Ephémérides: 27 février

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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En 1656, Monsieur Vincent dit au Conseil de la Compagnie : « Tant que la Compagnie gardera cet esprit d’humilité, de bas sentiments de soi-même, elle se conservera, mais dès qu’elle s’élèvera, elle se perdra et Dieu ne répandra plus ses grâces sur elle. C’est pourquoi il faut se donner à Dieu pour aimer le mépris pour soi et pour la Compagnie ».

Dans les Règles primitives, saint Vincent recommande une exacte pauvreté : « Les Soeurs se feront grande conscience de ne pas bien ménager l’argent et les autres choses qu’elles ont en maniement pour l’usage des Soeurs (et des Pauvres) se représentant que ce serait pécher contre la vertu de pauvreté qu’elles ont promis de pratiquer dès qu’elles ont pris l’habit et le nom de Servantes des Pauvres. »

En 1859 , à Montpellier , où il est professeur d’écriture sainte, depuis le mois de juillet précédent, M. Antoine Fiat prononce les Vœux (1).

En 1916 , à Paris , mort de M. Joseph-Marie Angéli. C’est dans un petit village de Corse au joli nom d’Aïti qu’il naquit, le 15 janvier 1840. Sa pieuse enfance et son désir d’être prêtre le conduisirent au Petit Séminaire d’Ajaccio. Là, un jour, il vit et entendit un évêque missionnaire ; il se déclara prêt à le suivre. Il passe deux ans chez les Oblats de Marie, à Marseille ; mais la mort, coup sur coup, de son père, de sa mère, de son oncle curé et de sa soeur aînée, semblent affecter sa santé ; on le renvoie dans sa Corse natale. Ordonné prêtre à Ajaccio, il professe au Petit Séminaire, pendant cinq ans. A ce moment son Supérieur, promu évêque d’Ajaccio, prend M. Angéli comme secrétaire, et, vers 1877, le fait chanoine titulaire. Notre futur confrère jouit de la considération de tous, tant et si bien qu’un beau jour ses compatriotes, sans l’en avertir, l’élisent Conseiller général. Il en remplit d’ailleurs les fonctions avec conscience. Ayant toujours au fond du coeur son idée missionnaire, et — par-dessus le marché — se voyant menacé de devenir évêque d’Ajaccio, il vient frapper à la porte de Saint-Lazare. Ce qui l’attire chez saint Vincent, c’est son attrait pour les missions, mais aussi le fait que la Vierge Marie nous ait confié la diffusion de la Médaille Miraculeuse. M. Angéli a quarante-quatre ans quand il entre au Séminaire. Après son année de probation, il va enseigner l’Ecriture sainte à Cambrai où il prononce ses voeux, le 27 novembre 1886. Mais la Maison-Mère convoite ce confrère aux riches qualités, et le voilà, en 1894, sous-assistant de Saint­Lazare. Ses journées vont être partagées désormais entre le confessionnal et sa table de travail. Son confessionnal attire une clientèle variée, depuis les pauvres jusqu’aux très grandes dames. Dans leur esprit, sa direction grave des sentences au style personnel : «La peine de vivre sans plaisir vaut bien le plaisir de mourir sans peine .» Ou encore : «Le ciel est bien haut ! Mais l’enfer est si chaud ! » A sa table de travail, M. Angéli occupe ses loisirs à composer la multitude d’opuscules qui font de lui l’écrivain le plus fécond de la Petite Compagnie jusqu’à ce jour. Non pas qu’il ait été démangé par une banale vocation de «plumitif», mais parce qu’il était convaincu que, par sa plume, il pourrait atteindre davantage d’âmes. Il a écrit ainsi au moins cent cinquante opuscules sur des sujets de piété. C’est une oeuvre de vulgarisation religieuse que, par souci d’apostolat, M. Angéli a voulu faire. C’est à ce point de vue qu’il faut se placer pour apprécier son immense travail. A la mort du Frère Génin, en 1894, M. Angéli avait pris en main l’oeuvre de ce charitable pourvoyeur des Missions ; c’est l’ OEuvre du Bx Perboyre (2).

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1) Annales , t. 114-115, p. 9.
2) Annales , t. 81, pp. 320-334 et 575 sq. ; t. 59, p. 499

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