Ephémérides: 28 décembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1622. À Lyon, à huit heures du soir, François de Sales meurt, dans sa cinquante-sixième année d’âge et la vingtième de son épiscopat. M. Vincent, qui a pu approcher et apprécier l’évêque de Genève, lors de son séjour à Paris de novembre 1618, au 13 septembre 1619, éprouve, à l’annonce de cette mort, une peine immense1.

1832. À Paris, en l’église Saint-Roch, Mgr de Quélen prononce un émouvant discours en faveur des enfants que le choléra a rendus orphelins. De la part de l’archevêque de Paris, c’est là une action héroïque : en effet, chassé de la capitale par les passions politiques, il s’était retiré au château de la Croix Saint-Leufroy, dans le diocèse d’Evreux. Mais dès que l’épidémie a éclaté dans Paris, Mgr de Quélen n’a écouté que son grand cœur, et on a vu cet archevêque si calomnié se pencher sans rancœur au chevet des malades de l’Hôtel-Dieu et pénétrer dans les lieux où le mal sévit. La plupart du temps, il est, dans ses visites, accompagné de M. Jean-Baptiste Etienne, alors procureur général de la Mission. Le futur supérieur général va d’ailleurs seconder admirablement l’archevêque dans le fonctionnement de l’Œuvre des Orphelins de Saint-Vincent de Paul ; cette œuvre a été fondée à l’appel de Mgr de Quélen dont le cœur s’est ému à la vue de tant d’enfants que la terrible épidémie a privés de leurs parents. C’est précisément pour solliciter la charité publique en faveur de cette œuvre que l’Archevêque a décidé de prendre la parole aujourd’hui, en la fête des Saints-Innocents… Mais n’est-ce pas là un acte officiel de ministère pastoral qui risque de déchaîner à nouveau la fureur de ses ennemis ?… Ses amis, et M. Etienne est du nombre, ont essayé de l’en convaincre. Mais le sort des orphelins préoccupe bien plus l’archevêque que sa propre personne… A l’heure fixée, toute la haute société parisienne se presse dans l’église Saint-Roch. En une file impressionnante, les voitures stationnent jusqu’aux Tuileries. Mais, mêlés à l’assistance, il y a des visages sinistres et des hommes qui ont reçu l’ordre de poignarder l’archevêque… Cependant, les amis veillent : M. Etienne lui-même, vêtu en simple laïque, circule dans l’assemblée… Mais bientôt, la cause qu’il plaide met sur les lèvres de Mgr de Quélen une telle éloquence que la haine est désarmée… La quête rapportera trente-trois mille francs, soit près de quatre millions d’aujourd’hui. Et l’archevêque de Paris a reconquis sa liberté d’action2.

1844. Les Sœurs prennent la charge des orphelins à Mustapha Supérieur à Alger. Ils seront 400 en 1850 et on ouvre une classe externe pour les enfants du village. Une Sœur assure la visite des Pauvres. En 1868. une section reçoit 52 petites arabes devenues orphelines par suite de la famine et 15 autres arrivent de la casbah. Une section sociale s’ouvrira pour les aveugles. Sœur Chavanne demande et obtient la location d’une terre de 1000 hectares pour installer les jeunes ménages que fondent les anciens orphelins. (R)

  1. Hamon : Vie de saint François de Sales, t. II, p. 312. Coste I p. 163.
  2. Rosset : Vie de M. Etienne, pp. 77-82 ; d’Exauvillez : Vie de Mgr de Quélen, p. 117.

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