Ephémérides: 7 janvier

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1849. À Massaouah, ilôt de la Mer Rouge, sur la côte d’Erythrée, Mgr Justin de Jacobis reçoit la consécration épiscopale. Rarement sacre fut plus émouvant. Le consécrateur, Mgr Massaïa, est un évêque capucin, qui a été chargé de fonder la mission des Gallas, au-sud de l’Ethiopie. A plusieurs reprises, il a essayé, sans y réussir, d’atteindre le territoire que Rome lui confie. Ses séjours à Massaouah, séjours clandestins à cause de l’évêque schismatique d’Ethiopie, lui ont permis d’apprécier les vertus de Justin de Jacobis. Poussé par sa légitime admiration et aussi par les besoins religieux de l’Abyssinie, Mgr Massaïa a demandé à Rome l’autorisation de faire de Justin de Jacobis un évêque. Le Saint-Siège a consenti. Mais il a fallu près d’un an et demi pour que cesse la résistance opposée par la farouche humilité de notre Bienheureux confrère aux perspectives de l’épiscopat… Les troupes d’Oubié, roi du Tigré, ayant massacré les musulmans d’Abyssinie, le gouverneur turc de Massaouah qui redoute les représailles des musulmans de l’ile, a donné l’ordre aux Européens de se retirer en mer, sur des barques… C’est dans cette atmosphère de troubles que va se derouler le sacre. Pour parer à tout danger, Mgr Massaïa a obtenu que quelques soldats turcs montent la garde près de la maison où vont s’accomplir les rites consécratoires. Il est minuit passé… Trois caisses rapprochées forment l’autel du consécrateur. Une autre, sur le côté, celui du consacré. Deux caisses couvertes d’une étoffe rouge, servent de trônes. Un seul pontifical, une seule crosse, qui passent alternativement des mains de Mgr Massaïa à celles de Mgr de Jacobis. Deux prêtres éthiopiens, Abba Emanot et Abba Gebra, comme assistants, et sur toute cette pauvreté, la grande richesse de la grâce et une souveraine sérénité1.

1866. Dix Sœurs partent pour le Chili.

1954. Dans une prison communiste de Shanghaï, mort de M. Joseph Lassus. Cette mort par fidélité à sa foi catholique est loin d’être en désaccord avec son noble caractère fait de droiture et d’énergie. Il est vrai que M. Joseph Lassus naquit dans le Béarn, entre Pau et Lourdes ; c’était le 16 mars 1894 ; dans son berceau, il trouvait donc les qualités d’une race généreuse. Le sacerdoce qu’il reçut en 1924, eut en son âme un riche terrain d’éclosion. A Cuvry, dont, avec M. Halinger et M. Girard, il fut l’un des pionniers, – surtout à partir du moment où l’économat lui fut confié, – il a laissé un grand souvenir. Et ce n’est pas sans un secret déchirement qu’en 1932 il quitta la Lorraine pour la Chine où l’attendait le travail de la Procure. Si, un jour, les détails concernant sa fin, nous sont mieux connus, ils ne pourront que rendre plus saisissante la ggrande âme de Joseph Lassus, mort en prison, pour le Christ2.

  1. Baeteman, , « Le Bx J. de Jacobis », pp. 110-119. Cf. Procès-verbal du Sacre, par, Mgr Massaïa, Annales, t. 77, p. 526.
  2. « Entre Nous » (bulletin Amicale Cuvry), avril 1954.

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