Ephémérides: 29 mai

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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En 1647, saint Vincent déclare à nos Premières Sœurs : “II ne faut pas de retardement en ce qui concerne le Service des Pauvres… “Vous quittez l’oraison ou la lecture ou vous perdez le silence pour assister un pauvre, oh ! sachez mes filles, que faire tout cela c’est Le servir.… “Quelle consolation a une bonne Fille de la Charité de penser : “Je vais assister mes pauvres malades, mais Dieu agréera cela au lieu de l’Oraison que je devrais faire à présent” et de s’en aller gaiement où Dieu l’appelle.”(R)

En 1651, à Fort-Dauphin, Charles Nacquart, épuisé par ses dix-sept mois d’apostolat dans le sud de la grande île, meurt, sans l’assistance d’un prêtre, Nicolas Gondrée l’ayant précédé dans la mort. Aux quelques colons qui l’entourent en ses derniers instants, Charles Nacquart fait d’ultimes recommandations et demande à être enterré sur le terrain destiné à l’église dont il avait posé la première pierre le 2 février précédent. Malgré la brièveté de son ministère, Charles Nacquart avait réussi à baptiser soixante-dix-sept Malgaches et à convertir plusieurs protestants; il avait ainsi préparé ses premiers membres à l’Église dont l’édification demandera encore à saint Vincent le sacrifice de tant de ses fils (1).

En 1658, Saint Vincent parle de la condescendance et du support mutuel : “Si Dieu vous fait la grâce de vous supporter l’une l’autre, ce sera un paradis commencé… Supporter et condescendre, c’est un paradis sur terre”.(R)

En 1950, à Lille, au séminaire académique, mort de M. François Agnius. Le 19 février 1872, à Haubourdin, il entrait dans une famille chrétienne sur laquelle, à quatre reprises, le Maître de la Moisson allait jeter son appel à un plus haut service. Trois de ses frères seront prêtres : Maurice, le Lazariste, qui mourra à Beyrouth, Edouard qui entrera aux MissionsEtrangères et sera massacré en Mandchourie en 1900 ; Paul qui restera au diocèse et quittera le ministère actif en 1950. De tous ces élus, François est le deuxième. Aux séminaires de Solesmes et de Cambrai, il est formé par M. Sudre et par M. Villette, avant d’entrer en la Compagnie en 1894. Là, François Agnius retrouve son frère Maurice, mais aussi son cousin, Henri Turbelin que le bon Dieu allait rappeler à Lui, le 8 mai 1895. Ordonné prêtre, le 4 juin 1898, François Agnius inaugure, à l’Ecole apostolique de Loos sa fonction de formateur de futurs prêtres, fonction qui, de Loos, le conduira à Ingelmunster dont il sera le supérieur aimé, pendant quatorze ans. De là, il ira remplir le même rôle à Beaupréau jusqu’en 1930 où il revient gouverner l’école de Loos pendant trois ans. Alors, fatigué par l’âge, il va, jusqu’à sa mort, collaborer à la direction spirituelle des abbés du séminaire académique de Lille. Ame chantante qui savait, aux jours des fêtes de famille, s’exprimer en des vers joliment tournés, M. François Agnius a apporté au travail de la formation sacerdotale, pendant cinquante-deux ans, toute la force de son âme et toute la tendresse de son grand cœur (2).

En 1952, à Hangchow, le gouvernement militaire prononce contre l’archevêque, Mgr Deymier, une sentence de bannissement perpétuel. Les crimes qui, parmi beaucoup d’autres, sont reprochés à l’accusé, sont d’avoir « institué la société réactionnaire de la Légion de Marie», d’avoir publié des 7 mandements réactionnaires » et d’avoir « caché un prêtre contre-révolutionnaire » (3).

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(1) Notices, III, pp. 93-110.
(2) Annales, t. 117, pp. 420-440.
(3) Annales, t. 117, p. 462.

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