Ephémérides: 30 janvier

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CREDITS
Author: Jean Gothier, C.M. · Source: Encyclopédie Vincentiennne.
Estimated Reading Time:

En 1874, à Rome , Pie IX décerne à l’oeuvre de la Très Sainte Trinité le titre d’Archiconfrérie, par le Bref Expositum est Nobis1. L’oeuvre qu’a fondée Marie Pellerin pour le soulagement des âmes du Purgatoire, et qui, par une suite de circonstances providentielles, s’était comme placée, en 1857, entre les mains du père Etienne, voit confirmées et élargies les indulgences que l’Eglise lui a déjà accordées. Archiconfrérie pour le diocèse de Paris, son siège canonique est la chapelle de la Maison­Mère des Prêtres de la Mission.

En 1877, à la Maison-Mère, mort de Soeur Catherine Gest, Supérieure de la Compagnie de 1763 à 1766. Dans ses circulaires, elle insiste particulièrement sur le Service des Pauvres : « On s’épargne à l’égard des Pauvres le soins de les servir soi-mêmes »… « Affliger le Pauvre, c’est affliger le coeur de Dieu »…  » Procurons l’instruction des Pauvres ». (R)

En 1905, meurt à Paris , un confrère qui, en même temps que grand formateur d’âmes sacerdotales, fut un très utile écrivain : M. Edouard Rosset, né à Conches, au diocèse d’Evreux, en 1831. La presque totalité de son activité fut consacrée aux grands séminaires : vingt ans à Angoulême, sept à Evreux, et, de 1885 à 1901, il fut supérieur à La Rochelle. Parmi la demi-douzaine de publications dont M. Rosset est l’auteur, il faut retenir sa Vie de M. Jean-Baptiste Etienne et ses Notices bibliographiques sur les écrivains de la Congrégation de la Mission. Un autre de ses ouvrages eut un succès particulier. On lui avait demandé de composer un Manuel de piété à l’usage des séminaires dirigés par les Prêtres de la Mission. C’est d’ailleurs sous ce titre qu’en 1895 parut le travail de M. Rosset. Et dès 1896, un manuel à l’usage des séminaires d’Italie fut imprimé. Mais l’auteur se crut dispensé d’indiquer que ses seize chapitres n’étaient que la traduction des seize chapitres de M. Rosset. Quelle belle preuve de réussite pour notre confrère !2.

En 1910, à Paris , c’est un missionnaire d’un zèle intrépide qui, à l’âge de quatre-vingt-un ans, entre dans le repos bien gagné : M. Aimé Bodin. Il commença par être vicaire à Amboise et Tours. Mais il rêvait d’évangéliser les pays païens. Et on ne voulait pas le laisser entrer dans la Congrégation de la Mission. Alors, pour montrer qu’il ne craignait pas la pauvreté qu’on lui présentait comme un épouvantail, il convoqua, un jour, chez lui, tous les pauvres du quartier et leur commanda de prendre tout ce qu’ils trouveraient dans son appartement. Les fils de la misère ne se firent pas prier ; tout fut emporté. Mais la permission de se faire Lazariste ne fut pas accordée à l’abbé Bodin. Du coup, comme sa famille avait regarni son logis, M. Bodin convoqua sa bonne équipe de déménageurs, les pauvres… Alors, ou le laissa entrer chez saint Vincent. En fait de pays païens, il évangélisa pendant un demi-siècle, les diocèses de Périgueux et d’Orléans. Son caractère aimable et surtout son esprit de foi donnaient succès à des moyens qui, chez d’autres, auraient manqué leur but. Et, sans éloquence extraordinaire, M. Bodin a laissé des traces profondes, partout où il est passé3.

En 1922 , les Supérieurs de la Province de Tchécoslovaquie , nouvellement créée, se réunissent à Nitra : à la naissance de ce pays en 1918, se trouvaient sur son territoire, principalement en Slovaquie, 32 maisons de Filles de la Charité qui avaient appartenu d’abord à la Province autrichienne de Graz, puis à celle de Hongrie. 298 Soeurs y travaillaient dans 7 hôpitaux, 14 écoles et 11 maisons de Charité. Il fut décidé que la Maison Provinciale serait à Trnava. Un Séminaire fut ouvert le 15 août 1922. Grâce à l’aide de nos Soeurs des Etats-Unis, une maison mieux adaptée put être acquise à Ladce, près de Trencin et le 1er août 1924, la Maison Provinciale s’y transporte. Elle y reste jusqu’en 1950 où elle a été évacuée « manu militari ». La Province comptait en ce temps-là 58 maisons, 981 Soeurs et 90 Soeurs au Séminaire. En août 1950 les Soeurs de classe sont déportées et toutes les maisons d’éducation confisquées. La même chose se produira pour les Soeurs hospitalières et pour les autres au cours des six années suivantes : les Soeurs doivent se rendre soit en camps de concentration, soit en camps de travail, soit en usine. Les Supérieurs Provinciaux et quelques dizaines de Soeurs sont emprisonnés pour plusieurs années à différentes reprises jusqu’en 1968. La plupart des Soeurs de Slovaquie transférées en Bohême reprennent au fur et à mesure le soin des vieillards, des enfants handicapés mentaux dans les établissements d’Etat. En 1969, la Maison provinciale est installée à Mendrika (Moravie). Réouverture du Séminaire. 18 Maisons paroissiales sont établies en Slovaquie… Mais en 1972 de nouveau, déportations, camps de concentration… (R)

  1. Répertoire Historique C.M., p. 91 ; et Acta apostolica , pp. 211-212.
  2. Annales t. 70, pp. 268-272.
  3. Annales , t. 75, pp. 288-292.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *