverrait son bureau ? Ouvrez la porte : vous êtes saisi ! L’entassement des livres et des papiers sur les meubles, sur les chaises et sur le plancher ressemble à un chevauchement universel qu’un cataclysme apocalyptique aurait figé. Vous en voyez émerger, sur un corps trapu, un front crépu ; et, bien que vous vous y attendiez, vous sursautez un peu, comme si vous étiez accueilli par un bouledogue… Mais M. Hertault n’est pas dans ces apparences ; il est derrière elles. M. Hertault, c’est le travailleur méticuleux, méthodique à sa manière, qui ne supporte pas qu’un papier reste sans date. M. Hertault, c’est la serviabilité qui a épousé la prudence, et qui ne redoute pas de s’imposer pour les autres de fastidieuses démarches dans les bureaux des ministères et des agences où, d’ailleurs, il est fort estimé. M. Hertault, c’est la fidélité au devoir jusqu’à la mort, pour l’amour de Dieu et pour le service de la petite Compagnie3.

  1. Coste : La Congrégation de la Mission p. 100 ; Actes du Saint-Siège, pp. 178-180.
  2. Annales, t. 102, pp. 645-661.
  3. Annales, t. 103, pp. 223-227.

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