Ephémérides: 31 juilliet

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1634. Pour la troisième fois, les douze premières Sœurs sont réunies pour la Conférence dont Louise de Marillac assure le compte rendu. Le tout premier règlement qu’explique Monsieur Vincent de Paul met l’accent sur l’oraison « le centre de la dévotion », sur la charité fraternelle « le bâtiment ne durera pas si vous ne vous entr’aimez les unes les autres », sur le rendre compte dans une communication avec la responsable. Vie spirituelle et vie de service sont intimement liées. « C’est aller à Dieu que de servir les pauvres et vous devez regarder Dieu en leurs personnes ». La fonction de Sœur Servante est instituée dès ce jour, comme un des moyens d’accomplir fidèlement le Dessein de Dieu. (C)

1671. De Paris, M. Alméras date une courte lettre dans laquelle il annonce qu’à Lyon vient de s’ouvrir un séminaire interne. Les postulants, au nombre de trois ou quatre, sont confiés à M. Grégoire. Quant à la subsistance de cette nouvelle œuvre, M. Alméras avoue que la maison de Lyon où les Prêtres de la Mission sont installés depuis 1668, est trop pauvre pour s’en charger. Mais le supérieur général a raison d’ajouter : «Il faut espérer que la Providence de Dieu y pourvoira.» Et, en effet, deux ans après cette lettre, en 1673, le sieur Mascranni de la Verrière, prévôt des marchands de Lyon, cédera à la Compagnie une maison sise sur la colline de Fourvière. C’est là que, le 27 mars 1773, le bienheureux François-Régis Clet sera admis dans la petite Compagnie (1).

1675. Mère Mathurine Guérin, Sœur servante de l’hôpital d’Angers depuis 1674, rédige un long mémoire sur ce qui s’est vécu en l’hôpital depuis la fondation par Mademoiselle Le Gras en 1639, en se basant sur les souvenirs de trois anciennes, Sœur Claude Carré, Sœur Marguerite Lavalle et Sœur Barbe Rouelle. Elle détaille ensuite le travail de chacune des Sœurs, travail souvent excessif. Le nombre des Sœurs sera augmenté : en août elles seront 22 dans la communauté. (C)

1852. Une petite troupe de 40 missionnaires (Lazaristes et Filles de la Charité) s’embarquent au Havre pour le Brésil (cinquante jours de traversée).

1860. À Aligadé, en Éthiopie, en plein désert, sous une chaleur torride, Mgr Justin de Jacobis, premier vicaire apostolique d’Abyssinie, se sent à bout de forces. Pour éviter que sa présence n’y déchaîne une lutte fratricide, provoquée par Salama, l’évêque schismatique, il a fui de Massaouah, — au climat terrible — vers la côte, avec deux de ses prêtres. Depuis plusieurs jours, ils marchent. Ils sont parvenus jusqu’aux environs d’Aligadé ; mais l’évêque, physiquement, n’en peut plus. Lui dont la vie, depuis qu’il a commencé de prêcher des missions dans sa province italienne, s’accompagnait de merveilles surnaturelles, il guérit encore l’un de ses compagnons de route. Et il annonce que dans deux heures, lui-même, il va mourir. Après avoir fait ses suprêmes recommandations à ses prêtres ; après avoir reçu l’extrême-onction, les yeux fixés sur le crucifix, et assis comme un combattant qui se repose et non pas allongé comme un malade, il prononce ces mots : «Dieu vient». Et il meurt. Pendant vingt ans, il a enduré les pires souffrances, et à cause de ces croix courageusement supportées, il a converti douze mille hérétiques, fondé plusieurs postes de missions, ordonné vingt prêtres indigènes, parmi lesquels le bienheureux martyr Ghébré Michaël. Réalisant à la lettre la mort souhaitée par saint Vincent de Paul à ses fils, il aurait pu, si un passant, était alors venu lui demander : «Qui donc, pauvre prêtre, t’a réduit à une telle extrémité ?» répondre : «C’est la charité !» (2).

1876. À Saint-Walfroy, se déroule la première retraite sacerdotale. Tout en travaillant, depuis huit ans, à la restauration du pèlerinage sur la célèbre montagne ardennaise, notre confrère, M. Flagel a été poursuivi par l’idée si vincentienne de la sanctification du clergé. Les prêtres de cette région sont loin de Reims, la ville archiépiscopale ; alors M. Flagel a mûri son projet, et aujourd’hui il a la joie d’inaugurer ces importants exercices que, treize ans durant, lui-même prêchera (3).

1) Circulaires, t. I, p. 115.
2) Baeteman : Le bienheureux Justin de Jacobis, pp. 161-167, Annales, t. 100, p. 755.
3) Annales, t. 89, pp. 214-215.

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