Ephémérides: 28 mai

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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Pensée de saint Vincent : “C’est une très belle dévotion de dire le chapelet, particulièrement aux Filles de la Charité qui ont tant besoin de l’assistance de Dieu pour avoir cette pureté qui leur est si nécessaire”.(R)

En 1675, au camp de Gibelone, Louvois ratifie le contrat signé le 17 mai précédent par son frère l’archevêque de Reims, et M. Edme Jolly, déterminant les fonctions des Prêtres de la Mission à l’Hôtel Royal des Invalides. Ils seraient douze et rempliraient toutes les fonctions curiales. Entre autres avantages matériels, chacun d’eux recevrait en plus de son traitement, chaque année, un muid (environ 268 litres) de vin et deux minots de sel (1).

En 1920, à Viétri-sul-Mare, en Italie, mort de M. Jules Fayollat, secrétaire particulier du Très Honoré Père Verdier. Ce qu’il y a de remarquable dans ce confrère qui ne vécut que trente-huit ans, c’est l’énergie avec laquelle il travailla, malgré une santé plus que précaire. Déjà, en 1905, on avait hésité, pour cette raison, à admettre aux vœux ce jeune homme de vingt-trois ans que le diocèse de Grenoble offrait à la Compagnie, comme il lui avait donné le bienheureux Clet. M. Louwyck, directeur des études, redoutant pour M. Fayollat le climat parisien, le fit ordonner prêtre le 9 juin 1906. L’autorité le confia à M. Misermont qui, avec M. Peters et M. Catteau, s’en allait en Sicile prendre la direction du séminaire de Piazza Armérina. Malgré le mauvais état de son estomac et de son cœur, malgré aussi le visiteur apostolique, Mgr Pérosi, qui, en 1907, le trouvait un peu jeune pour être directeur de séminaire, M. Fayollat restera en Sicile pendant huit ans. Les vacances en France lui donnaient assez de force pour reprendre chaque année ses cours de philosophie et d’histoire ; et ses qualités d’âme et d’esprit lui assuraient un vrai rayonnement sur les séminaristes qui l’admiraient. La fermeture du séminaire de Piazza, occasionnée par la guerre, vaut à M. Fayollat le poste de secrétaire particulier du P. Villette d’abord, puis du P. Verdier. A la discrétion — sans laquelle il n’est pas de secrétaire, — il joignait la prudence et l’habileté. Il écrivait couramment le latin, l’italien, l’espagnol et l’anglais ; et de quelque langue qu’il se servît, il donnait à son style cette onction et cette aménité qui plaisent aux destinataires. M. Fayollat a entremêlé à ses travaux de secrétaire de nombreuses prédications de retraites. Au début de 1920, de plus grosses fatigues l’obligèrent à se reposer. Il se crut ensuite assez fort pour accompagner le T.H. P. Verdier dans son voyage à Rome. Et comme, en Italie, sa lassitude parut plus grande encore, le Supérieur général lui conseilla d’aller se reposer chez les Sœurs de Viétri-sul-Mare qu’il connaissait et où il avait déjà été soigné. C’est là qu’en quelques jours, la mort l’emporta (2).

En 1933, béatification de sainte Catherine Labouré. (R)

 En 1943, sont victimes des bombardements : Sœur Donati (25 ans, 5 de vocation) à la Maison Saint-Joseph de Livourne et deux autres Sœurs de l’orphelinat de la même ville. (R)

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(1) Burnand : L’Hôtel Royal des Invalides, p. 180.
(2) Annales, t. 85, pp. 450-458.

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