1676. Signature du contrat entre la Compagnie des Filles de la Charité et le Roy, mettant les Soeurs en service à l’Hôtel des Invalides. Mansart les consulta sur le plan des infirmeries des 250 ou 300 hospitalisés. Elles sont une trentaine pour l’ensemble de la Maison qui reçoit 2 000 invalides. Elles ont la responsabilité de la cuisine, de l’apothicairerie, de la lingerie, du garde-meuble, des infirmeries jour et nuit.
1829. À Paris , à la Chambre des Députés, discussion sur l’existence légale des Lazaristes. Mouvementé, le débat dure quatre heures. Enfin, grâce à l’intervention du ministre des Affaires ecclésiastiques, Mgr Feutrier, évêque de Beauvais, – la Chambre à la presque unanimité, se déclare pour l’existence de la Congrégation1.
1880. À Plaisance , parait le premier numéro du «Divus Thomas»2. La savante revue théologique, fondée par notre confrère M. Albert Barberis, commence dès lors une belle carrière et sera bientôt chaleureusement encouragée par Léon XIII et par les Supérieurs généraux.
1923. À Paris , de nombreuses Filles de la Charité viennent, prier près de la dépouille de M. Meugniot, décédé la veille. De sa Bourgogne natale, terre pourtant de saint Bernard et de Bossuet, M. Meugniot n’hérita pas l’éloquence, mais ce bon sens qui, de 1873 à 1879, lui permet de gouverner avec prudence le séminaire de Saint-Pons. Les vingt années suivantes, il les passe à Shanghai comme procureur et comme visiteur. Aux fonctions financières, il avait été préparé par les premières années de son sacerdoce passées aux côtés du martial M. Mailly, alors procureur général. M. Meugniot a laissé son nom en Chine : à Shanghai, au moins jusqu’en ces dernières années, il y avait, en effet, le «Marché Meugniot». En 1899, le visiteur de Chine est rappelé à Paris et succède à M. Jules Chevalier dans ses fonctions d’assistant et de directeur des Filles de la Charité. Son action près de ces dernières fut facilitée par sa parenté avec sainte Catherine Labouré, et aussi par le fait que de cette tante privilégiée, il reproduisait la simplicité et l’humilité, la pureté et la candeur3.
1933. À Paris , mort de M. Joseph Giordano. Italien de naissance, — il vit le jour le 30 janvier 1862, dans le diocèse de Naples, — la vie fit de lui un Brésilien, puis un Parisien. Avant même son ordination, M. Giordano était au Brésil : il y passera plus d’une vingtaine d’années d’enseignement ou de missions. En 1907, il est à Rome pour un entr’acte de quatre ou cinq ans ; il y compose, en portugais, un manuel de missions : la vente de cette oeuvre ne lui donna pas l’occasion de s’enrichir. En 1911, pour prendre en mains l’oeuvre italienne de la capitale, M. Giordano devient Parisien et le restera jusqu’à sa mort, sauf pendant les deux ans qu’il va s’occuper de ses compatriotes à Alexandrie. A la Maison-Mère, M. Giordano se signale «par sa charité, sa régularité et un flegme aimable teinté d’originalité»4.







