Ephémérides: 5 mars

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1651. L’Entretien de saint Vincent avec nos Premières Soeurs porte sur la confession. Entre autres choses il attire l’attention sur ce point : « Épargner sur le bien des Pauvres pour se l’approprier, est-ce un péché ? — Oui, mon Père. — Ah ! Dieu ! mes Soeurs, c’est un sacrilège et se l’appliquer à soi-même, je ne crois pas qu’une seule parmi vous tombe dans ce péché… » Une des Premières Soeurs fait aussi la remarque suivante : « une raison d’apprendre à se bien confesser, c’est que nous ne pourrions pas l’enseigner aux Pauvres, ni même aux écolières dans les écoles, si nous ne le savions bien faire nous-mêmes ».

1653. Sainte Louise écrit à Soeur Jeanne Françoise à Étampes, Fille de la Charité, Servante des Pauvres malades et orphelins qui est restée seule pour s’occuper des petits enfants dont les parents ont été tués aux alentours : «Continuez, je vous prie, en servant les chers Pauvres avec grande douceur, respect et cordialité, regardant toujours Dieu en eux.»

1762. À Paris , clôture de la 13 e Assemblée générale. Ses trente-six membres tinrent neuf sessions. Après avoir élu M. Jacquier comme Supérieur général, par trente et une voix contre trois, l’Assemblée fit peu de décrets. Elle demanda au nouveau successeur de saint Vincent de rappeler à la Compagnie les moyens de garder l’esprit primitif, à savoir : la séparation d’avec le monde et l’exacte observance des Règles et des Voeux1.

1897. Départ pour Fort-Dauphin de trois Filles de la Charité qui seront aidées par 4 jeunes filles « missionnaires laïques ». La Province est érigée en 1902 et en 1963, 48 Soeurs malgaches formées par nos Soeurs s’unissent totalement à la Compagnie.

1900. À la Maison-Mère , reconnaissance des reliques de François-Régis Clet, en vue de sa béatification. M. Fages, vicaire général de Paris, M. Léon Forestier, vice-postulateur de la Cause, M. l’abbé Peuportier, procureur fiscal, avec le concours de deux médecins, procèdent, en la salle des reliques, à la vérification d’authenticité. Une partie des restes, peu considérables, du futur bienheureux, a été réservée pour le Souverain Pontife. Une vertèbre du cou, celle qui fut brisée par la strangulation, sera exposée après la béatification. Les autres ossements sont de nouveau scellés dans un coffre de cuivre doré pour être placés plus tard sous l’autel dédié au futur bienheureux2.

1934. À Paris , mort de M. Martin Meut. On est tenté de dire le « pittoresque » M. Meut. Il le fut en effet, comme professeur : ses anciens élèves d’Angoulême, de La Rochelle et le Dax ont gardé le souvenir de ses classes déridantes et des bons mots que M. Meut aimait à répéter, comme par exemple, en droit canon : «Il est interdit aux clercs de chasser avec meute.» Pittoresque aussi dans les services, que, une fois placé à la Maison-Mère en 1898, M. Meut a rendus, et en particulier aux oeuvres de la Sainte-Trinité et de la Sainte-Agonie. Pittoresque enfin, il l’a été jusque dans sa candide sainteté ; c’est sans doute ce qui permit à un confrère exprimant la pensée de tous, au lendemain de la mort de M. Meut de dire : «Il est mort hier soir à 9 heures et demie ; il est parti au ciel dans un train de luxe et y est arrivé à 9 heures et demie exactement, car il n’avait rien à expier au purgatoire»3.

1956. À Alger , mort de M. Albert Brulant. Né à Avesnes-le-Sec, près Valenciennes, il était diacre, quand il entra dans la petite Compagnie, le 18 mars 1903. L’année suivante, il partait pour la Chine, et, pendant près d’un demi-siècle, il travailla au Kiangsi. Dans l’autobiographie qu’il écrivit à la requête des autorités communistes, M. Brulant a résumé ainsi sa carrière mis-sionnaire : «Ma vie en Chine a été fort simple, travaillant surtout dans l’enseignement et parmi les livres. Je ne regrette pas les quarante-sept ans que j’y ai passés. J’en remercie Dieu de tout coeur en le priant de rendre heureux ce grand pays et ce bon peuple que j’ai tant aimé.»4.

  1. Circulaires , II, pp. 6-15
  2. Annales , t. 65, pp. 145-146.
  3. t. 99, pp. 515 sq.
  4. Annales , t. 121, pp. 25-35.

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